[Débats] Adrien Abauzit : Archidiacre ou Architruqueur ? Examen d’une dérobade

Le Youtubeur anonyme – assumer ses idées publiquement, à visage découvert, et sous son nom, est un courage que tout le monde n’a pas – Archidiacre m’a honoré d’une vidéo pour « répondre à ma réplique ».

Refusant ma proposition de débat, il préfère employer toute une série de procédés fallacieux qui visent principalement non à répondre à mes arguments, mais à dénigrer ma personne et peut-être même, truquer les débats :

Voyons donc les méthodes qu’il emploie :

  1. La dissimulation de l’argumentation adverse: Alors que j’avais pris soin de citer l’intégralité de son texte, Archidiacre ne cite le mien que par courts lambeaux, si bien qu’au final son public en ignore sa substance. Pire, la plupart du temps, il ne cite que de très brefs extraits de ma toute première vidéo, où fatalement je suis moins précis qu’à l’écrit. En somme, Archidiacre ne restitue pas mon argumentation. Le procédé est commode… Ainsi, son public ne sait pas à quoi il doit répondre, ni s’il y a répondu. Le lecteur appréciera.
  2. La désinformation par la fabrication d’une argumentation imaginaire: Une fois encore, Archidiacre m’invente des arguments que je n’utilise pas ! C’est proprement aberrant. En conséquence, bien souvent, il ne répond pas à mon argumentation, mais à celle qu’il m’invente en dehors de toute rationalité (3 min 33, 3 min 51, 4 min 34, 5 min, 10 min 50, 11 min 12, 11 min 17, 25 min 35, 26 min 20, 29 min 27, 30 min 08).
  3. Le hors-sujet: Archidiacre pratique allégrement le hors-sujet, tout en cherchant à en tirer partie (5 min 10, 5 min 16). Cela permet de « répondre à côté »…
  4. La dénaturation de l’argumentation adverse: Archidiacre tronque mes arguments (10 min 57, 19 min 31).
  5. Le sophisme: Archidiacre compare par exemple des choses sans rapport pour tenter d’en tirer argument (11 min 35, 30 min 10). Cela permet aussi de « répondre à côté »…
  6. L’approximation ou l’erreur doctrinale: Archidiacre attribue un caractère magistériel à plusieurs textes qui de toute évidence ne sont pas magistériels (4 min 19, 5 min 16, 14 min 53, 20 min 33), ce qui retire toute valeur à plusieurs de ses arguments.
  7. Le détournement de sens d’un texte du Magistère: Archidiacre détourne le sens d’un texte magistériel, faisant ainsi dire à Pie XII ce qu’il ne dit pas (20 min 10, Evangeli Praecones). Je suis sûr qu’Archidiacre reconnaîtra son erreur auprès de son public, fera amande honorable et ne la commettra plus à l’avenir.
  8. L’interprétation personnelle de textes conciliaires: Archidiacre fait des interprétations personnelles de textes conciliaires qui à cette heure ne sont pas celles de la secte conciliaire (12 min 37, 21 min 02, 28 min 58).
  9. La dénaturation du débat: Archidiacre dénature la problématique posée (14 min 21).
  10. L’évacuation du problème de fond: Archidiacre n’aborde pas (esquive ?) la question de fond, qui est celle de la prétendue compatibilité entre la mystique païenne amazonienne panthéiste pachamamienne et la foi catholique (15 min 11).
  11. Archidiacre persiste dans le jugement téméraire: Archidiacre continue à se faire juge de mes intentions[1] (12 min), ne tenant pas compte des affirmations magistérielles en la matière, citées dans ma première réponse.
  12. La calomnie gratuite: Certaines attaques d’Archidiacre sont odieuses tant elles frôlent la calomnie (13 min 04, 30 min 14). Est-ce là la fameuse charité dont aiment nous parler les conciliaires ?
  13. Les attaques personnelles: Archidiacre s’attaque à ma personne par tout une série d’attaques ad personam purement gratuites (7 min 34, 11 min 12, 11 min 17, 17 min 37, 21 min 07, 29 min 10, 29 min 17, 30 min 05).

Essayons de rester collé à la vidéo d’Archidiacre.

1 min 57 : Archidiacre nous dit qu’un « texte catholique doit toujours être lu dans un sens favorable ». Précisément, le texte en question n’est pas catholique.

2 min 15 : Archidiacre cite l’encyclique Romani Pontificis Provida (1477) pour dire que « toute proposition qui contient un sens douteux doit toujours êtes comprise selon le sens qui conduit à une affirmation vraie ».

En l’espèce, le sens de Querida Amazonia n’est pas douteux. Athanasius Schneider ou la FSSPX (à demi-mots pour cette dernière[2]) ont eux aussi relevé le paganisme et le panthéisme du texte.

3 min 10 : Archidiacre prétend que je « sélectionnerais » un clerc qui va dans mon sens. Athanasius Schneider n’est pas clerc, mais je reconnais cependant qu’il prend parfois des positions de bon sens.

3 min 33 (désinformation par fabrication d’une argumentation imaginaire) : « Il faut apprendre à Adrien que ce n’est jamais la parole du théologien qui a le plus de poids et le plus de garantie dans la vérité, mais celle du Magistère », nous dit ce cher Archidiacre.

Cet argument sort tout droit de son imagination : je répète depuis plusieurs années maintenant que le Magistère, qui est infaillible, prime sur les théologiens, qui eux ne le sont pas.

Archidiacre trompe-t-il ou se trompe-t-il ?

3 min 51 (désinformation par fabrication d’une argumentation imaginaire) : « Une troisième erreur est de dire qu’un terme que le Magistère n’a jamais employé auparavant ou qui peuvent avoir plusieurs sens, voire même un sens hérétique, ne pourrait pas être employé par le pape ».

Archidiacre dénature mon propos et m’invente une fois encore un argument que je ne tiens pas.

Je n’évoque pas la question du « terme qui a plusieurs sens, voire hérétique ». Et je ne dis pas qu’un terme encore non employé, ne peut pas, in fine être employé par le pape.

J’écris précisément que, plus que le mot, la notion de Cosmos – qui implique très souvent le panthéisme, par exemple chez des philosophes païens – n’est pas reprise à son compte par le Magistère. Archidiacre en convient lui-même puisqu’il n’a pas trouvé de texte à m’opposer.

4 min 19 (erreur doctrinale) : Archidiacre cite un discours de Pie XII du 23 mars 1958 adressé aux Italiens originaires des Marches résidant à Rome, qu’il oppose à un texte infaillible de Pie XI, l’encyclique Maximam Gravissimamque. Il semble opposer ces deux textes comme deux textes du Magistère, et explique que le mot « laïcité » a un sens différent dans chacun des textes.

Ceci n’est pas très sérieux. Le discours de Pie XII n’est pas un enseignement en matière de foi et de mœurs imposé à l’Eglise universelle, dès lors, ce n’est pas un texte du Magistère ordinaire.

Le lecteur s’apercevra qu’Archidiacre commet ce type d’erreur à plusieurs reprises.

4 min 34 (désinformation par fabrication d’argumentation imaginaire, sophisme, erreur doctrinale): « Une quatrième erreur est de croire qu’un texte délivré par le pape ne peut jamais avoir de sens équivoque, ni être mal interprété ».

5 min 00 : « Le Magistère n’a jamais dit que tous ses textes étaient parfaits ou sans aucune subtilité, qui pouvait être mal comprises. Adrien ne peut qu’inventer cette règle ».

