Les Erreurs du Poème de l’Homme-Dieu de Maria Valtorta

Maria Valtorta (1897-1961) était une mystique italienne née dans la région de Naples. Après avoir été violemment agressée dans la rue par un délinquant qui la frappa dans le dos avec une barre de fer en mars 1920, Valtorta se retrouva alitée et souffra toute sa vie de graves douleurs.

Après un passage à l’Action Catholique à la fin des années 1920, la santé de cette jeune fille pieuse et dévouée à Sainte Thérèse de Lisieux se détériore à un tel point qu’elle ne peut bientôt plus quitter son lit. En 1931, elle fait un vœu privé de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. A partir de 1934, son état de santé lui impose de demeurer alitée en permanence.

À partir du vendredi saint de l’année 1943 et jusque dans les années 1947-1953, Valtorta affirme recevoir des messages et des visions surnaturelles de Jésus-Christ lui-même. Elle met ces messages par écrit pendant toutes ces années dans des cahiers sur l’instruction de ce « Jésus ». Ces messages sont tellement abondants qu’elle finit par remplir 122 cahiers, soit 15000 pages manuscrites décrivant les visions, révélations et instructions qu’elle affirme avoir reçu de la part du Christ Lui-même.

Ces écrits, dans leur ensemble, sont généralement connus jusqu’à ce jour sous le titre de « Poème de l’homme-Dieu » ou encore « L’évangile tel qu’il m’a été révélé ».

Ces écrits sont recueillis par son directeur spirituel, le père Romuald Migliorini, membre de l’Ordre des Servites de Marie et ancien vicaire apostolique en Afrique. Il semble par ailleurs que dans un premier temps, Maria Valtorta était plutôt réticente à l’idée de publier ses « révélations ». Ce n’aurait été que sur l’insistance des pères Migliorini et Berti qu’elle aurait consenti, en 1947, à leur publication.

C’est ainsi que le père Migliorini confia la retranscription des manuscrits au Père Corrado Berti, professeur de théologie dogmatique, qui les confia à son tour au R.P. Béa, de fâcheuse mémoire. Selon le père Pacwa, rapportant les propos du CEDIVAL (Canadian Central Distributors for Valtorta), le R.P. Béa, alors recteur de l’Institut Pontifical Biblique, aurait déclaré après lecture : « J’ai lu plusieurs des livres écrits par Maria Valtorta…Sur le plan de l’exégèse, je n’ai trouvé aucune erreur dans les parties que j’ai examinées ».

Retenez bien ceci pour la suite.

Toujours selon le CEDIVAL, les pères Migliorini, Berti et Cecchin auraient rencontré le pape Pie XII en audience en février 1948. Si la rencontre eu bien lieu, comme en atteste l’Osservatore Romano du 27 février 1948, le père Berti prétendit ensuite avoir reçu du pape Pie XII une approbation orale pour la publication des manuscrits de Valtorta.

Cette affirmation, colportée sans la moindre preuve par les adeptes de Valtorta, nous parait complètement fausse. La teneur des « révélations de Valtorta » que nous allons examiner plus tard suffira à démontrer qu’il est ridicule de supposer que le pape Pie XII ait pu donner une telle approbation, comme s’il avait pu avoir le temps de se plonger dans les 10000 pages insipides du manuscrit.

De fait, après que le père Berti ait apporté les manuscrits à la presse Vaticane, en 1949, un premier couperet tombe immédiatement : les vigilants commissaires du Saint Office, Mgr. Giovanni Pepe et le Père Berruti O.P. condamnent les écrits de Valtorta et ordonnent au père Berti de leur remettre immédiatement toutes les copies existantes. Ils le forcent également à signer un engagement à ne jamais les publier.

Or, le Père Berti désobéit. Il ne remit que les copies typographiées au Saint Office et remit les manuscrits auprès de Valtorta. Puis, il se rendit chez l’imprimeur Pisani et fit imprimer le premier volume en 1956 sous le titre de « Poème de Jésus ». Les autres volumes furent ensuite publiés annuellement jusqu’en 1959, date à partir de laquelle toutes les « révélations » sont publiées sous le titre de « Poème de l’homme-Dieu ».

Après 10 ans d’enquête sous le pontificat de Pie XII, une nouvelle sentence tombe dès le 16 décembre 1959 par un décret du Saint Office qui condamne à nouveau toutes les pseudo-révélations de Valtorta et interdit toute impression ou toute distribution de ces textes, qui sont placés à l’Index des livres prohibés :

Les éminentissimes et très révérends cardinaux de la Suprême Congrégation du Saint Office, à qui a été confié la sauvegarde des choses ayant attrait à la Foi et aux mœurs, après avoir recueilli les précédents opinions des consultants, ont unanimement condamné et ordonné que les livres écrits par un auteur anonyme en quatre volumes, soient inscrits à l’index des livres prohibés. Le premier de ces livres étant :

Il Poema di Gesu (Le poème de Jésus), chez l’imprimeur M. Pisani

Suivi de :

Il Poema dell’Uomo-Dio (Le poème de l’homme-Dieu), ibidem.

Le vendredi de ce même mois et de cette même année, le très saint père Jean XXIII, pape par la grâce de la divine providence, après avoir entendu les rapports des très révérends pères, approuva cette décision et ordonna sa publication.

Donné à Rome, au Saint Office, le 5 Janvier 1960. Sebastian Masala, Notaire.

Dans l’Osservatore Romano du 6 Janvier 1960, on lit la notice suivante, qui explique la décision du Saint Office et qui résume pour nous la teneur générale de l’œuvre de Valtorta :

Les raisons de cette mise à l’index sont facilement compréhensibles pour ceux qui ont eu la douloureuse patience de lire les 4000 pages de cette édition. Tout d’abord, le lecteur est frappé par la longueur des discours attribués à Jésus et à la Très Sainte Vierge, ainsi que par les interminables dialogues entre les nombreux personnages qui peuplent ces passages. Les Quatre Evangiles nous présentent un Jésus humble, réservé. Ses discours sont parcimonieux, précis, et ont une efficacité maximale. A l’inverse, dans cette espèce de fiction, Jésus est décrit comme bavard, presque revendicatif, toujours prêt à se déclarer lui-même le Messie et le Fils de Dieu et à donner des leçons de théologie avec les termes qu’emprunterait un professeur de notre époque. Dans l’Evangile, nous admirons l’humilité et le silence de la Mère de Jésus. Ici, au contraire, l’auteur de ce livre montre la Sainte Vierge comme une sorte de propagandiste moderne, présente dans tous les coups, toujours prête à donner des leçons de théologie mariale, présentées à la manière des études actuelles. L’histoire se poursuit lentement, au milieu des ragots. On découvre de nouveaux faits, de nouvelles paraboles, de nouveaux personnages et beaucoup, beaucoup de femmes suivant Jésus. Certains passages sont ainsi fort scabreux et rappellent les descriptions et les scènes que l’on trouve dans les romans modernes. Pour ne donner que quelques exemples : la confession faite à Marie par une certaine Aglaé, une femme de mauvaise vie (volume 1, p. 790), une histoire bien peu édifiante (volume 1, p. 887), une danse réalisée, certainement pas de façon modeste, devant Pilate dans le Prétoire (volume 4, p. 75), etc. Arrivés à ce point, une réflexion nous vient spontanément : cet ouvrage, par sa nature et selon les intentions de l’auteur et de l’éditeur, pourrait aisément tomber dans les mains des religieux et des élèves de leurs écoles. Dans ce cas, la lecture de passages tels que nous les avons cités, pourrait difficilement se faire sans danger ou sans dommages spirituels. […] Au milieu de tant de prétentions de culture théologique, on trouvera dans cet ouvrage quelques perles qui ne brillent certainement pas de l’éclat de l’orthodoxie catholique. […] Ainsi, même si cet ouvrage n’avait prétendu n’être qu’un roman, il aurait aussi bien mérité sa condamnation en raison de son irrévérence. Mais en réalité, les intentions de l’auteur vont bien plus loin que cela. En effet, vers la fin du 4e volume, à la page 839, l’auteur se révèle. C’est une femme et elle écrit qu’elle est un témoin de tous les temps messianiques et qu’elle s’appelle Maria.

Malgré la condamnation du Saint Office, ainsi que la recension pour le moins hostile de l’Osservatore Romano (doublée d’une autre le 1er Décembre 1961), une seconde édition du Poème fut publiée, laquelle fut ensuite traduite en allemand, en français, en espagnol et en anglais.

Précisons encore une fois que l’enquête et la condamnation sont l’œuvre des loyaux cardinaux et pères du Saint Office sous Pie XII. Jean XXIII ne fit que ratifier une décision prise bien avant son intrusion, et il lui aurait été bien mal avisé de s’y opposer, alors qu’il devait discrètement lancer le programme de destruction moderniste avec le concile de Vatican 2. Notez aussi que peu de temps après Vatican 2, Paul VI, en plus de supprimer le Saint Office, supprima également l’Index des Livres Prohibés. Nous verrons plus loin dans cet article comment la hiérarchie moderniste a considéré les « révélations » de Valtorta au fil du temps.

Car en effet, si nous écrivons cet article, c’est parce que jusqu’à aujourd’hui, on observe dans certains milieux conciliaires conservateurs, et même dans certains milieux traditionnalistes, une dévotion proprement obsessionnelle pour l’ouvrage de Maria Valtorta. La chose est grave, car, comme nous allons le prouver, les « révélations » de Maria Valtorta, en plus de contenir des erreurs théologiques énormes, contiennent également des blasphèmes épouvantables contre Notre Seigneur Jésus-Christ et contre la Très Sainte Vierge Marie.

