Tarte à Tain : Une Gifle légère, mais lourde de symboles

L’évènement de la semaine en France est indéniablement cette improbable gifle administrée à Tain sur la personne du président Emmanuel Macron par un jeune homme de 28 ans, Damien Tarel, devant les caméras de boomeuses scandalisées et le service de sécurité abasourdi.

L’affaire est suffisamment rare pour qu’elle ait fait le tour des rédactions nationales, mais également internationales. Jusqu’au Congo et au Mali, on se moque gentiment de cet épisode somme toute très français.

En effet, le soufflet appliqué au crime de lèse-majesté n’est pas chose inconnue dans l’histoire de France, de Jacques Clément à Damiens en passant par Ravaillac. Seulement, à cette époque, les régicides y allaient franco et frappaient directement au corps à l’aide d’un poignard. Même quand le coup échouait, comme ce fut le cas pour Damiens, un long et horrible supplice venait rétribuer l’acte avant la mise à mort du criminel. Dans la France de 2021, la petite gifle de Damien Tarel suffit à susciter l’émoi. Plus fort encore : la frayeur, la stupeur et les tremblements face à une telle « violence ».

Loin de nous l’idée de vouloir approuver en bloc le geste du jeune homme à l’allure altière. En effet, même si nous faisons partie des millions de français qui approuvent le symbole de la gifle administrée au président-pantin, il faut bien avouer que nous sommes tous partagés quant à la pertinence et même à la légitimité de ce soufflet. Malgré le mépris que l’on peut avoir à l’endroit de la politique macroniste, est-il vraiment bienséant d’attenter physiquement à la personne détentrice de la fonction présidentielle ? La question se pose, mais tout le monde éprouve une certaine gêne à y répondre franchement par la positive.

Une gifle contre l’office présidentiel

Curieusement, beaucoup de français se sont accoutumés, au fil des décennies, au fait qu’on ait pu couper la tête du roi en place publique. Comme il est étrange que la sanglante révolution de 1789 ait donné naissance à cette anthropologie française actuelle.

Certains affirment, non sans raison, que cette gifle n’a fait que confirmer une chose observable par toute personne de bonne foi, à savoir la dégradation quasiment totale du respect qu’on attachait jadis à la fonction présidentielle qui, dans le cadre de la 5e république gaullo-mitterrandienne, s’était réappropriée une sorte d’aura quasi-monarchique. Si nous voulions faire nos catholiques intégralistes, nous pourrions dire que cette dégradation de la fonction exécutive suprême est presqu’inhérente à l’essence même du régime.

Mais là encore, toute personne de bonne foi constate sans peine que, au moins depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la présidence française a vertigineusement perdu en prestige. Les Mitterrand et les Chirac, élèves de la vieille école, et malgré tout ce qu’on peut leur opposer, avaient encore à cœur de maintenir ces apparences et cette étiquette typiquement française que les Sarkozy, Hollande et Macron ont envoyé balader.

Sarkozy, surtout pendant sa campagne, chercha à émuler le style Bush, lequel n’était déjà pas très brillant. Le pauvre François Hollande, excusé par un handicap physiologique, ne pouvait pas vraiment prétendre imiter qui que ce soit. On peut lui reconnaitre le fait d’être resté lui-même durant tout son mandat.

Macron, quant à lui, validé en dernière minute par l’état profond en manque de « ganaches », chercha à s’introduire comme une version française de Barack Obama, avec beaucoup de retard. Le président jeune et cool, apôtre du « french dream », disposant d’un bon C.V., des bons sherpas et d’un minois propre à séduire l’électorat utile. L’opération-séduction fut rondement menée, en dépit de tares évidentes : un mariage étrange avec sa prof de collège, bien plus agée que lui ; une carrière chez Rothschild et surtout un bagage politicien relativement maigre en comparaison avec ses adversaires d’alors.