Nouvel argument inventé de toute pièce, qui ne correspond pas à ce que j’écris.

Toute personne non formée peut bien entendu mal interpréter un texte du Magistère, il serait absurde de prétendre le contraire. Si un texte du Magistère est mal interprété, ce n’est pas parce que celui-ci est équivoque, mais parce que son lecteur est mal formé ou a été inattentif.

Pour être exact, citant Léon XIII[3], j’oppose à Archidicadre que le Magistère est explicite (page 4 de ma réponse). Et pour cause, le Magistère est l’explicitation de la Révélation.

Cela implique – je ne pensais pas devoir le préciser – que le Magistère est clair et non-équivoque pour une personne un minimum formée. Le Magistère l’enseigne d’ailleurs infailliblement : « En effet, le magistère de l’Église – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes –  s’exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui ; mais en outre, toutes les fois qu’il s’impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels. »[4]

Pie XI enseigne infailliblement que le Magistère est établi pour que les vérités révélées soient « transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes ». Puisque le Magistère a infailliblement enseigné qu’il avait été établi pour faire connaître « facilement et sûrement » les vérités de foi, il est donc naturel d’écrire qu’il est clair et explicite.

En outre, si le Magistère transmet « facilement et sûrement » les vérités révélées, on discerne mal, pour reprendre le mot d’Archidiacre, comment il pourrait contenir des passages équivoques.

Contrairement à ce que dit Archidiacre, je n’ai donc rien inventé. Je me suis contenté de retranscrire l’enseignement du Magistère.

Pie XII avait également rappelé que le Magistère avait vocation à expliciter la Révélation : « Dieu a donné à son Église, en même temps que les sources sacrées, un magistère vivant pour éclairer et pour dégager ce qui n’est contenu qu’obscurément et comme implicitement dans le dépôt de la foi. Et ce dépôt, ce n’est ni à chaque fidèle, ni même aux théologiens que le Christ l’a confié pour en assurer l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église. »[5]

Je laisse le lecteur comparer ces citations aux allégations hasardeuses d’Archidiacre.

D’un point de vue catholique, nous avons donc vu que mon « contradicteur » n’est pas fondé à me faire le grief d’avoir dit dans ma première émission (1 h 04 min 55) : « Quand les conciliaires font des interprétations, des acrobaties intellectuelles pour essayer de donner un caractère orthodoxe aux textes de Bergoglio et compagnie, ils ne se rendent même pas compte que leur démarche n’est pas catholiqueParce que le Magistère de l’Eglise, pour être orthodoxe, n’a pas besoin d’être surinterprété. »

5 min 10 (sophisme, erreur doctrinale) : Archidiacre prétend qu’un texte du Magistère peut être mal interprété par des clercs et cite l’encyclique de Sixte IV, Romani Pontificis Provida (27 novembre 1477), qui évoque que Savater Noster a été mal comprise.

Mais si des clercs ou laïcs ont mal interprété un texte, ce n’est pas en raison de l’ambiguïté de sa rédaction. Nous verrons par exemple qu’Archidiacre fait une interprétation erronée d’Evangeli Praecones qui n’est imputable qu’à lui-même.

D’ailleurs, dans Romani Pontificis Provida, Sixte IV met en cause non son texte, mais les clercs qui l’ont mal interprété : « certains prédicateurs… ont mal interprété notre écrit… »

Sur le fond, Savater Noster, n’est pas un enseignement en matière de foi et de mœurs imposé à l’Eglise universelle, comme en attestent ces mots de Sixte IV au sujet des indulgences : « Nous concédons et accordons ».

Il ne s’agit donc pas en l’espèce d’un texte du Magistère explicitant la Révélation par un enseignement. L’argument d’Archidiacre tombe doublement à l’eau.

 

5 min 16 (erreur doctrinale): Archidiacre cite ensuite un acte de Nicolas III. Celui-ci y juge que l’enseignement de Grégoire IX sur la règle franciscaine avait des parties obscures et incomplètes, puis exprime son désir d’effacer les ambiguïtés. Ceci serait donc la preuve qu’il pourrait y avoir équivoque dans le Magistère.

Sauf qu’encore une fois, la règle franciscaine n’est pas un enseignement du Magistère en matière de foi et de mœurs, ce n’est que la discipline d’un ordre religieux.

Mettons cette erreur d’Archidiacre sur le compte de l’étourderie.

5 min 54 (hors-sujet): « Le pape François peut parfois employer des expressions subtiles et potentiellement mal comprises, cela ne fait en rien de lui un faux pape ».

N’importe qui peut employer des expressions potentiellement mal comprises, là n’est pas le sujet.

La question en l’espèce, est de savoir si un pape, dans le cadre de son Magistère, lorsqu’il enseigne en matière de foi et de mœurs à l’Eglise universelle, peut recourir à des termes équivoques.

S’il est possible qu’un enseignement en matière de foi et de mœurs puisse contenir des termes mal compris par une personne formée et de bonne foi, alors pourquoi mon contradicteur ne nous en cite pas des exemples ?

Je rappelle que Pie XI enseigne infailliblement que le Magistère transmet les vérités révélées « facilement et sûrement ».

7 min 34 (désinformation, attaque personnelle): Selon Archidiacre, je « [m]’érige en maître (sic) ».

Attaque ad personam.

J’ai toujours dit que je n’étais pas théologien. Archidiacre est vraisemblablement très mal informé… Ceci est d’autant plus curieux, que dans la première vidéo, je dis ceci (1 h 04 min 32) : « Je n’ai aucune opinion personnelle en matière théologique, je ne suis pas théologien, je ne suis pas philosophe, je n’ai aucune opinion personnelle, ma prétention, ma seule et unique prétention, c’est être fidèle et soumis au Magistère de l’Eglise. Magistère de l’Eglise qui je le précise, est explicite, clair, limpide. »

Archidiacre cherche-t-il alors à me dénigrer au mépris des faits les plus évidents ? Nous le saurons au Jugement dernier.

8 min 07 (inversion accusatoire…) : Je ferai selon Archidiacre de la « gymnastique mentale ».

Je renvoie le lecteur à mon premier texte et à ce qui suit pour en juger.

8 min 34 (sophisme) : Archidiacre m’oppose par toute une série de citations que « François a rejeté le panthéisme », et qu’ « Il n’a dit absolument nulle part que la Terre et Dieu étaient littéralement la même chose. » (8 min 41)

Archidiacre aurait-il des œillères ?

A/ La secte conciliaire plaide souvent la thèse et l’antithèse pour faire avancer le faux. Exemple : Vatican II rappelle qu’en dehors de l’Eglise il n’y a point de salut… mais 1) prétend que des éléments de l’Eglise du Christ se trouvent en dehors de la sphère de l’Eglise catholique romaine (sic)[6], 2) prétend explicitement que les sectes hérétiques et schismatiques sont des moyens de salut[7]

B/ La mystique amazonienne, incarnée par Pachamama, n’en déplaise à Archidiacre, est panthéiste. Cette mystique, Bergoglio veut la « valoriser» (Querida Amazonia ,73), et il affirme qu’elle n’est pas contraire à l’Incarnation (Querida Amazonia, 74) ! Pour reprendre le mot d’Athanasius Schneider, il s’agit à tout le moins d’« une approbation implicite d’une spiritualité panthéiste et païenne ».