Comment expliquer que ces pseudo-révélations aient pu trouver de l’intérêt chez des prêtres d’avant Vatican 2 comme le père Romualdo Migliorini (le directeur spirituel de Valtorta) ou comme le frère Juan de Escobar qui en traduisit l’édition espagnole à la fin des années 1970, sinon en considérant que ces clercs étaient déjà séduits par les idées modernistes qui se dégagent de l’œuvre ?

Comment expliquer aussi que des individus comme Guy Pagès[1] ou encore comme Mgr. Williamson[2], recommandent depuis des années la lecture de ce tissu d’horreurs ?

Nous avertissons les lecteurs que certains passages que nous allons décrire plus bas sont très réellement choquants, tant ils insultent l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ et de Sa Très Sainte Mère. Nous ne les reproduirons que partiellement, avec autant de retenue que possible, mais de façon suffisamment exhaustive pour que les adeptes de Valtorta réalisent qu’il est urgent pour eux de cesser au plus tôt d’accorder du crédit à ces fausses révélations.

Aspect général du Poème de l’homme-Dieu

D’une façon générale, et comme l’a bien expliqué l’article de l’Osservatore Romano, et comme le titre de l’ouvrage le suggère lui-même, ce qui frappe avant tout, c’est que le Poème de l’homme-Dieu nous présente un « Jésus » excessivement humanisé. En conséquence de quoi la perfection de sa nature humaine est rabaissée à l’extrême, tandis que sa divinité est pour ainsi dire effacée.

En ce qui me concerne, lorsque je lus pour la première fois quelques passages du Poème il y a quelques années, mon impression se fixa rapidement sur une conviction claire : ces révélations sont fausses. Elles sont soit l’œuvre d’une malheureuse fabulatrice, ou bien d’une malheureuse ignorante trompée par le démon.

Il suffit de jeter un œil sur l’horrible croquis du « Jésus », réalisé par l’artiste Lorenzo Ferri sur les instructions directes de Valtorta (ci-dessous), pour être frappé de frayeur et de dégout. Nous avons ici affaire à un faux Jésus, à un Christ gnostique, et non pas à Notre Seigneur Jésus-Christ. Le contenu de cette œuvre putride que nous allons maintenant analyser achèvera de vous convaincre de son extrême dangerosité.

Le « Jésus » de Valtorta apparait donc globalement plutôt comme un homme fait Dieu, plutôt que comme Dieu fait homme. Depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte, le « Jésus » de Valtorta est décrit comme un individu sans grande dignité, agité, gourmand, et surtout, quasiment sans aucune conscience de sa mission, de sa messianité et de sa divinité, comme s’il ne la découvrait qu’au fur et à mesure de sa vie.

De la même façon, la « Marie » de Valtorta est présentée sans aucune dignité, mais comme une femme agitée, bavarde et mondaine. À l’instar du faux Jésus, la « Marie » de Valtorta est décrite comme étant partiellement ignorante de sa sainteté particulière, ce qui s’en ressent dans la manière par laquelle elle nous est présentée.

De plus, comme le remarquait Anselmo de la Cruz dans un excellent article, un autre aspect du Poème de l’homme-Dieu est son ton particulièrement graveleux, commun et vulgaire. On y trouve une certaine propension à parler de choses impures et on y décèle « une obsession sexuelle généralisée », selon le mot d’un critique catholique bien avisé.

Pour le reste, le style du discours est la plupart du temps parfaitement indigne de toute parole inspirée. Comme le notèrent de sages observateurs du temps de la parution du Poème, ce qu’on peut en dire, au grand minimum, c’est qu’il s’agit là d’un très mauvais roman. D’après nous, c’est bien pire que cela.

Voyons à présent les problèmes théologiques graves que l’on trouve dans cet ouvrage.

La Révélation biblique n’est pas close et doit être complétée par de nouvelles révélations

Selon les messages du « Jésus » de Valtorta, la Révélation divine n’est pas close et n’est pas parfaitement possédée par l’Église. Il faut y ajouter et y remplacer certaines parties, devenues obscures au fil des âges, d’autres ayant disparu. Les passages ci-dessous se trouvent dans le volume 11, aux pages 887 et suivantes, dans l’édition du Centro Editoriale Valtortiano de 1987.

On fait dire à ce « Jésus » :

Ta mission est d’illuminer certains points que diverses circonstances ont recouverts de ténèbres, formant ainsi des zones obscures dans la lumière des livres évangéliques et des points qui semblent fracturés. Et pour ces points obscurs entre un épisode et un autre, des points indéchiffrables, ceci est la clé pour comprendre certaines situations de façon exacte.

Plus loin, « Jésus » affirme à l’endroit de ceux qui voudraient remettre en cause les « visions » de Valtorta :

S’ils répondent que la Révélation s’est close par le dernier Apôtre et que rien de doit être ajouté, voici : Et si je désirais reconstruire l’image de ma divine charité, comme l’on restaure les mosaïques en rénovant les parties endommagées et manquantes, et si je remplaçais les parties manquantes et désirais faire ceci en ce siècle alors que l’espèce humaine est plongée dans les ténèbres ? En vérité,  tu devrais me remercier, car j’ai ajouté de nouvelles lumières à la lumières que tu possèdes, laquelle ne suffit plus pour voir ton sauveur.

Remarquez ici qu’on ne parle pas de simples révélations privées qui pourraient édifier les fidèles par quelque enseignement vertueux ou quelque instruction pouvant aider à grandir spirituellement ou à approfondir légitimement quelque point de la foi. Non, ici, le « Jésus » de Valtorta affirme que la Révélation n’est pas parfaite, qu’elle s’est obscurcie au fil du temps et qu’il en manque certaines parties, lesquelles doivent être remplacées.

Tout ceci s’oppose complètement à la Sainte Écriture et aux dogmes de l’Église. On lit dans les derniers versets du livre de l’Apocalypse :

Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu lui ajoutera à lui les plaies écrites dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part du livre de vie, et de la ville sainte, et de ce qui est écrit dans ce livre. – Apocalypse 22 ; 18-19

Le Concile du Vatican, reprenant le dogme prononcé au Concile de Trente, affirme :

Si quelqu’un ne reçoit pas dans leur intégrité, avec toutes leurs parties, comme sacrées et canoniques, les Livres de l’Écriture, comme le saint concile de Trente les a énumérés, ou nie qu’ils soient divinement inspirés ; qu’il soit anathème. – Constitution Dogmatique Dei Filius, Canon 2

Le Concile du Vatican enseigne aussi :

Le Saint Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. – Constitution dogmatique Pastor Aeternus, Chapitre 4

De même, le pape Pie IX, dans son Syllabus, condamne l’erreur suivante :

La révélation divine est imparfaite, et par conséquent sujette à un progrès continuel et indéfini correspondant au développement de la raison humaine.  – Pie IX, Syllabus, erreur condamnée n°5

Assurément, l’entité qui se fit passer pour « Jésus » auprès de Valtorta montre ici que son intention était de faire croire aux chrétiens que la Révélation n’est pas complète, qu’elle est altérée, imparfaitement détenue, transmise et comprise par l’Église. Il n’est peut-être pas présomptueux de voir ici une manigance du démon lui-même.

Par ailleurs, tout ceci empeste le modernisme, dont le postulat général est d’affirmer que la Tradition catholique n’a pas suffisamment compris et exposé le message du Christ dans l’époque moderne.

Ce pourquoi les éditeurs de la version espagnole n’ont pas craint d’inclure de nombreuses notes de bas de page cherchant toutes à démontrer à quel point les « révélations » de Valtorta se conforment tout à fait à la « nouvelle Pentecôte » de Jean XXIII et à l’esprit de Vatican 2. Nous ne saurions les contredire sur ce point.

Un salut promis à tous sans condition

Pour preuve de notre développement précédent, le fait est que les messages de Valtorta insistent sur une notion vague de rédemption universelle et inconditionnelle du genre humain par les seuls mérites de Jésus-Christ. Le pseudo-Jésus affirme ceci dans le volume 11, p. 544 (voir aussi p. 788) :

Le couple Jésus-Marie est l’antithèse du couple Adam-Eve. Le couple Jésus-Marie est destiné à annuler tout ce que firent Adam et Eve, et de restaurer la race humaine au point où elle se trouvait lors de sa création, riche en grâces et dans tous les dons que lui offrit le Créateur. La race humaine a obtenu une régénération totale par l’œuvre du couple Jésus-Marie qui en sont ses nouveaux fondateurs. Le temps passé a été effacé. Le temps et l’histoire humaine commence réellement à partir du moment où la nouvelle Eve, par un changement dans la Création, tira de son ventre le nouvel Adam.

S’il est exact que le Seigneur Jésus-Christ S’est offert et a souffert pour la rémission de nos péchés, cette œuvre salvifique n’est efficace que pour ceux qui, considérant Ses ineffables mérites, adhèrent sincèrement à Sa doctrine et à Son Église. Ce passage de Valtorta, ainsi que d’autres, insinuent donc une imprécision certainement délétère.

« Marie » est la « seconde-née du Père »

Autre développement très étrange des messages de Valtorta. Dans le volume 1, à la page 3, Valtorta prétend que la Vierge Marie est, après le Christ, la « seconde-née du Père ».

Cette formulation bizarre exprime certains relents gnostiques. Dans tous les cas, il s’agit ici d’une erreur, étant donné que le Christ est le Fils unique de Dieu, comme nous le répétons dans le Crédo : « Je crois…en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu ».

Dans un autre passage, au volume 4, p. 240[3], « Marie » est décrite comme devant devenir « seconde après Pierre dans la hiérarchie ecclésiastique ».

Ces affirmations hétérodoxes ont possiblement quelque rapport avec l’erreur précédemment analysée, ainsi qu’avec la suivante. Bien des critiques de Valtorta ont en effet remarqué qu’il y avait chez elle une certaine volonté de développer une mariologie et une ecclésiologie particulières.