Bon gré, mal gré, Macron acheva un peu plus de ternir le maigre reste de respect qu’on pouvait avoir pour la fonction présidentielle. Et à l’instar de ses prédécesseurs, il se débrouilla fort bien pour arriver seul à ce résultat. Golem d’intérêts bien supérieurs à lui, son mandat est émaillé de couacs tragi-comiques, l’impliquant directement lui, ou l’un ou l’autre de ses ministres. En sus, ce parachuté des hautes sphères n’a jamais pu apporter de réponse cohérente à l’immense grogne sociale matérialisée par le mouvement des gilets jaunes, grogne qui n’était au fond que l’accumulation de 10 ou 15 ans de destruction méthodique de la chose publique par les élites républicaines elles-mêmes. Ajoutez à cela ses nombreuses bouffonneries, ses snaps grotesques et les roulades de McFly et Carlito dans les jardins de l’Elysée, et vous arrivez à la désacralisation quasi-totale de l’homme et de la fonction elle-même.

Ainsi, d’une certaine façon, la gifle de Damien Tarel arrivait à point nommé afin de signifier la chose. Et c’est probablement ce qu’il y a de plus important à retenir dans cette affaire lamentable.

Petite gifle, mais grand symbole

En effet, la tarte de Tain, en tant que telle, fut très légère. Certains esprits patriotes ont même rapidement soupçonné un coup monté de toutes pièces par l’Elysée. Quoi de mieux que de pousser un patsy à agresser le pauvre président en pré-campagne, tout en le taxant immédiatement de militant d’ultra-droite ? C’est le scénario rêvé pour créer de l’empathie autour d’un Macron sérieusement écorné par la gestion du COVID, tout en faisant encore une fois passer l’opinion nationale pour un ramassis de terroristes en puissance.

En ce qui nous concerne, nous ne croyons pas au complot, mais au clin d’œil de la Providence. En effet, aussi bien la gifle que l’administrateur de celle-ci, sont tout un symbole. Une gifle légère et inattendue qui fait soudainement perdre tout le reste de contenance à un régime beaucoup plus pathétique et illégitime que l’acte lui-même. Un gifleur qui, lui aussi, incarne presque malgré lui une génération oubliée, méprisée et cent fois trompée par le même régime.

Et quand nous parlons de régime, il faut bien entendu y inclure tout l’appareil médiatique qui l’accompagne. S’attaquer à la personne dépositaire de l’autorité civile suprême, malgré les circonstances et malgré la nature finalement bénigne de la gifle, quoiqu’on en dise, c’est un geste fort, scandaleux, choquant et presqu’effrayant, preuve que le public impie sait encore instinctivement qu’il existe des choses sacrées.

Cela étant dit, on ne peut pas s’empêcher de constater le traitement, tant médiatique que judiciaire, du gifleur masqué, M. Damien Tarel. Immédiatement déféré au parquet, jugé en quelques heures, condamné à 18 mois de prison, dont 4 fermes, plus interdiction à vie de travailler pour la fonction publique, plus imposition d’un traitement psychologique, etc. Mandat de dépôt, et immédiatement transféré aux arrivants.

Certes, dans une affaire de cette nature, l’exécutif souhaitait naturellement que l’exemple soit donné au plus tôt, afin de ne pas donner l’impression que la présidence macronienne puisse être méprisée au point même de s’en prendre physiquement à la marionnette actuellement en poste.

Certains diront que 4 mois fermes, ce n’est pas cher payé. Sans doute ignorent-ils ce qu’est la prison, ou même une garde à vue de 48 heures. Cela n’a rien d’une partie de plaisir. Il n’est pas dit qu’il soit accordé à Damien Tarel de pouvoir être intégré dans une aile « VIP » et de purger sa peine dans un environnement relativement paisible, comme ce fut le cas pour les Balkany, les Booba et autres Kaaris.

Il faut cependant admettre qu’une peine de 4 mois fermes est une sentence relativement équilibrée. Moins exiger eut été envoyer un clair signal de faiblesse. Exiger davantage eut été rendre trop visible aux endormis, ce que les éveillés constatent sans peine, à savoir la corruption complète du système judiciaire français.