Je le laisse le lecteur juge de ce qu’il faut en penser, tout en regrettant qu’Archidiacre ne nous explique pas :

– comment il compte pour sa part valoriser la mystique païenne amazonienne

– comment il accorde Pachamama avec la foi catholique.

9 min – 9 min 35 (désinformation) : Archidiacre revient sur la fameuse « communion avec la forêt » (QA, 56).

Je déplore qu’il ne reproduise pas à ce moment précis mon argumentation – notamment sur le champ lexical du paragraphe – et qu’en conséquence il n’y réponde pas.

Le lecteur la trouvera à la page 3 de ma première réponse.

Archidiacre y revient plus tard sans s’y attarder et l’exposer clairement.

10 min – 10 min 40 (désinformation, dissimulation de l’argumentation adverse) : Archidiacre m’oppose que je plaide pour l’« impossibilité d’utilisation du mot communion dans un sens symbolique ».

Argument inventé…

Je ne parle pas d’« impossibilité ». Je dis simplement qu’en l’espèce il n’est pas utilisé dans un sens symbolique, mais théologique. Ceux qui ont lu ma première réponse savent pourquoi.

D’ailleurs, d’un point de vue théologique, le mot communion a plusieurs applications : communion des saints, communion ecclésiale, etc. L’idée cependant reste toujours la même.

Archidiacre plaide lui pour le sens symbolique, car un poète est cité (sic). Mais dans ce même paragraphe, Laudato Si, est également cité. L’argument ne pèse pas lourd.

10 min 50 (désinformation par fabrication d’une argumentation imaginaire, dissimulation de l’argumentation adverse) : « Adrien a répondu [qu’] il est impossible que le pape utilise le mot communion dans un sens symbolique ».

Rebelote, nouvel argument qui n’existe pas.

Au soutien de son affirmation, par une copie d’écran, Archidiacre cite un extrait de ma réponse écrite, que voici : « Dans un texte qui prétend être un texte de l’Eglise catholique, il me paraît évident surtout concernant le vocabulaire religieux, que le sens des mots est prioritairement celui que leur donne l’Eglise. »

Toute personne sachant lire s’apercevra que la phrase citée n’a pas le sens que lui en donne Archidiacre. L’adverbe « prioritairement » indique bien que d’autres sens sont possibles, et que le sens théologique doit être envisagé, naturellement, en premier lieu. « Prioritairement » n’est pas un synonyme d’« exclusivement ».

10 min 57 (dissimulation de l’argumentation adverse) : Archidiacre poursuit : « il disait que le contexte (sic) ne pouvait pas être poétique mais strictement théologique en raison du fait que c’est un texte de l’Eglise ».

Argument tronqué.

Comme indiqué plus haut, j’évoque d’une part qu’a priori un texte censé appartenir au Magistère applique prioritairement un sens théologique au vocabulaire religieux, et ensuite – Archidiacre n’en informe pas ses auditeurs – je remarque que le champ lexical du paragraphe relève de la théologie.

11 min 12 (désinformation grossière…) : « Adrien s’est inventé une règle selon laquelle toute encyclique devrait uniquement porter sur des définitions théologiques littérales… »

Argument inventé de toutes pièces. Où Archidiacre est-il allé chercher cela ? Pourquoi raconte-t-il cela à son public ?

11 min 17 (désinformation par fabrication d’une argumentation imaginaire) : « D’ailleurs son argument selon lequel l’Eglise en est l’auteur se retourne contre lui. Si le texte vient de l’Eglise catholique, alors il est bien plus vraisemblable et cohérent qu’il ait un sens orthodoxe ».

Argument inventé.

Où Archidiacre va-t-il chercher que je considère un texte de la secte conciliaire comme un texte de l’Eglise catholique ?

11 min 35 (sophisme) : « Il faut aussi expliquer à Abauzit que les papes ont utilisé des termes poétiques depuis longtemps. »

12 min (désinformation) : « Adrien a tenté d’inventer des règles qui n’existent pas dans les écrits magistériels. »

Argument inventé de toutes pièces, peu précis, auquel s’ajoute un jugement de mes intentions.

Archidiacre oublie de préciser que nous parlons ici de ce qui relève du Magistère.

D’abord, je n’ai jamais nié que les papes pouvaient utiliser des formules allégoriques. Mais ces figures allégoriques sont parfaitement claires et non-équivoques. Par exemple, je cite souvent la formule de Léon XIII de la « goute de venin » (au sujet de l’hérésie), présente dans Satis Cognitum, que j’ai mentionné dans plusieurs textes.

Mais entre utiliser des formules allégoriques claires et non-équivoques et s’improviser poète dans des termes ambigus, il y a un monde !

Nous pourrions nous arrêter là, mais poursuivons.

Archidiacre évoque une citation de Tertullien faite par Léon XIII, puis un texte de Pie XI dans lequel celui-ci évoque la poésie de Saint François d’Assise et enfin une allocution de Pie XII aux sages-femmes, faite le 29 octobre 1951[8].

Le sophisme est si grossier qu’on peine à y croire : comment peut-on mettre sur le même plan des extraits de poèmes de Tertullien et de Saint François, dont la nature poétique est claire et nette, avec l’usage soi-disant poétique par le prétendu pape, dans son « enseignement » en matière de foi et de mœurs, d’un mot normalement utilisé avec un sens théologique ?

Ce sont deux choses totalement différentes !

Même en citant des poèmes, Léon XIII et Pie XI ne se sont pas improvisés poètes dans leur enseignement magistériel !

Ce qui fait débat ici n’est pas la citation en elle-même de poètes (sauf de Pablo Neruda, communiste…). Ce qui fait débat est l’usage par Bergoglio lui-même de termes soi-disant poétiques qui ont normalement un sens théologique, créant ainsi à tout le moins une confusion.

Quand Léon XIII parle de « goute de venin » au sujet de l’hérésie, il n’y a aucune ambiguïté, et ce n’est pas de la « poésie ». Quand Bergoglio fait de la poésie, ce qui reste à prouver, il y a à tout le moins ambiguïté.

Il n’y a donc aucune équivalence entre les exemples d’Archidiacre et Querida Amazonia, d’autant que les autorités conciliaires jusqu’à présent n’ont jamais affirmé qu’il fallait entendre le mot « communion » d’un point de vue « poétique ».

12 min 37 (sophisme): Concernant l’usage au point 56 du vocabulaire religieux, Archidiacre nous dit : « Ces mots sont précisément attribués à la forêt de façon symbolique, ce qu’on nomme en poésie une personnification, même si c’est peut-être trop subtil pour Adrien, ces mots servaient explicitement à symboliser la contemplation de la nature, qui était encore une fois le sujet du paragraphe… »

Je reconnais volontiers que les « subtilités » poétiques de Bergoglio m’échappent, tout en m’étonnant qu’un texte censé appartenir au Magistère de l’Eglise serve à exercer ses talents de poètes.

Archidiacre, qui est bien plus « subtil » que moi, nous dit donc que le vocabulaire religieux du point 56 de Querida Amazonia, vise à « symboliser la contemplation de la nature ».

Lecteur, je m’adresse à vous. Est-ce par exemple ce que vous comprenez de cette phrase : « Cette conversion intérieure est ce qui permettra de pleurer pour l’Amazonie et de crier avec elle devant le Seigneur » ?

Quelque chose dans ce passage renverrait-il à la contemplation ?

Si l’on attribue aux mots leurs sens, même d’un point de vue poétique, on ne comprend pas l’interprétation d’Archidiacre.