La Rédemption est consommée par « Marie »

Le « Jésus » de Valtorta lui révèle que la Rédemption ne fut pas consommée par lui, mais par « Marie ». Nous lisons ceci à la page 600 du volume 11 :

Tout le monde pense que la Rédemption s’acheva par mon dernier soupir. Non, tel ne fut pas le cas. La mère acheva la rédemption, en y ajoutant sa triple torture afin de racheter la triple concupiscence.

Nous voyons ici encore une probable hérésie. Premièrement, le Concile de Trente affirme clairement que :

Notre Seigneur Jésus-Christ est le seul Rédempteur et Sauveur.

Certes, il est exact que la doctrine catholique enseigne que la Très Sainte Vierge Marie a coopéré plus que quiconque à la Rédemption du genre humain par sa très pieuse participation aux souffrances de son Divin Fils, comme ceci fut prophétisé dès Genèse 3 ; 15. Le pape Pie IX enseigne ainsi :

En sorte que, comme le Christ, médiateur entre Dieu et les hommes, détruisit, en prenant la nature humaine, l’arrêt de condamnation qui était contre nous et l’attacha triomphalement à la croix ; ainsi la Très Sainte Vierge, unie étroitement, unie inséparablernent avec lui, fut, par Lui et avec Lui, l’éternelle ennemie du serpent venimeux, le vainquit, le terrassa sous son pied virginal et sans tache, et lui brisa la tête.Pie IX, Ineffabilis Deus, proclamation du dogme de l’Immaculée Conception

C’est pourquoi, et dans cette acception uniquement, le magistère de l’Eglise qualifie notre Très Sainte Mère du Ciel de médiatrice et de co-rédemptrice, et ce dernier terme doit se comprendre comme Marie, coopératrice et « participante des souffrances de Son cher Fils, L’assistant alors qu’Il offrait le sacrifice de notre Rédemption sur l’autel de la croix » (Pie XI, Message Radiophonique aux Pèlerins de Lourdes, 28 Avril 1935).

Or, là n’est pas le propos vu plus haut chez Valtorta, puisqu’il y est affirmé que la Rédemption ne fut pas achevée par Jésus-Christ Lui-même, mais postérieurement, par « la Mère ». Ces propos fort troubles, mis en rapport avec la notion du couple « Jésus-Marie » proposée dans les passages vus précédemment, laisse apparaitre une subversion complète, ou du moins l’introduction de confusions infernales, dans les doctrines catholiques relatives à ces matières.

Et en ce qui concerne la « triple torture » et la « triple concupiscence », de tels éléments ne peuvent que nous conforter dans l’idée que toute cette « révélation » n’a pas d’autre objet que de se moquer de façon impie de Notre Seigneur Jésus-Christ et de la Très Sainte Vierge Marie, puisque nous allons voir à présent les passages les plus douloureux et les plus scandaleux de Valtorta, dans lesquels sont décrits un « Jésus » et une « Marie » soumis aux tentations de la chair.

Ces passages sont si scandaleux que nous avons honte de les rapporter, si ce n’était pour prémunir les uns et avertir les autres. Leur lecture ne conviendra qu’à un public averti. Du reste, nous nous en tiendrons au minimum, tant il existe de passages semblables dans le livre en question.

Un « Jésus » homosexuel

La chose la plus choquante chez Valtorta est la présentation d’un « Jésus » aux tendances homosexuelles. Il est absolument impossible que des catholiques dignes de ce nom puissent sérieusement porter du crédit à cet ouvrage après avoir lu les passages suivants, que l’on trouve dans le volume 2, n°165, pp. 57-58 et 390.

Par exemple, dans ce passage, p.390, « Jésus » se livre à des embrassades avec « Saint Jacques » :

Viens, je t’embrasserai de cette manière, afin de t’aider à oublier le fardeau de mon destin en tant qu’homme. Voici que j’embrasse tes lèvres qui devront répéter mes paroles au peuple d’Israel et ton cœur que devra aimer comme je te l’ai enseigné, et là, sur ton temple, là où la vie devra cesser…Ils restèrent à s’embrasser pendant un long moment et Jacques semblait s’assoupir dans la joie des baisers de Dieu qui lui faisaient oublier ses souffrances.

Dans un autre passage, pp.57-58, on découvre une scène tout aussi scandaleuse entre « Jésus » et « Saint Jean » :

Jésus se penche et embrasse la joue de Jean, qui ouvre ses yeux et est surpris de voir Jésus. Il s’assit et dit : « As-tu besoin de moi ? Me voici. » Jean, à moitié nu dans sa sous-tunique, car il utilisait sa tunique et sa mante comme couverture, serre le coup de Jésus et place sa tête entre l’épaule et la joue de Jésus.

Après que Jean ait professé sa croyance et son amour en Jésus comme Fils de Dieu :

« Il sourit et sanglote, haletant, enflammé d’amour, se relaxant sur la poitrine de Jésus, comme s’il était éreinté par son ardeur. Et Jésus le caresse, brulant lui-même d’amour ».

Plus loin, « Jean » supplie « Jésus » de ne pas dire aux autres ce qui vient de se passer entre eux. « Jésus » lui répond :

« Ne t’inquiète pas, Jean. Personne ne sera mis au courant de ton mariage avec l’Amour. Habille-toi, viens. Nous devons partir ».

Abominable tissu de blasphèmes ! Que Dieu nous pardonne d’avoir à reproduire de pareilles horreurs, mais nous le faisons que pour que les obstinés et les aveugles constatent d’eux-mêmes que tout ceci ne peut qu’être l’œuvre de l’esprit impur.

Et dire que certains fous ont l’audace de vouloir nous faire croire que ces passages ne devraient être pris qu’au sens « spirituel ». Anathema sit.

Et il existe encore quantité d’autres passages de ce type, mais nous pensons que l’offense est déjà bien trop grande. À toute utilité d’archives, un laïc, Mr. F. John Loughnan, ancien fidèle de la F.S.S.P.X. et farouche pourfendeur de Valtorta, a compilé tous les passages incriminés ici.

« Jésus » sous-entend une histoire adultérine entre « Pierre » et « Marie »

Voici encore un autre passage étrange et non moins scandaleux. Ici, on trouve le même « Jésus » indigne et excessivement humain de Valtorta, n’hésitant pas à faire des farces et des sous-entendus graveleux avec ses apôtres et sa mère. Dans le passage suivant, « Jésus » interpelle « Pierre » de façon virulente :

Viens ici, toi, l’usurpateur et le corrupteur !

Moi ? Pourquoi ? Qu’ai-je fait Seigneur ?

Tu as souillé ma mère. C’est pourquoi tu voulais être seul. Que ferais-je de toi ?

Jésus sourit et Pierre retrouve sa confiance :

Tu m’as vraiment fait peur ! Et maintenant, tu ris.

(Volume 2, n°199, p. 185)

Ce passage grotesque et blasphématoire se passe de commentaires.

Le péché originel aurait été l’acte sexuel

Il s’agit ici d’une erreur anti-biblique très ancienne et que les Pères de l’Église dénonçaient déjà en leur temps. Valtorta prétend en effet que le péché originel se déroula sous la forme d’un acte sexuel.

Valtorta s’étend à ce sujet pendant de très nombreuses pages, parfois avec des détails obscènes qui ne sauraient venir d’une source inspirée. On lit tout ceci dans le volume 1, PP. 49, 98, 254, 257, 258.

Eve approcha l’arbre du bien et du mal afin de découvrir ce mystère, ces lois de la vie. Elle vint, disposée à recevoir ce mystère, non par la révélation de l’enseignement pur et de la divine influence, mais de l’enseignement impur et de l’influence satanique. […] Dieu vous a dit qu’il veut vous garder comme esclavages sous son pouvoir. Pensez-vous être roi et reine ? Vous n’êtes même pas aussi libres que les bêtes sauvages. Les animaux peuvent s’aimer les uns les autres d’un amour vrai. Vous ne le pouvez. Les animaux sont reçu le don de pouvoir être des créateurs, comme Dieu. Les animaux génèrent des petits et voient leurs familles grandir comme il leur plait. Vous ne le pouvez. On vous refuse cette joie. Pourquoi vous avoir faits homme et femme si vous devez vivre ainsi. Soyez des dieux. Vous ne connaissez pas la joie d’être deux en une seule chair, créant ainsi un troisième et bien plus.

Selon l’entité révélant ces choses à Valtorta, nos premiers parents, avant leur chute, n’avaient aucune connaissance de la procréation, et en ce temps-là, celle-ci se déroulait sans union sexuelle, mais par l’intervention directe de Dieu.

Toujours selon Valtorta, la connaissance de l’union procréatrice était littéralement interdite à l’intelligence d’Adam et Eve et c’est à ce titre que le serpent séduisit Eve en lui affirmant que Dieu les avait créés moins libres que les animaux, qui avaient, eux, le pouvoir d’aimer, de commettre l’acte conjugal et de se reproduire.

Or, rien de tout ceci n’est conforme à la Sainte Écriture et à la doctrine catholique. Premièrement, le péché originel n’était pas du tout un péché lié à un quelconque acte sexuel, mais était un pur péché de désobéissance, plus précisément le péché d’orgueil, comme l’explique Saint Thomas d’Aquin (Summa, II, II, Q. 163, a.1).

Ensuite, Saint Augustin nous enseigne que nos premiers parents n’ont connu la consommation du mariage qu’après avoir été chassés du jardin d’Eden, et non pas avant (De la Genèse, Livre 9, Chap. 4-5). Ils n’ont donc pas pu désirer commettre d’acte sexuel, ni avant la chute, ni pendant, ni immédiatement après.

Saint Augustin ajoute que si l’acte n’avait pas encore eu lieu, c’est tout simplement parce que Dieu n’en avait pas encore donné l’ordre : « Or, Dieu n’avait point encore donné cet ordre, parce qu’il réglait tout selon Sa prescience, et qu’Il prévoyait sans aucun doute leur chute, qui allait gâter la source d’où le genre humain devait sortir ».