Jusque dans son incarcération, Damien Tarel reste un symbole. Il prend 4 mois fermes pour une gifle sur le président de la république. Soit. Il aurait sans doute reçu bien plus sous d’autres latitudes ou en d’autres temps.

Le problème, c’est que Damien Tarel, un garçon par ailleurs tout à fait paisible et sympathique, prend 4 mois fermes pour avoir exprimé toute la frustration et la colère légitime d’une grande partie du peuple français.

Les PNJ s’étouffent d’indignation, mais pendant ce temps-là, le rappeur MHD, condamné à seulement 1 an de prison ferme pour participation à un meurtre horrible en 2019, se dandine dans ses clips à 10 millions de vues, acclamé par toute la presse, de BFM TV au Mouv.

Pendant ce temps-là, on attend encore la moindre sanction concrète contre l’obscur barbouze macronien Alexandre Benalla.

Pendant ce temps-là, six racailles écopent de légères peines avec sursis après le viol en tournante d’une adolescente à Antony. Le crime remonte à 2011, mais la condamnation seulement à 2019.

Pendant ce temps, un homme écope de 5 ans de prison avec sursis pour le viol d’une enfant de 4 ans. Le crime remonté à 2014, la sanction à 2017.

Pendant ce temps, un père incestueux écope de 12 mois avec sursis pour attouchements sur ses fillettes.

Pendant ce temps, de simples écrivains comme Hervé Ryssen se font broyer par l’appareil judiciaire pour crime de pensée, c’est-à-dire pour avoir écrit des livres qui ne plaisent pas à certaines personnes.

Agressions, trafic de drogue, vol aggravés, etc. Nous pourrions multiplier les exemples démontrant que trop souvent en France, on constate un laxisme étrange de la part de certains juges à l’endroit de certains types de délinquants ou criminels.

On constate aussi de quelle façon les médias ont immédiatement cherché à exposer le moindre de détail de la vie de Damien Tarel. On est même allé jusqu’à passer ses abonnements YouTube au peigne fin, et on en a conclu qu’il s’agissait clairement d’un gilet jaune militant d’extrême-droite, et monarchiste par-dessus le marché, en raison de sa passion pour les arts martiaux médiévaux. On a même appris qu’il était inscrit au RSA, qu’il avait une compagne touchant l’AHH et qu’il était potentiellement membre du forum 18-25 du JVC, autrement dit le rendez-vous de toute la jeunesse fascisante.

Bref, quoiqu’on en dise, il y a dans la gifle de Tain et chez son auteur, un symbole beaucoup plus grand et puissant que les apparences. Car, en effet, l’apparence est risible, tout autant que le personnage Macron et que la faiblesse relative du coup porté. Mais, à notre avis, même l’autodérision musclée et semi-sérieuse de Papacito ne fait pas le poids face à la détermination du spadassin Damien Tarel. Son acte, insignifiant à la surface, demeurera longtemps sur la page Wikipedia d’Emmanuel Macron.

Sa photo déjà iconique, en preux chevalier à l’affut sur une botte de paille, l’épée à portée de main, exprime d’une certaine façon l’esprit de la France d’antan, celle de l’honneur et des vrais hommes, que cherche à retrouver notre génération oubliée.

Une réflexion sur “Tarte à Tain : Une Gifle légère, mais lourde de symboles

  1. La France est sous occupation depuis 1789, âge d or de la franc maçonnerie sous gouverne judeo kabbaliste. La pourriture sanhedrite tient les rênes de tout et contrôle tout. Tant que les hommes n auront pas compris qui ils ne doivent que leur liberté au christ et mener sur le terrain la guerre a cette organisation de malfaiteurs soumis au sionisme soit satan, ils resteront des esclaves. Dieu attends de nous le repenti, la conversion, et le rosaire, seul alors ils tomberont d eux mêmes.

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