13 min 04 (désinformation par fabrication d’argumentation imaginaire, calomnie) : Au sujet des textes de Saint Jean de la Croix, dont je précise qu’ils ne font pas partie du Magistère, Archidiacre ose dire : « On n’a pas eu à attendre plusieurs siècles pour qu’Adrien nous apprenne qu’elles étaient en fait des hérésies publiques. »

Argument inadmissible inventé de toute pièce.

Dire que les écrits de Saint Jean de la Croix ne font pas partie du Magistère ne signifie nullement qu’on les considère hérétiques. D’autant que je précise bien dans mon texte : « Du reste, Saint Jean ne faisait pas référence à une mystique panthéiste ».

Ce procédé est absolument odieux. Archidiacre en rendra compte devant Notre-Seigneur.

14 min 03 (erreur doctrinale, sophisme) : Archidiacre – qui confond encore le mot « prioritairement » et « exclusivement » – m’oppose que le mot « communion » a déjà été utilisé dans un autre contexte : « La communion a déjà été utilisé pour autre chose Dieu ou les fidèles dans un contexte catholique, contrairement à ce qu’Adrien dit ».

Puis il cite un extrait de vidéo dans lequel je dis ceci : « On ne peut être en communion qu’avec une divinité et les fidèles qui adorent cette divinité ». Ce que je maintiens.

Archidiacre cite alors un discours de Pie XII du 21 juin 1955, aux représentants de l’industrie cinématographique italienne, dans lequel celui-ci emploie la formule « communion de sentiment » au sujet du spectateur et des protagonistes de film.

Ici, nous sommes en plein ridicule :

1/ Nous ne sommes pas là dans le cadre d’un texte magistériel[9], donc on ne peut pas se servir de ce discours pour dire que le Magistère donne un autre sens précis au mot communion…

2/ La formule de « communion de sentiment » n’est pas « communion » tout court, donc nous comparons deux formules qui, malgré un mot commun, ne sont pas identiques, contrairement à ce que laisse entendre Archidiacre. D’ailleurs, dans sa version anglaise, que l’on peut consulter sur le site du Vatican, on trouve la formule « perfect harmony ». Il faut croire que l’Eglise n’a pas ressenti le besoin d’utiliser le mot « communion » dans toutes les langues. Ceci prouve encore que nous sommes pas face à un texte de doctrine universelle.

3/ Contrairement à Bergoglio, Pie XII n’exhorte personne à entrer en communion avec une entité autre que Dieu.

14 min 09 (sophisme) : « Pour ce qui qui est de la Création, cela fait au moins un siècle que des auteurs catholiques et de clercs non panthéistes disent que l’on peut être en communion avec la nature dont des textes auxquels l’Eglise a donné l’Imprimatur. »

N’en déplaise à Archidiacre, les « auteurs » et « théologiens » n’appartiennent pas au Magistère de l’Eglise, donc son argument ne vaut rien. Du reste, je doute fort que ces auteurs entendent par là qu’il faille valoriser une mystique panthéiste comme l’est la mystique amazonienne…

Par ailleurs, l’imprimatur ne signifie pas infaillible, d’autant qu’un imprimatur peut être apocryphe comme nous le rappelle Saint Pie X dans Pascendi Dominci Gregis : « Ne vous laissez pas arrêter, Vénérables Frères, au fait que l’auteur a pu obtenir d’ailleurs l’Imprimatur cet Imprimatur peut être apocryphe, ou il a pu être accordé sur examen inattentif, ou encore par trop de bienveillance ou de confiance à l’égard de l’auteur, ce qui arrive peut-être quelquefois dans les Ordres religieux. »

14 min 21 (désinformation) : « Donc c’est un fait, il n’y a pas un sens du mot communion dans le catholicisme. »

Archidiacre décrète que le mot communion a plusieurs sens dans le Magistère, mais du haut de ses sarcasmes et de ses sophismes, il est incapable de citer le moindre texte du Magistère qui emploierait le mot communion dans un sens théologique autre que son sens habituel. D’où lui vient alors son assurance ?

Archidiacre du reste pose mal le problème. Il ne s’agit pas de savoir si le mot « communion » a plusieurs sens « dans le catholicisme », formule trop imprécise en l’espèce. La question est principalement de savoir si dans le Magistère infaillible de l’Eglise, le mot a plusieurs sens théologiques, et subsidiairement, s’il a un sens « symbolique ».

Archidiacre ne prouve ni l’un ni l’autre.

Par ailleurs, s’il avait trouvé une utilisation allégorique du mot, cela n’aurait pas prouvé pour autant que Bergoglio en use d’allégorie dans Querida Amazonia.

15 min 11 (négation de la réalité, sophisme): « Adrien prétend que la vision cosmique dont parle le pape (QA, 74) confond la création avec Dieu, ce qu’il invente totalement. ».

Nous arrivons au point le plus important. Mais hélas Archidiacre botte en touche de façon absolument ahurissante.

La vision cosmique dont parle Bergoglio est la « mystique autochtone » (Querida Amazonia, 73). Il n’y a aucune ambigüité là-dessus, d’ailleurs, plus loin Bergoglio évoque « cette vision du monde fortement cosmique qui caractérise ces peuples » (Querida Amazonia, 74).

Archidiacre osera-t-il affirmer que « mystique autochtone » est un synonyme de « mystique catholique » ? Je n’ose le croire.

La mystique autochtone en question est la mystique pachamamienne. Pachamama, qui est une « Terre-mère », confond précisément la divinité et la Création, n’en déplaise à Archidiacre. Que Bergoglio cite ensuite Saint Thomas pour faire bonne figure n’y change rien.

Bergoglio exhorte les « catholiques » à valoriser une mystique païenne, plus exactement, une mystique pachamamienne. C’est un fait.

Il est invraisemblable de le contester.

16 min 30 (sophisme, interprétation personnelle des textes conciliaires):  Archidiacre défend toujours l’idée que la formule « une partie de l’univers matériel » (QA, 74) renvoie à la simple humanité du Christ (« il est évident que la partie de l’univers matériel dont il parle est le Corps du Christ »), et non pas, comme le sens des mots l’indique, à une partie de l’univers tout court. Comme évoqué dans mon premier texte, l’interprétation d’Archidiacre signifie donc que la formule n’a pas le même sens au début et à la fin de la phrase…

J’ajoute une chose. Si la formule « une partie de l’univers matériel » renvoie à l’humanité du Christ, alors quel sens donner à la fin de la phrase : « où il a introduit un germe de transformation définitive » ?

Examinons :

« Pour l’expérience chrétienne, toutes les créatures de l’univers matériel trouvent leur vrai sens dans le Verbe incarné, parce que le Fils de Dieu a intégré dans sa personne une partie de l’univers matériel [sa nature humaine], où il a introduit un germe de transformation définitive ».

Que signifie « introduire un germe de transformation définitive » dans la nature humaine du Christ ? Cela n’a aucun sens.

En revanche, en donnant aux mots leur sens, on comprend que le Christ a introduit un germe de transformation définitive dans une partie de l’univers matériel.