Enfin, contrairement à ce qu’affirme Valtorta, bien que nos premiers parents ne consommèrent leur mariage qu’après avoir quitté le Jardin d’Eden, il ressort de la Sainte Écriture qu’ils n’ignoraient point la méthode de la procréation avant la chute, puisque le Seigneur leur parla ainsi dans Genèse 2 :

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront deux dans une seule chair. Or Adam et sa femme étaient nus tous deux, et ils ne rougissaient point.Genèse 2 ; 24

Et bien qu’ayant conscience de cela, nos premiers parents ne souffraient d’aucun désordre de la concupiscence avant la perte de la grâce sanctifiante, laquelle fut causée par le péché originel, lequel fut un pur péché d’orgueil et de désobéissance.

Malgré cela, Valtorta réaffirme longuement le contraire. Nous passons évidemment les autres passages qui tombent carrément dans l’érotisme, sinon pour rappeler que tout ceci aurait été révélé par « Jésus », ce qui est bien évidemment impossible.

J’ajoute enfin que la croyance selon laquelle le péché originel fut lié à un péché de chair se retrouve chez un certain nombre de sectes gnostiques anciennes, ainsi que dans le Talmud (TB Abodah Zarah 22a). Rien de tout ceci n’est conforme à la Sainte Écriture et à la doctrine catholique.

« Jésus » et « Marie » étaient soumis au péché et aux tentations de la chair

Allant plus loin encore dans l’erreur et le blasphème, Valtorta rapporte des « révélations » montrant un « Jésus » et une « Marie » soumis aux tentations, en particulier celles de la chair. Épouvantable abomination.

Le « Jésus » de Valtorta décrit un dialogue entre « Jésus » et « Judas » dans lequel on veut nous faire croire que le « Christ » aurait été un jour soumis au péché et qu’il y aurait du mal en lui, comme chez tous les autres hommes :

Jésus, avez-vous jamais péché ?

Je n’ai jamais voulu pécher…Judas, j’ai 30 ans, et je n’ai pas vécu dans une cave ou sur quelque montagne, mais parmi les hommes. Et même si j’avais vécu dans l’endroit le plus solitaire du monde, crois-tu qu’il ne me serait pas venu des tentations ?…Nous avons tous en nous le bien et le mal. Nous devons tout porter en nous.

D’autres passages du même tonneau persistent à présenter « Jésus » comme un simple homme, soumis à la souillure du péché originel ou aux vicissitudes charnelles de l’homme comme le reste de l’humanité créée. D’autres passages décrivent des scènes que la pudeur nous interdit de reproduire ici et où l’on constate partout que l’inspiration des « messages » de Valtorta ne peut certainement pas être divine.

Ces horribles blasphèmes vont évidemment complètement à l’encontre de la Sainte Écriture et du dogme catholique de l’impeccabilité absolue du Christ.

En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ, comme on le lit moult fois dans l’Écriture, est « l’Agneau sans tache et sans défaut » (1 Pierre 1 ; 18). Le Concile de Florence enseigne :

La Sainte Eglise romaine…affirme, professe et enseigne…que Notre Seigneur Jésus-Christ est parfait en Sa divinité et parfait en Son humanité, vrai Dieu et vrai homme, de corps et d’âme rationnelle, consubstantiel au père au regard de Sa divinité, consubstantiel à nous au regard de Son humanité en tous les aspects, sauf en ce qui concerne le péché. – Concile de Florence, Session 14

Bien d’autres passages de l’Écriture (Jean 8 ; 46, Jean 14 ; 30, Hébreux 7 ; 26, etc.) montrent tout aussi clairement que le péché ne pouvait avoir absolument aucune emprise, ni aucun pouvoir d’attraction de quelque sorte ou de quelque façon que ce soit sur Dieu le Fils, ce qui devrait être évident pour n’importe quel chrétien. Comment la pauvre Maria Valtorta a-t-elle pu sérieusement croire à ce qu’elle écrivait, sinon qu’elle fût confortée dans son erreur par les modernistes qui lui tenaient lieu de directeurs spirituels ?

En d’autres passages, c’est l’impeccabilité de la Très Sainte Mère du Sauveur qui est attaquée. Nous avons vu dans un précédent passage l’histoire scabreuse et blasphématoire que le « Jésus » de Valtorta « révèle » à propos de « Pierre » et « Marie ». Dans un autre passage, dans le volume 1, p. 23, on lit un dialogue entre « Sainte Anne » et la « Sainte Vierge » enfant :

Dis-moi, maman, est-ce qu’il est possible de pécher par amour de Dieu ?

Que dis-tu ma chère ? Je ne te comprends pas.

Je veux dire : commettre un péché afin d’être aimé de Dieu, qui devient alors le Sauveur. Qui est perdu, est sauvé : ceci n’est-il pas vrai ? J’aimerais être sauvée par le Sauveur afin de recevoir son regard aimant.

Ce passage scandaleux et blasphématoire suffit à montrer une fois de plus que nous avons affaire à une œuvre proprement inspirée par les forces de l’enfer. En effet, le « Jésus » de Valtorta nous montre ici une « Marie » qui, à l’instar du « Jésus », n’est qu’une simple enfant, sans grâce, sans dignité, sans sainteté, sans intelligence des choses divines. Ces passages font fortement penser à la doctrine de la « rédemption par le péché », si courante chez les sectaires sabbataïstes et frankistes.

Quoiqu’il en soit, ce passage et bien d’autres encore s’opposent complètement à la doctrine catholique concernant la sainteté et l’impeccabilité de la Très Sainte Vierge. Le pape Pie IX proclama ainsi :

Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tâche du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.Pie IX, Ineffabilis Deus

Le pape Pie IX, dans la même déclaration, énumère les milles preuves bibliques relatives à ce dogme et les conclut en affirmant que : « la haute dignité de la Mère de Dieu, sa perpétuelle innocence, et sa sainteté…n’a jamais souffert la plus légère atteinte ».

Le pape Pie IX enseigne encore :

Eve, en effet, pour avoir misérablement obéi au serpent, perdit l’innocence originelle et devint son esclave ; mais la Vierge Bienheureuse, croissant toujours dans la grâce originelle, ne prêta jamais l’oreille au serpent, et ébranla profondément sa puissance et sa force par la vertu qu’elle avait reçue de Dieu.Pie IX, ibid.

Il existe plusieurs religions révélées

Un autre point intéressant est qu’on note en certains endroits du Poème, une certaine orientation indifférentiste vis-à-vis des religions, tout à fait en phase avec les doctrines de Vatican 2.

On lit par exemple dans une « révélation » du 10 Janvier 1944, une phrase qu’on dirait tout droit sortie de Lumen Gentium ou Nostra Aetate :

J’attire à moi les justes de la terre et, même aux hommes droits qui ne connaissent pas le vrai Dieu, je donne des reflets de votre Dieu saint; c’est ainsi qu’il y a un filet de vérité dans toutes les religions révélées, déposé par moi, qui suis celui qui irrigue et féconde.  

Il y aurait donc plusieurs religions révélées, selon le faux Jésus de Valtorta. Mais en plus de cela, on retrouve ici en substance l’hérésie de Redemptor Hominis, consistant à insinuer que c’est Dieu Lui-même qui inspirerait directement et positivement les vérités des fausses religions.

À ce stade, la démonstration générale étant faite, il n’y a plus lieu d’être surpris.

Autres erreurs

Il existe encore bien d’autres erreurs, aberrations et hérésies dans les copieux volumes du Poème de l’homme-Dieu. Nous ne pouvons toutes les rapporter ici, mais nous en produisons un sommaire :

  • Évocation hétérodoxe de la Sainte Trinité
  • Erreurs concernant la vision béatifique
  • Erreurs concernant la nature de la prêtrise
  • Erreurs concernant les paroles de la Consécration
  • Autres erreurs concernant le salut et la sanctification
  • Erreurs concernant la nature de l’Église
  • Nombreux anachronismes grossiers (« Jésus » utilise un tournevis[4])

On trouve encore bien d’autres descriptions scandaleuses et grossières de Notre Seigneur ou de la Très Sainte Vierge Marie, d’autres complètement en contradiction avec ce que l’Evangile nous apprend, etc.

Que les catholiques sérieux prennent leurs dispositions, et s’ils possèdent chez eux le Poème de l’homme-Dieu, qu’ils jettent tout ceci dans les flammes.

La fascination malsaine du Poème de l’homme-Dieu dans les milieux conciliaires conservateurs et traditionnalistes

On voit donc qu’en plus de rependre l’erreur, de s’opposer à des dogmes et d’exprimer des blasphèmes insoutenables, le Poème de l’homme-Dieu contient en somme plusieurs doctrines étrangement compatibles avec le modernisme duovatican.

Cependant, il me semble que les fidèles ayant totalement accepté les hérésies de Vatican 2 n’ont guère besoin des fables de Valtorta pour se convaincre de ces choses. Il me semble que Valtorta est bien plus dangereuse pour ces conciliaires conservateurs et traditionnalistes empêtrés dans une schizophrénie spirituelle lamentable.

Chez certains d’entre eux, on constate une vaine propention à vouloir s’échapper des réalités théologiques pures, pour trouver un impossible réconfort dans toutes sortes « d’apparitions » et de « révélations » privées douteuses ou carrément condamnées, comme celle-ci.

Nous avons déjà évoqué, parmi les grands dévots actuels de Valtorta, des personnalités présentées comme conservatrices ou traditionnalistes, telles que Guy Pagès ou Mgr. Williamson. Que le lecteur se reporte aux notes de bas de page pour se faire une idée de la chose. Ajoutons également le Père Kevin Robinson, de la F.S.S.P.X., qui publia une Apologia Pro Maria Valtorta en 1999.

Notons cependant que l’épaisseur considérable de l’œuvre de Valtorta fait aussi que certains de ses dévots, surtout les simples fidèles, naïfs, n’ont possiblement jamais lu autre chose d’elle que quelques extraits apparemment édifiants, sans avoir conscience de ce que dissimule le reste du texte.

D’un autre côté, il est aisé de comprendre ce qui peut attirer et fasciner chez Valtorta : Les tentations apparitionnistes, un désir mal placé de vouloir connaitre la vie cachée de Notre Seigneur Jésus-Christ, dispositions que l’on pense assouvir dans ces fables pseudo-mystiques. À bien y réfléchir, on est pas loin ici de la vieille tentation gnostique. Après tout, le Poème de l’homme-Dieu, n’est-il pas un contre-Évangile de plus ?

Certains admirateurs actuels des messages de Valtorta m’ont souvent objecté qu’il devait tout de même s’y trouver des choses révélées, tant les détails archéologiques, topographiques et historiques y sont précis.

Certes, j’admets sans difficulté qu’on trouve des choses surprenantes chez Valtorta. Des détails tels, sur le plan archéologique ou géographique, qu’on ne peut effectivement pas raisonnablement penser que Maria Valtorta les ait inventés toute seule. Elle-même avouait volontiers qu’elle recevait ces « révélations » au jour le jour, et qu’elles les écrivait de façon automatique, sans presque jamais se relire. Elle admettait aussi qu’elle n’avait aucune connaissance des choses que l’entité lui dictait.

En cela, je crois Valtorta. Issue d’une famille de la moyenne bourgeoisie italienne, elle reçut une éducation convenable, mais certainement pas d’un niveau qui pourrait nous faire croire qu’elle avait des connaissances assez étendues pour inventer tout ce luxe de détails. C’est la raison pour laquelle je penche personellement pour l’hypothèse d’une fausse révélation privée opérée par un démon, plutôt qu’une pure affabulation.

Certains semblent en effet oublier que le diable, équipé de son intelligence angélique, connait parfaitement l’histoire, bien mieux que nous. Il n’aurait donc aucun mal à nous éblouir par l’exposition de cette infinité de détails topographiques, pour mieux dissimuler, ici et là, les erreurs théologiques et les blasphèmes épouvantables que nous avons vu plus haut. Telle est sa méthode.

Et la méthode catholique, en ce qui concerne les révélations privées, est de rejeter tout prétendu message ou apparition qui contient la plus petite erreur contre la foi. Les augustes prélats du Saint-Office ne s’y sont pas trompés.

Quoiqu’il en soit, depuis la fin des années 1970, le culte de Valtorta s’est largement diffusé, en particulier dans les milieux conservateurs conciliaires. Sur la toile, on trouve une énorme quantité d’associations, de sites, de forums et de chaines YouTube uniquement consacrées aux « messages » de Valtorta.

Par exemple, le CEDIVAL, l’une des principales organisations canadiennes de défense des écrits de Valtorta, n’a rien d’une association de modernistes comme on pourrait se l’imaginer.

Au contraire, selon la communication officielle du CEDIVAL, les membres du Saint Office qui condamnèrent le Poème de l’homme-Dieu auraient été des infiltrés modernistes, qui mirent tout en œuvre pour « se saisir des manuscrits et les détruire » !

Selon le Pr. Léo Brodeur, président du CEDIVAL (on lira ici un témoignage plus général de l’interessé), les commissaires du Saint Office voulaient détruire les manuscrits, car « le Poème de l’homme-Dieu est un instrument pour aider l’Eglise à combattre la terrible hérésie du modernisme ».

Les affirmations de Brodeur n’ont aucun sens, puisque le très moderniste R.P. Bea, qui était consulteur auprès du Saint Office à l’époque de la condamnation du Poème, était très favorable à Valtorta, comme nous l’avons vu et comme nous le démontrerons encore plus bas.

Cette affirmation montre la confusion absolue qui règne souvent dans ce type de milieux, plus intéressés par des « révélations » pseudo-mystiques que par la saine théologie et le réalisme philosophique (ou tout simplement par les dévotions approuvées par l’Eglise). Car, comme nous l’avons vu, les idées exprimées dans le Poème de l’homme-Dieu semblent plutôt se conformer aux doctrines modernistes de Vatican 2 qu’aux doctrines catholiques. Mais à y regarder de plus près, on peut aussi très bien comprendre pourquoi les passages plus spirituels de Valtorta séduisent également des esprits plus conservateurs.

Comme toujours, le mensonge est une altération de vérités. On trouvera donc certainement bien des passages qui paraissent orthodoxes, inoffensifs et peut-être même édifiants. En cela, les messages de Valtorta ressemblent beaucoup, dans leur nature, aux doctrines de Vatican 2, où les sentences orthodoxes des modernistes n’ont pas d’autre raison d’être que de mieux dissimuler « les entrelacs de leurs tortueuses manœuvres », pour reprendre la parole du pape Pie VI

L’influence du Poème de l’homme-Dieu dans la hiérarchie moderniste

Comme nous l’avons dit en introduction, Paul VI supprima le Saint Office le 7 décembre 1965 à la veille de la clôture de Vatican 2. Il en fit de même pour l’Index Librorum Prohibitorum le 14 Juin 1966.

Ces actes étaient compréhensibles de la part de l’infâme destructeur. Conformément aux doctrines de Vatican 2, l’Index n’avait pas sa place dans la nouvelle église moderniste. Quant au Saint Office, il fut remplacé par la « Congrégation pour la Doctrine de la Foi ».

Ainsi, après la suppression de ces nobles institutions, et peut-être par effet du souffle infernal apporté par le concile, les partisans de Valtorta jugèrent, non sans raison, qu’il leur était possible de diffuser les écrits et la dévotion valtortienne sans craindre la moindre censure ou condamnation.

En effet, puisque Dignitatis Humanae venait de proclamer la liberté de conscience et la liberté religieuse absolue tout en interdisant aux états catholiques de réprimer l’erreur, la secte moderniste n’avait plus de justification sérieuse pour faire appliquer la censure dans ses propres rangs.

D’ailleurs, le décret notifiant la suppression de l’Index se contenta de déclarer pathétiquement que « l’index garde sa force morale, mais n’a plus force de loi ecclésiastique avec les censures qui y sont attachées. L’Eglise fait confiance à la conscience mûre des fidèles ».

Cependant, quelques timides et très évasives mises en gardes furent encore parfois exprimées à l’endroit de l’œuvre de Valtorta. On trouve ainsi une allusion à cette affaire, par exemple, dans une réponse épistolaire du père Joseph Ratzinger, l’un des artisans du concile, en tant que préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au Cardinal Siri :

Après la dissolution de l’Index, alors que certaines personnes pensèrent que l’impression et la distribution de l’œuvre [le Poème de l’homme-Dieu, ndlr] était permise, il fut rappelé à nouveau dans l’Osservatore Romano du 15 Juin 1966 que l’index conservait sa force morale en dépit de sa dissolution. Il serait possible de renverser l’interdiction de la distribution et de la recommandation d’un ouvrage qui n’aura pas été condamné avec légèreté, mais seulement après de profondes modifications propres à neutraliser les dommages qu’une telle publication pourrait causer parmi les simples fidèles. – Lettre de Joseph Ratzinger au Cardinal Siri, 31 Janvier 1985

J’ignore ce qui avait poussé le pauvre Cardinal Siri à se renseigner à ce sujet (il parait que c’était à la demande d’un prêtre de son diocèse), sauf à savoir que, d’après ce qu’en disent les supporters de Valtorta, il était lui-même assez favorable au Poème, bien que les propos que nous connaissons de lui à ce sujet tendent à montrer qu’il ne semblait pas en avoir lu grand’chose.

Quoiqu’il en soit, la réponse laconique de Ratzinger n’était qu’une formalité creuse. Une dernière intervention du clergé moderniste se produisit en 1992. La conférence des évêques modernistes d’Italie demanda à l’éditeur italien de Valtorta s’il voulait bien accepter, dans une éventuelle réimpression, d’ajouter une notice en première page :

…Afin qu’il soit clairement indiqué que les « visions » et « instructions » présentées dans l’ouvrage comme étant simplement les formes littéraires utilisées par l’auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d’origine surnaturelle. 17 Avril 1993, Prot. N. 144/58i

On ignore si cette pathétique requête trouva un accueil favorable, étant donné que le même éditeur n’avait pas hésité à outrepasser les condamnations autrement plus explicites du Saint Office en 1959. D’un point de vue commercial, il aurait été mal avisé pour l’éditeur de se plier à la demande du faible et risible clergé moderniste.

D’ailleurs, la demande de l’épiscopat moderniste avait tout d’une farce. Ratzinger conseillait de simplement remodeler le contenu pourtant intrinsèquement hérétique du Poème, et le clergé moderniste italien ne réclamait pas autre chose que de faire mentir l’intention de l’auteur, qui revendique pourtant explicitement le caractère mystique et théologique de ses écrits. De fait, cette demande ridicule revenait dans tous les cas à légitimer la publication et la diffusion de l’oeuvre.

De plus, on trouvait au sein du clergé moderniste un certain nombre de grands défenseurs du Poème de l’homme-Dieu. Parmi ceux-là, on trouve par exemple le père Gabriele Allegra, qui était un collaborateur de Teilhard de Chardin, avec lequel il publia en 1971 un livre « Mes conversations avec Teilhard de Chardin sur la primauté du Christ ». Le père Allegra ne cachait pas être un grand dévot des messages de Valtorta et fit très fréquemment l’éloge du Poème :

Je crois que même un génie n’aurait été capable de produire un tel récit de l’Evangile : le doigt de Dieu y est présent ! […] …son langage, plein de dignité, est fascinant et lorsqu’il parle de la Madone, on y trouve une tendresse et un enchantement réellement céleste. […] Je vous assure que le Poème de l’homme-Dieu surpasse de loin toutes les descriptions produites par d’autres auteurs. Cet ouvrage permet de nous édifier dans la connaissance et l’amour du Seigneur Jésus et de Sa Sainte Mère. – Cité in Pro e Contro Maria Valtorta, Centro Editoriale Valtoriano, pp. 63-88

Allegra fut déclaré « vénérable » par Jean-Paul II en 1994, puis « béatifié » par Benoit XVI en Septembre 2012. Visiblement, son attachement radical au Poème de l’homme-Dieu ne l’empêcha pas de tels honneurs.