17 min 17 (sophisme, interprétation personnelle d’un texte conciliaire, attaque personnelle): Archidiacre justifie la fameuse formule de Laudato Si, « Le Fils, qui le reflète, et par qui tout a été créé, s’est uni à cette terre quand il a été formé dans le sein de Marie. »

Archidiacre maintient le propos de son texte initial et tente de le justifier :

  1. Par une interprétation qui à cette heure est la sienne, et non celle des autorités conciliaires. Selon mon « contradicteur » : « en français c’est logique de comprendre par là que le Christ s’est uni à la Terre en étant véritablement venu vivre avec celle-ci, assumant la nature humaine qui dépend d’elle» (17 min 30). Il nous est ainsi appris que le verbe « unir » pourrait avoir le même sens que « venir vivre avec ». Sauf erreur de ma part, ce n’est pas ce qu’indique le dictionnaire, même de façon figurative.
  2. Par une citation non magistérielle de Pie XII, prononcée lors d’un discours de Noël (« Nous nous adressons à tous ceux qui nous sont unis au moins par le lien spirituel de la foi en Dieu»), dans laquelle le mot « unir » est employé dans un autre sens que celui indiqué par Archidiacre précédemment.

Archidiacre induit dans l’esprit de son public que j’ignore que des verbes peuvent avoir plusieurs sens (17 min 47). Je laisse le lecteur juge de cette attaque curieuse.

Pour conclure, je relève que l’abbé Pagliarani, supérieur de la FSSPX, fait la même interprétation que moi du passage litigieux. Personne chez les conciliaires n’est pour le moment venu lui porter la contradiction.

19 min 31 (interprétation personnelle d’un texte conciliaire, dissimulation de l’argumentation adverse, négation de la réalité): « Il [Bergoglio] ajoutait que tout ne tient pas de la superstition ou du paganisme, il faut savoir reconnaître le blé au milieu de l’ivraie. »

Concernant ce point, je constate qu’Archidiacre ne renvoie pas à mon texte, mais hélas à un court extrait vidéo dans lequel je ne développe pas mon entière argumentation, ce qui est une façon de tronquer cette même argumentation. Je renvoie donc le lecteur à mon texte précédent.

Concernant l’extrait vidéo, Archidiacre me reproche une chose, la phrase : « tout est à jeter dans les mystiques païennes ». Je maintiens ces paroles.

Ici, il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre ce que je dis. Cela signifie que la matrice des mystiques païennes, leur essence non-catholique et ce qui s’y rattache, est à jeter. Mon propos est d’ailleurs précisé dans mon texte de réponse, mais cela, Archidiacre ne le révèle pas à son public.

Au passage, je pose la question à Archidiacre : quelles valeurs spirituelles authentiquement païennes l’Eglise a-t-elle conservé ? Aucune bien entendu.

Poursuivons, cela vaut son pesant d’or…

20 min 10 (COLOSSAL détournement de sens d’un texte du Magistère) : Archidiacre m’oppose ensuite cette citation de Pie XII, issue de l’encyclique Evangeli Praecones : « l’Eglise n’a jamais traité avec mépris et dédain les doctrines des païens, elles les a plutôt libérées de toute erreur et impureté, puis achevées et couronnées par la sagesse chrétienne. »

Archidiacre commente avec une docte autorité : « ne méprisant pas les croyances païennes, soulignant bien qu’il s’agit ici de croyances religieuses, non pas juste de culture, car Pie XII fait la distinction. Le pape parlait bien de religion, contrairement à ce qu’Adrien a essayé de dire sur sa radio ».

Dans la langue française, le mot « doctrine » peut avoir plusieurs applications : philosophique, politique, spirituelle, etc.

Selon mon « contradicteur », il ne fait aucun doute que « doctrines », dans Evangeli Praecones, renvoie à des « croyances religieuses », comme la mystique pachamamienne.

Une fois encore, reprenons la phrase étudiée en y intégrant le sens du mot « doctrines » que lui donne Archidiacre, et voyons le sens que la phrase acquiert : « l’Eglise n’a jamais traité avec mépris et dédain les [croyances religieuses] des païens, elles les a plutôt libérées de toute erreur et impureté, puis achevées et couronnées par la sagesse chrétienne. »

Selon Archidiacre, l’Eglise aurait donc conservé des croyances religieuses païennes après les avoir « achevé » et « couronné par la sagesse chrétienne », ce qui signifie logiquement que l’Eglise, après avoir purifié les croyances païennes de l’erreur, les aurait conservées…. En effet, l’usage des mots « achevé », « couronné », implique bien que ces croyances païennes ne sont pas éradiquées et qu’elles existeraient encore sous une forme purifiée… J’aurais ainsi eu tort de dire que « tout est à jeter dans les mystiques païennes. »

On s’aperçoit que l’interprétation d’Archidiacre est absurde : jamais l’Eglise n’a purifié et achevé de croyances païennes pour les conserver, pour la simple et bonne raison que jamais l’Eglise n’a travaillé à la conservation de systèmes spirituels autres que le sien.

Archidiacre semble-t-il, ne fait pas la différence entre deux attitudes :

  1. conserver ce que les paganismes ont eux-mêmes conservé de la vérité révélée (Summi Pontificamus) : « D’innombrables recherches et investigations de pionniers, accomplies en esprit de sacrifice, de dévouement et d’amour par les missionnaires de tous les temps, se sont proposés de faciliter l’intime compréhension et le respect des civilisations les plus variées et d’en rendre les valeurs spirituelles fécondes pour une vivante et vivifiante prédication de l’Evangile du Christ. Tout ce qui, dans ces usages et coutumes, n’est pas indissolublement lié à des erreurs religieuses sera toujours examiné avec bienveillance, et, quand ce sera possible, protégé et encouragé. »
  2. éradiquer les systèmes spirituels païens (Fulgens Radiatur) : « C’est pourquoi, se fiant à Dieu et sûr de son très efficace secours, il s’en alla vers le sud, et s’établit dans la localité “appelée Mont Cassin, au flanc d’une haute montagne… ; sur l’emplacement d’un très ancien temple, où un peuple ignorant et rustique vénérait Apollon à la manière des vieux païens. Tout à l’entour, des bois consacrés au culte des démons avaient grandi, et, à cette époque encore, une multitude insensée d’infidèles s’y livrait à des sacrifices sacrilèges. A peine arrivé l’homme de Dieu brisa l’idole, renversa l’autel, incendia les bosquets sacrés ; sur le temple même d’Apollon il édifia la chapelle du Bienheureux Martin, et là où se trouvait l’autel du même Apollon il construisit l’oratoire de Saint Jean ; enfin, par sa continuelle prédication, il convertit à la foi les populations qui habitaient aux environs».

On remarquera que Pie XII prend Saint Benoît en exemple, et que celui-ci n’a pas cherché à « libérer » le culte d’Apollon de l’erreur, à le purifier, mais qu’il l’a tout bonnement éradiqué.

Curieuse incompréhension de la part de notre esprit « subtil »…

Bref, avec la « gymnastique mentale » d’Archidiacre, on aboutit à attribuer à l’Eglise une attitude de « conservation » qu’elle n’a jamais eu envers les spiritualités païennes.

Mais alors, le mot « doctrines » d’Evangeli Praecones renvoie-t-il vraiment aux religions des païens ?

Nous allons voir preuve en main qu’Archidiacre a fait une interprétation qui l’arrange du mot « doctrines », qui n’est pas celle de l’Eglise.

Dans la version latine du texte, est utilisé le mot « doctrinas ».

Comment ce mot a-t-il été traduit par l’Eglise ? En français, nous l’avons vu, par le mot « doctrines », sans qu’il soit possible d’y voir le sens de « doctrine spirituelle », puisque comme évoqué supra, l’Eglise n’a jamais cherché à conserver les religions païennes, fut-ce après une purification. Bien au contraire, elle a toujours cherché à les éradiquer.