Il existe encore bien d’autres membres du clergé moderniste bien connus pour leur vénération des « révélations » de Valtorta, et pas des moindres. Le livre « Pro e Contro Maria Valtorta », édité par le Centre éditorial Valtorien, compile ainsi des dizaines de déclarations de membres de l’église conciliaire réputés pour leur dévotion au Poème.

Nous avons déjà évoqué précédemment l’approbation rapide qu’en fit dès 1949 le sinistre cardinal Béa, alors recteur de l’Institut Pontifical Biblique. Voici ce qu’il écrivait au sujet du Poème :

Les descriptions topographiques et archéologiques sont présentées avec une exactitude remarquable…Non seulement la lecture de cet ouvrage est intéressante et plaisante, mais aussi authentiquement édifiante, et instructive pour les personnes peu informées des mystères de la vie de Jésus. – Op. Cit.

Parmi les autres dévots modernistes du Poème, citons encore Mgr. Alphonsus Carinci, Camillus Corsanego, George La Pira (déclaré vénérable par François en 2018), Mgr. Hugo Lattanzi, Mgr. Maurice Raffa, Gianfranco Nolli, le père Roman Danylak (un personnsage particulièrement versé dans l’apparitionisme) ou encore le père Gabriel Roschini.

La plupart de ces individus étaient ou sont des éminences de la secte moderniste : secrétaires de congrégations, évêques, recteurs, professeurs à l’université du Latran, etc. Certains d’entre eux, comme on l’a vu, ont même été béatifiés par les pseudopapes modernistes.

Ajoutons à cette liste la prétendue mystique de Medjugorje, Vicka Ivankovich qui aurait déclaré que « Notre Dame a dit que le Poème de l’homme-Dieu est vrai. Notre Dame a dit que si quelqu’un veut connaitre Jésus, il devrait lire le Poème de Maria Valtorta ».

Certaines associations de partisans de Valtorta ayant la réputation de forger des documents ou de manipuler les faits pour appuyer leur position, il convient de rester prudents sur la qualité de leurs sources, lesquelles varient en fonction de l’honnêteté des groupes.

Maria Valtorta meurt le 12 Octobre 1961 à l’âge de 64 ans. Malgré la condamnation de ses « révélations » et sa désobéissance au moins tacite, sinon active, vis-à-vis des directives du Saint Office, les autorités modernistes acceptent le transfert de sa sépulture à la basilique de la Santissima Annunziata à Florence le 2 Juillet 1973.

C’est le père Gabriel Roschini, consulteur à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui accompagne la dépouille lui-même, laquelle est déposée dans la chapelle du chapitre du grand-cloitre, où se trouvent d’autres sépultures de membres de l’ordre des Servites de Marie.

Maria Valtorta sera-t-elle béatifiée un jour par la secte conciliaire ? À voir.


[1] Guy Pagès est l’auteur d’un livre intitulé « Chemin de Croix d’après Maria Valtorta », paru en 2016 et distribué chez Chiré ! Selon le résumé du livre : « Maria Valtorta décrit avec son si grand talent et selon son exquise sensibilité les scènes dont Jésus l’a rendue témoin, lui demandant de n’en omettre aucun détail ».

[2] Dans sa lettre « Kyrie Eleison » du 20 Octobre 2012, Mgr. Williamson recommande aux parents la lecture de passages sélectionnés du Poème de l’homme-Dieu. Tout en admettant que l’œuvre est controversée, il en prend néanmoins la défense de façon globale, tout en accompagnant sa recommandation d’une liste d’objections relatives aux nombreuses erreurs doctrinales et autres problèmes narratifs du Poème de l’homme-Dieu. Malgré cela, il écarte ces problèmes avec légèreté et affirme qu’enfants et parents seront édifiés par toutes les histoires que l’on trouve à propos de Jésus et de Marie. Dans ses « commentaires Eleison » du 3 Septembre 2016, Mgr. Williamson met dans la bouche de Notre Seigneur des propos tout droits tirés des fausses révélations de Valtorta.

[3] Ed. Our Sunday Visitor, 1994

[4] In volume 1, pp. 195-223, éd. Our Sunday Visitor, 1994

53 réflexions sur “Les Erreurs du Poème de l’Homme-Dieu de Maria Valtorta

  1. Je ne comprends absolument pas pourquoi tant de fidèles dans la tradition, une fidèle de nos paroisses s’est vantée auprès de moi qu’elle avait 3500 personnes qui la suivaient dans ces délires concernant cette faussaire, je suis très déçue également que Mgr Williamson la cautionne , nos prêtres se réfèrent à lui et à Mgr Faure et je me pose toujours des questions sur l’appartenance rosicrucienne de Mgr Williamson, il s’est converti sur le tard et je ne fais pas confiance à un anglican, de plus son blason est douteux et est différent de celui qu’a vu Mgr Lefebvre et sur un site sédévacantiste on dit qu’il a protégé des prêtres homosexuels et Mgr Faure a eu aussi un comportement plus que douteux: espionnage, voyages en URSS, bizarre cérémonie pour la veillée funèbre de son père , aucun signe catholique dans la pièce: bougeoirs, crucifix, chapelets, le mort les poignets enveloppés dans des bandelettes comme les juifs….. Qu’en pensez-vous Guillaume ?

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    1. J’ai déjà entendu ces allégations concernant Mgr. Williamson, mais je n’en sais absolument rien de certain, n’ayant jamais fréquenté ce milieu. Je ne connaissais pas non plus ces allégations concernant Mgr. Faure.
      Tout ce que je sais est que Mgr. Williamson a fait la promotion de Valtorta à plusieurs reprises, la chose ayant plutôt choqué certains de ses fidèles, ce qui est bien compréhensible lorsque l’on considère le contenu des prétendues révélations…

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  2. Cette révélation qui à beaucoup peut paraitre édifiante est en réalité truffé de pièges pour l’âme.
    Cette oeuvre a une emprise colossale sur ceux qui la lisent et qui une fois qu’ils ont été séduits, charmés, finissent par dire la chose suivante : « Vraiment puisque ce texte parait si riche si complet et qu’il semble nous édifier, c’est donc qu’il ne peut venir que de Dieu ».

    Sauf que voila ce raisonnement est un bien mauvais raisonnement, à peu près du même niveau que le très mauvais raisonnement de Descartes, le cogito ergo sum. Hélas ces effets ne sont aucunement une preuve de la véracité de ce texte, et effectivement on peut retrouver une forme similaire de séduction dans les premiers textes de Vatican II qui visent à nous dire : « Vous allez voir ce que vous allez voir, ceci est de la haute voltige ! Vous êtes priés d’être bluffés par autant de lumière, de lumens gentium ».

    L’apôtre des gentils nous avait pourtant prévenu : « Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! »
    Et c’est vrai que quand nous entendons cette phrase, nous la comprenons mais sans vraiment savoir à quel cas précis elle s’applique, or ici, il s’agit bien avec l’oeuvre de Valtorta d’un autre évangile, plus complet, plus bavard qui vise à tordre notre compréhension des évangiles canoniques et qui laisse des traces de mazout dans l’esprit de tous ceux qui la liront.

    L’échange que vous rapportez entre sainte Anne et la jeune Vierge Marie est vraiment quelque chose d’infâme quand on y réfléchit, mais à mon avis ne le parait pas de prime abord au lecteur qui a pu accumuler jusque là des choses à peu prés édifiantes, le poison est donc dilué. Ce n’est qu’en poussant qu’on voit l’esprit tordu qui est derrière tout cela : « j’aimerai pécher pour être vu de Dieu avec un regard aimant, pour être sauvé de Dieu », comme si Dieu ne voyait pas Marie avec un regard aimant, et puis penser cela c’est regardé les choses d’un point de vue humain et non divin, parce que d’un point de vue divin, la question ne se pose pas puisque Dieu abhorre le péché et donc la Très Sainte Vierge Marie ne peut même pas se poser la question et faire ce trait d’esprit ou plutôt de malice si peu nécessaire. (Vous avez parfaitement raison de faire un lien avec la doctrine frankiste, parce que c’est évidemment du même tonneau, on sent d’ailleurs que cela a été plus fort pour celui qui lui a inspiré cette pensée, que l’ange déchu concerné s’est senti obligé de nous balancer ce crachat au visage).

    Je pense qu’il faut insister sur cet élément, dans cette oeuvre, tout est vu d’un point de vue humain, une clé de compréhension de l’oeuvre est d’ailleurs qu’il s’agit de l’homme Dieu et non de Dieu fait homme, le regard vient en permanence d’en bas, d’où les platitudes ou les horreurs à connotation sexuelle, vous avez bien fait de parler des tentations de Marie et de Jésus ou de leur cheminement dans la compréhension de ce qu’ils sont, tout va dans ce même sens. Au passage, on ne retrouve cela aucunement chez les oeuvres des autres mystiques qui ont une vision bien plus haute, en perspective, qui vont à l’essentiel et qui ne s’attardent jamais sur des détails scabreux. Ah maintenant que j’y réfléchis, il y a bien possiblement une autre fausse mystique à qui je pense, mais bon elle a déjà été récemment déboulonnée par un Père Carme, le travail n’est plus à faire. Je dis cela pas seulement pour faire une petite boutade mais aussi pour constater que nous sortons d’un temps de désorientation diabolique qui a duré des décennies et qui a laissé des traces.