J’invite Archidiacre à aller sur le site officiel du Vatican[10] pour lire Evangeli Praecones[11]. Le texte est en anglais et voici l’extrait dont il est question : « This is the reason why the Catholic Church has neither scorned nor rejected the pagan philosophies. Instead, after freeing them from error and all contamination she has perfected and completed them by Christian revelation. »

Il apparaît à nouveau que le terme de « doctrines » ne renvoie absolument pas à la mystique ou la religion païenne, mais à la philosophie des païens. Ceci est confirmé par la traduction italienne – langue maternelle de Pie XII –, dans laquelle sont employés les mots : « il pensiero pagano », soit la pensée païenne.

Tout est parfaitement clair. Intégrons maintenant ces traductions à la phrase et voyons son sens : « l’Eglise n’a jamais traité avec mépris et dédain les [philosophies païennes/pensée païenne] des païens, elles les a plutôt libérées de toute erreur et impureté, puis achevées et couronnées par la sagesse chrétienne. »

Cela signifie que l’Eglise a purifié la philosophie païenne de ses erreurs, notamment par l’intermédiaire de Saint Thomas d’Aquin. Tout est limpide.

En résumé :

  • Le sens donné au mot « doctrines» par Archidiacre attribue à l’Eglise une attitude qu’elle n’a jamais eu (la conservation des mystiques païennes sous forme purifiée).
  • Le sens donné par l’Eglise attribue, c’est bien normal, une attitude qu’elle a toujours eue envers les philosophies païennes.

Ainsi, contrairement à ce qu’Archidiacre assène avec assurance, « doctrines » ne renvoie absolument pas à des « croyances religieuses » païennes.

Archidiacre a donc fait dire à Pie XII ce qu’il ne disait pas. C’est un détournement de sens du Magistère.

On se remémore avec d’autant plus de saveur l’auguste commentaire d’Archidiacre : « Le pape parlait bien de religion, contrairement à ce qu’Adrien a essayé de dire sur sa radio ».

L’autorité du propos en prend un coup…

Bref, Archidiacre fait un contresens grossier sur un texte du Magistère et son argument tombe à l’eau.

Nous ne doutons pas qu’il l’indiquera à son public et qu’il rectifiera son erreur.

Il est par ailleurs dommage qu’Archidiacre ne fasse pas connaître un autre texte de Pie XII, Fulgens Radiatur, dans lequel celui-ci se félicite de l’éradication du culte d’Apollon. Pourquoi ne pas en parler à son public ?

En conclusion, une question se pose : Archidiacre reconnaîtra-t-il publiquement son erreur grossière ?

20 min 33 (sophisme, erreur doctrinale) : Archidiacre cite ensuite un passage de Summi Pontificamus que l’on retrouve dans mon premier texte.

Pie XII y enseigne que le missionnaire peut utiliser des valeurs spirituelles compatibles avec la foi catholique émanant des civilisations « les plus variées » à des fins d’évangélisation. Ceci cependant, n’est en aucun cas assimilable à la validation d’une mystique païenne. Ce qui est conservé par l’Eglise d’un point de vue spirituel, n’est par définition pas d’essence païenne, car ce qui est d’essence païenne est en dehors du dépôt de la foi.

J’espère que la « subtilité » dont sait faire preuve Archidiacre lui permettra de faire la différence.

Archidiacre cite enfin un message radio de Pie XII du 31 décembre 1952, adressé aux fidèles de Malabar. Il ne peut en tirer argument, car les messages radio ne font pas partie du Magistère. Ce message est donc hors-débat.

20 min 43 : Archidiacre cite le point 73 de Querida Amazonia : « [Bergoglio] ne fait pas non plus mention d’idole ici, ni ne dit que les idoles sont bonnes, on ne peut que constater qu’Adrien le calomnie (sic) ».

Il a échappé à Archidiacre que la mention des idoles se fait au point 79 et non au 73.

21 min 02 (interprétation personnelle d’un texte conciliaire) : Archidiacre prétend que « Le paganisme dont il [Bergoglio] ne parle que comme un mal. »

Cela est faux.

  • Au point 73 de Querida Amazonia, Bergoglio prétend qu’il faut valoriser la mystique autochtone, soit une mystique païenne. S’il faut la « valoriser », c’est donc qu’elle est considérée comme un bien. Il ne prétend alors pas qu’il s’agit d’un mal à éradiquer.
  • Au point 79, Bergoglio prétend qu’« il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie». Bergoglio parle donc de manière positive d’un symbole païen.

Je cède la parole à Athanasius Schneider pour commenter cela : « « Les apôtres n’ont jamais permis que l’on reprenne “d’une certaine manière” les symboles indigènes de la société gréco-romaine, comme la statue d’Artémis ou de Diane à Éphèse (voir Actes 19, 23 et suivants). Saint Paul “persuade et détourne un grand nombre de personnes, en disant : Ce ne sont pas des dieux, ceux qui sont faits par la main des hommes” (Actes 19:26). Les habitants d’Éphèse protestèrent contre la position intransigeante de saint Paul quant à l’adoption de symboles indigènes en déclarant : “(il y a danger) que le temple de la grande Diane ne soit tenu pour rien, et la majesté de celle que toute l’Asie et tout l’univers honorent commencera à s’anéantir” (Actes 19:27). Avec saint Paul, nous devrions nous écrier : “Quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles et les symboles religieux indigènes ?” (cf. 2 Cor 6:16). Saint Vladimir n’a pas repris les symboles indigènes utilisés dans sa religion païenne, pas plus que saint Boniface en Allemagne. Ils suivaient ainsi le commandement de Dieu rapporté dans les Saintes Écritures et dans l’enseignement des Apôtres. Il est certain qu’aucun des Apôtres ou des saints missionnaires n’aurait pu tranquillement rester sans rien faire ni accepter volontiers l’affirmation de Querida Amazonía : “Il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie” (n. 79). »

21 min 07 (attaque personnelle, négation de la réalité): « Adrien essaie de nous faire croire que l’adoration dont il parle ici est l’adoration d’une idole. C’est encore le même mensonge. »

Archidiacre me qualifie à nouveau de menteur, commettant ainsi un énième jugement téméraire.

Je n’essaie pas de faire croire quoi que ce soit à qui que ce soit, j’ai simplement constaté comme des millions de gens ce qui s’est passé au synode sur l’Amazonie, où une idole, Pachamama, a été de fait adorée à plusieurs reprises.

Pourquoi nier ce scandale ?

23 min 10 (sophisme grossier…) : Archidiacre affirme qu’« un symbole païen peut être séparé de l’idolâtrie, et c’est ce qui est arrivé plusieurs fois dans l’Eglise ». Il reprend ensuite les arguments de son texte, par exemple les symboles artistiques que l’on retrouve sur certaines architectures.

Mais comment Archidiacre peut-il sérieusement mettre sur le même plan le fait d’utiliser un symbole païen à fin d’évangélisation et les goûts tordus des artistes de la Renaissance ? Même si Archidiacre ne s’en rend pas compte, nous sommes sur deux plans totalement différents : l’évangélisation et l’architecture.

Voilà qui nous surprend de la part d’un esprit « subtil ».

23 min 35 (sophisme hors-débat, attaque personnelle) : Argument curieux, Archidiacre m’oppose que Radio Athena a le nom d’une « déesse » païenne. N’étant pas le chef de la radio, le nom n’a pas été choisi par moi, et je le tolère comme les catholiques tolèrent par exemple l’architecture paganisante que l’on trouve sur certains édifices religieux.

Par ailleurs, je tiens à rassurer Archidiacre, personne à Radio Athena n’a songé à chercher à évangéliser en se réclamant d’Athéna ! Nous n’appliquons pas les directives de Bergoglio visant à « évangéliser » à l’aide de symboles païens…

24 min (sophisme) : Archidiacre semble me reprocher d’avoir dit « jamais l’Eglise n’a enseigné qu’il fallait garder quoi que ce soit, le plus micro-détail, des divinités païennes, des mystiques païennes et des mythes païens, ou des symboles païens, jamais l’Eglise n’a enseigné ça. »

Je persiste et je signe. Archidiacre peut-il m’indiquer des textes du Magistère disant qu’il faut conserver des divinités païennes, des mystiques païennes ou des mythes païens ?

La réponse est bien entendu négative.

24 min 30 (désinformation par fabrication de l’argumentation adverse): Archidiacre me prête par anticipation une réplique. Curieux exercice qui n’engage que sa fertile imagination.

 

25 min 35 (désinformation par fabrication de l’argumentation adverse) : « Il n’y a que les schismatiques pour dire que les fidèles d’Amazonie ont adoré la forêt ou le symbole de la Terre-mère. Jamais eux-mêmes n’ont déclaré une telle chose. » Archidiacre tient un propos identique à 26 min 20, puis à 30 min 08

La « subtilité » d’Archidiacre montre encore ses limites semble-t-il. Personne sauf dans son imagination n’a jamais dit que les conciliaires d’Amazonie adoraient la forêt ou la Terre-mère. Ce sont les autochtones païens qui adorent Pachamama. Fallait-il vraiment le préciser ?

Ceci posé, lors du synode sur l’Amazonie, n’en déplaise à Archidiacre, Pachamama a bien été introduite et adorée dans une église, ainsi que dans les jardins du Vatican.

Pourquoi nier ce que tout le monde a vu ?

25 min 42 (sophisme, interprétation personnelle d’un texte conciliaire) : Archidiacre affirme : « Pachamama dont il [Bergoglio] ne parle pas une seule fois dans l’exhortation ».

Triste sophisme….

Bergoglio ne nomme pas Pachamama, mais il la vise via la formule de « mystique autochtone » (QA, 73) dont elle est une figure phare.

26 min 13 (négation aberrante de la réalité) : Archidiacre poursuit : « un symbole, c’est même ce que cette statue a toujours été pour les organisateurs car les sources officielles sont unanimes pour dire que ce n’était pas une idole païenne en dépit de ce que croient les critiques qui n’ont jamais été sur les lieux ni parlé à ces amazoniens. »

On croit rêver…

Archidiacre nous dit que les statues de Pachamama ne sont pas des idoles païennes… Tout en niant l’intention idolâtre (s’il n’y pas d’intention idolâtre, pourquoi introduire une statue païenne dans une église pour l’adorer ?), Bergoglio a reconnu lui-même qu’il s’agissait de statues de Pachamama[12]

Par ailleurs, j’apprends à Archidiacre que Pachamama a été introduite dans une église non par des amazoniens, mais des « clercs » conciliaires.

Je renvoie le lecteur au lien mis en bas de page. Il assistera ainsi à un culte de Pachamama tenu lors du synode sur l’Amazonie (à partir de la 11ème minute en particulier)[13].

26 min 28 (interprétation personnelle d’un texte conciliaire, étourderie) : « l’encyclique dit clairement que ce qui est recueilli est ce qui n’est pas idolâtre. »

D’abord, notre « subtil » Archidiacre semble ignorer que Querida Amazonia n’est pas une « encyclique », mais d’une « exhortation apostolique ». Ensuite, il ne voit pas que Bergoglio cherche à « valoriser » (Querida Amazonia, 73), dans son ensemble, la « mystique autochtone », ce qui inclue son essence païenne.

Bergoglio affirme explicitement au point 79 que l’on peut recueillir un symbole autochtone ou un mythe. Il n’est aucunement fait mention de processus de purification. La purification n’est évoquée que pour les « fêtes religieuses ».

Je renvoie à nouveau le lecteur à l’extrait du texte d’Athanasius Schneider.

27 min 20 : Concernant le passage sur l’union de Dieu et du Cosmos, je renvoie à mon texte précédent.

28 min 04 (désinformation par fabrication d’une argumentation imaginaire): Archidiacre parle à ma place, en me prêtant une interprétation à un texte qu’il cite. Je laisse à nouveau le lecteur juge du procédé.

28 min 10 (interprétation personnelle d’un texte conciliaire) : Archidiacre prétend que je détourne la « prière » suivante :

Montre-toi comme mère de toutes les créatures,

dans la beauté des fleurs, des rivières,
du grand fleuve
qui la traverse
et de tout ce qui vibre dans ses forêts.
Prends soin avec tendresse de cette explosion de splendeur.

Archidiacre commente: « Il [Bergoglio] demande poétiquement à la Sainte Vierge de montrer sa présence dans la création en en prenant soin ».

Que veut-dire cette phrase en français ? Commentant ici la phrase d’Archidiacre et non Querida Amazonia, je constate que si la Sainte Vierge montre « sa présence dans la création » et non « par la création » dont elle prendrait soin (formule qui aurait été compatible avec la thèse d’Archidiacre), eh bien, c’est qu’elle est par définition dans la création…

28 min 33 : « On peut voir la Vierge à travers la beauté de la Création pour laquelle elle prie. »

Sophisme inconsistant… A moins que, comme Archidiacre nous l’enseigne malgré lui, nous pourrions voir dans la création « toutes les personnes qui prient pour elle »…

28 min 50 (sophisme): Concernant la formule appliquée à la Sainte Vierge, « Mère des créatures », Archidiacre, pour la valider, cite Saint Bonaventure et Maximilien Kolbe. Mais ni Saint Bonaventure, ni Maximilien Kolbe, encore une fois, ne sont le Magistère…

28 min 58 (attaque personnelle, interprétation personnelle d’un texte conciliaire): Archidiacre rebondit ensuite en nous disant que de toute façon, la Vierge ne serait que « comme » une Mère des créatures. Il ne s’agirait donc que d’une comparaison, « ça ne veut pas dire qu’elle est littéralement la mer des choses naturelles et c’est à la hauteur de n’importe quel élève de collège de saisir cette figure de style ».

D’abord, le mot « comme » peut très bien avoir pour sens « en tant que », ce qui nous situe en dehors d’une simple « comparaison figurative ».

Mais si comme Archidiacre le soutient, il s’agit d’une figure de style, il serait alors bon de nous en indiquer son sens et sa portée.

Archidiacre en conclue que je n’ai pas le niveau d’un collégien (29 min 10). Le lecteur appréciera.

29 min 27 (COLOSSALE désinformation par fabrication d’argumentation imaginaire) : « Dans sa dernière vidéo, il moquait la citation du poète Vinicius de Moraes disant que “ seule la poésie pouvait sauver ce monde”. Mais en conteste le pape ne faisait que pour symboliser la libération du consumérisme destructeur de la nature il ne parlait pas du salut divin à ce moment précis, comme Adrien le laisse entendre ».