    Les personnes qui ont lu Valtorta me font penser à ces oiseaux recouverts de mazout, parce que la tache pour les faire revenir dans le droit chemin est en réalité une opération qui peut s’avérer toute aussi longue que la lecture de l’oeuvre de Valtorta, il faut réussir à casser l’emprise, ce qui est très difficile, s’ils sont de bons lecteurs, qu’ils lisent déjà le traité du saint Esprit, la vie des saints et pourquoi pas la somme théologique. En tout cas, il faut prier pour ces personnes.

    Merci pour le travail effectué, très peu de personnes osent se coller à ces questions pourtant actuelles.

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  3. Monsieur,
    Pourquoi une telle attaque gratuite contre cette œuvre ? Où sont les « erreurs, hérésies et blasphèmes » annoncés avec pompe dans ce titre ? de nombreux prêtres et théologiens, dans des milieux « conciliaires » ou « traditionnels » ou autres, fervents lecteurs de cette œuvre n’ont pas pu en trouver, éclairez-nous !

    Vous conseillez de lire la Somme Théologique de St Thomas. Je me réjouis que nous aillons la même référence. Il y a 20 ans, mon premier travail a été de comparer la Somme Théologique (dans le texte) avec l’Évangile tel qu’il m’a été révélé pour me rendre compte, en deux ans et demi après qu’il n’y a aucune contradiction entre les deux doctrines, à tel point que l’abbé Pierre Lefevre parle d’une « Somme narrative » tellement l’oeuvre de Valtorta est complète et fidèle. Comment des écrits confirmant la Révélation peuvent-ils venir du diable et mériter une telle mauvaise publicité ?

    Depuis, j’ai rencontré dans tous les milieux des milliers de lecteurs enthousiastes attestant eux-mêmes de fruits vertueux (le fait qu’une lecture puisse porter aux vertus chrétiennes devrait être un critère de jugement incontournable « on juge l’arbre à ses fruits » Matthieu), j’ai aussi rencontré des persécuteurs. Ils tous un point commun. Ils n’ont jamais lu l’œuvre. Avez-vous lu ? S’il vous plait, lisez cette oeuvre et nous en reparlerons dans quelques mois.

    Oh cher monsieur : pourquoi courir le risque de travailler contre Dieu ? « Si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. » (Acte 5 39), prenez garde !
    Avec tous les souhaits les meilleurs, nous prierons aussi pour vous.
    Bruno Perrinet, président de l’association Maria Valtorta

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    1. Cette phrase « commettre un péché afin d’être aimé de Dieu », compatible avec ce que l’on trouve dans la somme théologique ? Mots qui plus est sortants de la bouche de la plus humble et plus obéissante des créatures, quand bien même celle-ci soit toute jeune, je suis désolé mais cela est tout simplement impossible !
      S’il y a bien quelqu’un qui ne peut pas faire ce genre de mauvais raisonnement, c’est véritablement la Très Sainte Vierge Marie. Ceci doit donc être compris comme une attaque en bonne et due forme à son encontre.

      Le style de Marie est bien plus celui-là :

      « Mon âme exalte le Seigneur,
      exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
      Il s’est penché sur son humble servante ;
      désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
      Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
      Saint est son nom !
      Son amour s’étend d’âge en âge
      sur ceux qui le craignent.
      Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
      Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
      Il comble de biens les affamés,
      renvoie les riches les mains vides.
      Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
      de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. »

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      1. Je suis désolé mais là encore, aucun contexte ne peut amener à cette assertion, à savoir qu’on peut commettre un péché afin d’être aimé de Dieu, or c’est bien ce qui est dit, vous pouvez tourner cela dans tous les sens, le contexte n’y change strictement rien tellement l’assertion est forte de signification. Vous ne trouvez pas ça tordu de dire qu’on peut pécher afin d’être en retour aimé de Dieu ? Rien ne vous choque dans cela ?

        Un petit rappel s’impose, c’est parce qu’Adam et Eve ont péché par désobéissance qu’ils ont été exclus du jardin d’Eden, et ce n’est certainement pas de celle, qui par son fiat va justement réparer cette faute originelle, que cette phrase peut venir, comprenez que tout ceci est profondément antinomique !

        C’est parce que la Très Sainte Vierge Marie est incapable de dire une telle énormité que l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus Christ a pu avoir lieu.
        Dante ne le dit pas autrement : « Vierge Mère, fille de ton Fils, humble et élevée plus qu’aucune créature, tu es celle qui tant a ennobli l’humaine nature, que son auteur ne dédaigna point de s’en revêtir. »

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      2. Tout chrétien a un devoir de vérité. On peut se tromper par inculture, c’est pardonnable. On peut aussi mentir par volonté de la faire, c’est impardonnable.
        La parole de la jeune Marie est claire sur son amour du Rédempteur à venir et sur son désir de l’éprouver par le péché qui le provoque.
        Il est étonnant que vous ne connaissiez par l’Exultet de Pâques qui manie ce paradoxe amour/péché : « Bienheureuse faute de l’homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur ! » Comment peut-on déclarer bienheureuse ce qui fit entrer la mort et la souffrance en fermant le Ciel ? Comment ? En exultant de joie devant le Rédempteur, comme le fait la jeune Marie qui précise bien : « Je voudrais être sauvée par le Sauveur pour avoir son regard d’amour; C’est pour cela que je voudrais pécher, mais sans faire de péché qui Le dégoûte ». Où est le désir du péché pour la Toute-Pure ? Seulement dans une lecture volontairement biaisée.
        Est-ce une invention ? Vous auriez du vous souvenir que saint Paul cultive aussi ce paradoxe par amour pour ses frères : Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ (Romains 9,3).
        C’est lumineux
        Je m’interroge donc sur la motivation de cette lecture biaisée : inculture ou volonté de mentir ?

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      3.  » Je voudrais être sauvée par le Sauveur pour avoir son regard d’amour; C’est pour cela que je voudrais pécher, mais sans faire de péché qui Le dégoûte »

        Cette phrase dans un livre me rend énormément perplexe, dans une conversation elle peut avoir lieu mais dans un récit aucunement, parce que la conclusion tirée annihile le début de la réflexion.

        « Je voudrais pécher mais sans faire de péché », cette phrase ne peut être comprise que si l’on considère qu’on est dans une forme de réflexion au sein même de la parole, on parle et on raisonne en même temps tout cela pour en arriver à une contradiction dans les termes, puisqu’en toute logique on ne peut « vouloir pécher sans faire de péché qui Le dégoute ». On voit bien que parce qu’on a pris conscience que le péché aller le dégouter on ne peut vouloir pécher, car on ne peut pas à la fois réjouir Jésus et obtenir son sourire de sauveur et le dégouter, ceci est antinomique.

        Ce raisonnement logique arrive à une impossibilité, il faut donc tenir compte de la fin comme conclusion à ce raisonnement, et il nous faut donc démarrer par la conclusion pour remonter à ce qu’il faut effectivement penser et faire :
        « Si le péché Le dégoute alors je ne veux pas faire de péché puisque cela va bien plus l’attrister et tant pis je n’aurais pas ce regard d’amour tant recherché, ce dernier ne peut pas être obtenu si on a le désir de vouloir pécher ».

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    2. Cher Monsieur,

      Veuillez bien croire que le présent article n’est assurément pas une attaque gratuite de notre part contre l’oeuvre de M. Valtorta, mais une analyse froide de plusieurs passages objectivement incompatibles avec la foi et les moeurs chrétiennes. Etant donné les condamnations répétées (par deux fois) de l’oeuvre en question par le Saint Office, il nous semble qu’après analyse des passages les plus problèmatiques, la décision du Saint Office n’était que trop bien fondée.

      Comme nous l’avons noté dans le présent article, nous ne nions pas qu’il existe chez Valtorta bien des passages très surprenants, et même d’autres, plus ou moins édifiants. Mais la présence de passages si scandaleux et si contraires à la foi catholique et à l’honneur dû à Notre Seigneur Jésus-Christ et à la Très Sainte Vierge Marie, prouve de toute évidence que l’oeuvre de Valtorta n’est assurément pas inspirée, du moins, assurément pas inspirée de Dieu. C’est du moins notre avis et il nous semble plus prudent que la position contraire.

      Du reste, non, nous n’avons pas lu strictement la moindre page de cette copieuse oeuvre. Il nous semble qu’il y a bien des lectures bien plus utiles pour la foi que celle-ci.

      Soyez assurés de nos prières,
      Ad Jesum per Mariam+

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      1. Votre analyse n’est pas froide : elle est gelée.
        Jamais le Saint-Office n’a condamné l’oeuvre de Maria Valtorta pour hérésies, inconvenances, erreurs ou blasphèmes. Jamais !
        Elle ne l’a fait que pour un seul motif. Un seul, pas deux : le défaut d’imprimatur (selon eux) « ces volumes n’ont pas le moindre « imprimatur », comme le requiert le Canon 1385, 1 n.2 C.I.C. » Et pour ceux qui ne veulent pas le comprendre, cela est répété : « Cette condamnation publique de l’œuvre par la Suprême Sacrée Congrégation est donc d’autant plus opportune, qu’il s’agit de désobéissance grave. »
        Prétendre le contraire est un mensonge.
        D’autant plus que l’imprimatur a été accordé dans la foulée de l’audience papale par Mgr Barneschi.
        Mgr Frings, archevêque de Cologne, avait donc raison de déclarer, sus un tonnerre d’applaudissements : « les procédures du Saint-Office son un scandale ! »
        Vox populi, vox Dei.