Ainsi, selon Archidiacre, je laisserai entendre que par cette citation du poète, Bergoglio parlerait du « salut divin » ….

Argument saugrenu inventé de toute pièce, proprement hallucinant.

Je suis allé revoir les passages de l’émission en question (sur Le Mystère de la chambre jaune). Je cite le point 46 de Querida Amazonia à deux reprises (12 min 05, 23 min 22).

A 12 min 05, je reprends la citation en lisant le texte d’Athanasius Schneider. J’en fais ensuite le commentaire suivant : « Donc selon les conciliaires, “seule la poésie peut sauver le monde” ! Formidable, dédicace à vous les conciliaires. »

Quel mot de cette phrase « laisse entendre » ce qu’Archidiacre soutient au sujet du « salut divin » ? Si l’on attribue aux mots leurs sens, on peine à comprendre.

A 23 min 22, je cite une nouvelle fois le passage en ajoutant ceci : « je commente en disant : mdr ». En effet, je trouve le propos parfaitement niais.

Je n’arrive pas à comprendre comment Archidiacre peut affirmer que « mdr » signifie « salut divin ». Rien dans le sens des mots ou de la phrase ne l’indique.

Ni « dédicace », ni « mdr », à ma connaissance, ne peuvent être rattachés de près ou de loin à la formule de « salut divin » ou à l’intention qui m’est prêtée par Archidiacre[14].

Archidiacre aurait-il lui aussi du mal à comprendre le français niveau collège ? Manquerait-il lui aussi « de compétences linguistiques pour comprendre de simples mots ? » (30 min 05)

Une fois encore, espérons qu’Archidiacre reconnaisse son erreur grossière.

Ceci posé, le lecteur s’interrogera avec moi. Pourquoi Archidiacre invente-t-il des arguments imaginaires pour me porter la contradiction ?

30 min 14 (attaque personnelle, calomnie) : « il fait de sa propre chaine une valorisation de l’idolâtrie ».

En premier lieu, radio Athéna n’est pas ma chaine. En deuxième lieu, à Radio Athéna – dont les responsables d’émissions sont libres – personne, sauf dans l’imagination toujours aussi fertile d’Archidiacre, ne fait la valorisation de l’idolâtrie. Ce propos est aussi gratuit qu’infondé. Que pense le lecteur de ce genre de méthode ?

En troisième lieu, n’inversons pas les rôles, c’est Querida Amazonia qui demande de « valoriser » une mystique païenne et d’user de ses symboles, pas Radio Athéna. Une fois encore, Archidiacre pratique l’inversion accusatoire….

En résumé :

  • Archidiacre ne cite pas la substance de mon argumentation, la cachant ainsi à son public.
  • Archidiacre m’invente à plusieurs reprises une argumentation qui sort droit de son imagination.
  • Archidiacre commet toute une série d’erreurs doctrinales en donnant une valeur magistérielle à des textes qui de toute évidence n’en ont pas.
  • Archidiacre détourne le sens d’un texte du Magistère en faisant dire à Pie XII, dans Evangeli Praecones, des choses qu’il ne dit pas.
  • Archidiacre refuse d’admettre que Pachamama a été adorée au synode sur l’Amazonie.
  • Archidiacre refuse d’admettre que la mystique autochtone pachamamienne est panthéiste.

En conclusion, une question se pose : l’Archidiacre serait-il également un Architruqueur ?


[1] « Adrien a tenté d’inventer des règles qui n’existent pas dans les écrits magistériels… »

[2] https://fsspx.news/fr/exhortation-querida-amazonia-muette-sur-ordination-hommes-maries-55341

[3] « Dans la foi de Pierre,il n’y a rien d’insuffisant, rien d’obscur, rien d’imparfait, rien contre quoi puissent prévaloir ces mauvaises doctrines et ces opinions perverses qui sont comme les portes de l’enfer » Caritetis Studium, 25 juillet 1898, lettre encyclique de Léon XIII.

[4] Mortalium Animos, 6 janvier 1928, lettre encyclique de Pie XI.

[5] Humani Generis, 12 août 1950, lettre encyclique de Pie XII.

[6] Lumen Gentium.

[7] Unitatis Redintegratio.

[8] Sur le fond, il n’y a rien d’ambigu ni de « poétique » dans les paroles de Pie XII, qui par ailleurs ne sont pas infaillibles, car non imposées à l’Eglise universelle : « Sans doute la voix de la nature parle en elle et lui met dans le cœur le désir, la joie, le courage, l’amour, la volonté d’avoir soin de l’enfant ; mais pour vaincre les suggestions de la pusillanimité sous toutes ses formes, cette voix a besoin d’être renforcée et de prendre, pour ainsi dire, un accent surnaturel. »

[9] Une allocution, qui ne traite pas de foi et de mœurs, devant les représentants d’un secteur industriel, n’est pas un enseignement en matière de foi et de mœurs, imposé à l’Eglise universelle dans le cadre d’un acte pontifical.

[10] Je ne fais pas grief aux conciliaires d’avoir falsifié les textes.

[11] http://www.vatican.va/content/pius-xii/en/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_02061951_evangelii-praecones.html

[12] https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-10/pape-francois-statuettes-synode-amazonie.html

[13] https://www.youtube.com/watch?time_continue=61&v=1wioisaIU2I&feature=emb_logofhors

[14] Encore un jugement d’intention…

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1 commentaire

  1. Bonjour,

    Je réagis après lecture de ce qui commence par ceci :  » 20 min 10 (COLOSSAL détournement de sens d’un texte du Magistère) : Archidiacre m’oppose ensuite cette citation de Pie XII, issue de l’encyclique Evangeli Praecones : « l’Eglise n’a jamais traité avec mépris et dédain les doctrines des païens, elles les a plutôt libérées de toute erreur et impureté, puis achevées et couronnées par la sagesse chrétienne. »  »

    Très peu de gens connaissent le caractère erroné, voire mensonger, de la conception d’après laquelle saint Justin et Clément d’Alexandre auraient considéré que ce sont avant tout les religions non chrétiennes de l’Antiquité gréco-romaine qui sont porteuses de « rayons de vérité » ou de « semences du Verbe », alors que, en réalité, dans leur esprit, c’est presque uniquement une partie de la philosophie de l’Antiquité gréco-romaine qui est porteuse de ces rayons ou de ces semences.

    Or, d’une part, cette conception erronée figure dans la première partie de Nostra aetate, et, d’autre part, un pape comme Jean-Paul II a repris à son compte la même expression erronée à de très nombreuses reprises, au point de l’appliquer, notamment, au bouddhisme et à l’hindouisme, ou, en tout cas, au point de donner fréquemment l’impression que sont intention était bien de le faire.

    Il est piquant de noter que, sur ce plan-là, Benoît XVI a contribué à la clarté :

    http://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070321.html

    http://www.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070418.html

    Sur un autre point, force est de constater ce qui suit : non seulement le pape François fonctionne à l’abrahamisme, en direction de l’islam et/ou du judaïsme (je ne suis pas sûr du tout qu’il soit le premier pape néo-catholique post-conciliaire à le faire), mais en outre ce pape fonctionne au panenthéisme, en direction d’au moins une tradition religieuse, non abrahamique ni monothéiste, qui se prête assez bien à ce qu’on la légitime ou valorise d’une manière, précisément, panenthéiste.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Panenthéisme

    https://nsae.fr/2017/09/07/theisme-pantheisme-panentheisme/

    Bonne journée.

    Un lecteur.

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