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  4. Cher Guillaume,

    Depuis un moment je voulais vous remercier pour cet article, qui m’a éclairé sur Maria Valtorta.
    Je ne savais vraiment pas quoi en penser. On m’en avait dit beaucoup de bien et l’exaltation qu’éprouvaient les amateurs de ses récits m’avait poussé à consulter cette version triviale de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ. J’avais été assez déçu, trouvant le texte lénifiant et sans aucune profondeur. J’en avais donc vite abandonné la lecture.
    En matière d’auteurs mystiques il y a tellement mieux ! De sainte Thérèse d’Avilla à saint François de Salles, en passant par saint Augustin et sainte Catherine de Sienne, que j’oubliais vite cette lecture insipide. Mais je dois dire que je n’y avais rien lu qui fut aussi énorme que ce vous avez eu la charité de mettre en avant.
    J’avais aussi écouté un conférencier qui démontrait que tous les lieux cités par Maria Valtorta avaient existé, et qu’une multitude de détails prouvait l’exactitude du déroulement du récit, accréditant donc l’origine surnaturelle de cette « révélation » privée, la mystique n’ayant pas les connaissances nécessaires pour élaborer un récit si circonstancié. Certes. Mais si cette origine est surnaturelle, vous avez bien démontré de quel surnaturel il s’agit.
    Il y a quelques mois une auditrice m’avait demandé ce que je pensais de cette mystique, et je dois avouer, à ma grande honte, qu’alors je lui ai dit qu’il ne me semblait pas qu’elle fut sous le coup d’une mise à l’index, une brève recherche sur internet m’ayant induit en erreur. De plus me rappelant du coté un peu enfantin de cette prose, je lui avais dit que si cela tournait son âme vers le Seigneur elle devrait continuer à lire cet ouvrage. Je l’ai depuis contacté pour lui conseiller votre article. Un grand merci à vous donc de me permettre de rétablir la vérité.

    Merci à vous aussi, d’appeler un chat un chat, et une fausse religion une fausse religion. Il n’y a qu’une Religion, comme vous l’avez si justement rappelé, puisque la Religion par définition est ce qui relie à Dieu.

    Par ailleurs, je souhaitais faire appel à vos connaissance, car je discutais récemment avec une religieuse pied-noir qui me disait que dans les années cinquante les rites du novus ordo missae de Paul VI avaient déjà été testés en Afrique du Nord (Algérie et Maroc) : Messe face aux fidèles, implication des laïcs dans les choix liturgiques, etc. Avez vous des informations sur le sujet ?

    En grande union de prières
    Que Dieu vous garde et que saint Joseph intercède pour notre pauvre Eglise et vous soutienne par ses prières dans votre combat

    Ad Jesum per Mariam

    Cyril

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    1. Cher Cyril,

      Je vous remercie pour votre commentaire et je suis bien content que vous ayez jugé cet article utile. Je n’en retire rien dans l’essentiel, même après coup, je me dis que j’aurais peut-être parfois du employer un ton plus diplomatique. Je vois que l’exposé de ces faits choquent un certain nombre de braves gens dévots de Valtorta et je m’en désole. Le but n’était guère de les choquer, mais simplement de démontrer que cette oeuvre n’a pas pu être inspirée de Dieu. La chose est toujours délicate.

      Concernant les essais de messes « ad populum » en Algérie dans les années 50, je n’en avais jamais entendu parler. Je sais qu’il y avait eu pas mal d’expérimentations dans les années 30-50 en Afrique, mais je n’ai jamais étudié le sujet plus que cela. Merci de m’en avoir informé, cela mériterait d’être approfondi. Le père Avril a peut-être des informations là-dessus.

      En union de prière, que Dieu vous garde

      Ad Jesum Per Mariam+

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  5. Voici quelques éléments de contexte qui permettent de comprendre.

    Nous subissons en effet les conséquences de deux phénomènes, qui ont une influence d’une grande ampleur et d’une longue portée, au moins depuis le milieu du XX° siècle.

    D’une part, nous sommes en présence d’une « dé-rationalisation » de la religion chrétienne, qui s’oppose à au moins trois phases de « rationalisation », « scolastique » en général, thomiste en particulier, tout d’abord au XIII° siècle, ensuite au XVI° siècle, et enfin au XIX° siècle.

    Il est d’ailleurs tout à fait possible qu’un excès de rationalisation ait fini par provoquer, d’une manière réactionnelle, et non, bien sûr, réactionnaire, cette dé-rationalisation, dans la direction opposée.

    D’autre part, nous sommes aussi en présence d’une « sous-préservation » de la foi catholique et d’une « sous-régulation » de la foi des catholiques par la hiérarchie catholique elle-même.

    Qui se soucie de la régulation de la connaissance, de la compréhension, de la prise en compte, de la réception et de la transmission des éléments constitutifs de l’ensemble qu’est la foi catholique, dans l’Eglise et chez les fidèles, mais aussi de la connaissance et de la compréhension de l’articulation orthodoxe entre ces éléments, et surtout de celles de la hiérarchisation orthodoxe entre les mêmes éléments ?

    Le résultat est à peu près le suivant : il y a de la démotivation et de la désorientation doctrinales et spirituelles, et il y a aussi la possibilité et surtout la tentation de s’en remettre à une conception et à un usage erronés, car sensationnalistes ou sentimentalistes jusqu’à l’hérésie avérée, notamment de la piété mariale et/ou des révélations privées.

    Il faudrait pouvoir « remettre de l’ordre » dans les conceptions et les convictions des catholiques, et il faudrait surtout le vouloir, or la « remise en ordre » des conceptions et des convictions nécessiterait que l’on commence à faire tout à à fait autre chose que ce que l’on fait souvent, au moins depuis le début des années 1960, dans le cadre de la catéchèse.

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    1. http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/ecriture/job.htm#_Toc201822999

      LE CONCORDISME DE SAINT THOMAS D’AQUIN

      Pourrait-on affirmer que le docteur angélique ait voulu mettre d’accord les données de la science de son temps avec les vérités révélées ?

      Il faut semble-t-il distinguer entre l’expérience commune et la recherche savante. Saint Thomas constate que l’Écriture sainte décrit les choses selon leur aspect extérieur et direct qu’elles ont pour nous et pour les hommes de tous les temps et de tous les lieux, comme par exemple quand on parle du lever et du coucher du soleil.

      Quant à la recherche et la connaissance scientifiques, nous savons que les théologiens de l’époque de saint Thomas, en particulier saint Albert le Grand, ont introduit dans la théologie l’observation des sciences. Les philosophes et les théologiens de ce temps se sont beaucoup intéressés à la connaissance rationnelle et encyclopédique telle qu’Aristote l’avait présentée. Les docteurs chrétiens ont donc voulu intégrer en quelque sorte ces faits d’expérience et d’observation, que nous pourrions intituler scientifiques, dans leur interprétation du donné révélé.

      Mais à partir de la Renaissance, qui avait elle aussi redécouvert les anciens, un nouvel essor des sciences obligera la pensée chrétienne à revoir ses positions. Un clivage va donc se produire entre la connaissance philosophique proprement dite et les sciences de la nature, et par voie de conséquence entre la théologie et la science. Qu’on se rappelle Galilée pour concrétiser la chose !

      À ce que je sais des auteurs comme saint Augustin déjà enseignaient à peu près la même chose. Quant à la condamnation de Galilée, elle n’avait pas la portée que propage dans l’opinion la caste médiatique. Toutefois elle révélait une tendance chez des catholiques parmo les plus opposés au protestantisme à finalement se rapprocher de Luther et de Calvin en voulant les surpasser sur le littéralisme vétéro-testamentaire, tendance qui, au dix-neuvième siècle, fuyant à l’opposé de ce qu’on appellerait modernisme et qui se présentait sous le masque mensonger de la science, finirait en fin de compte par abandonner la ligne de l’Église de saint Augustin au concile de Trente inclus (avec quelques variations entre les deux).

      Aujourd’hui l’Église conciliaire n’enseigne plus rien, ce qui pour moi suffit à prouver sa complète apostasie ; d’ailleurs une Église qui a promu Maritain ne saurait être catholique.

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  6. Monsieur Von Hazel,

    Je vous cite concernant le passage entre Pierre et Marie :

    «  »« Jésus » sous-entend une histoire adultérine entre « Pierre » et « Marie »
    Voici encore un autre passage étrange et non moins scandaleux. Ici, on trouve le même « Jésus » indigne et excessivement humain de Valtorta, n’hésitant pas à faire des farces et des sous-entendus graveleux avec ses apôtres et sa mère. Dans le passage suivant, « Jésus » interpelle « Pierre » de façon virulente :
    – Viens ici, toi, l’usurpateur et le corrupteur !
    – Moi ? Pourquoi ? Qu’ai-je fait Seigneur ?
    – Tu as souillé ma mère. C’est pourquoi tu voulais être seul. Que ferais-je de toi ?
    Jésus sourit et Pierre retrouve sa confiance :
    – Tu m’as vraiment fait peur ! Et maintenant, tu ris.
    (Volume 2, n°199, p. 185)
    Ce passage grotesque et blasphématoire se passe de commentaires. «  »

    Vous avez sortie ce passage de son contexte en n’expliquant pas pourquoi Jésus interpelle Pierre de cette façon.

    Voici le contexte : dans leur évangélisation, Jésus et les Apôtres recueille un orphelin du nom de Margziam, Pierre et sa femme, Porphyrée n’ont pas d’enfant. Pierre demande à la Sainte Vierge Marie d’intercéder auprès de son Fils Jésus afin que celui-ci accepte l’adoption de Margziam par Pierre et sa femme.

    Voici le dialogue entre Jésus et Marie sur cela :
    « Marie se tait, observant Jésus, étudiant sa physionomie, attendant une parole. ..Mais Jésus a mis son coude sur son genou, sa tête appuyée sur sa main et il regarde l’étendue verte du verger.

    Marie Lui prend la main et la caresse et dit : « Simon a ce grand désir… Pendant que j’allais avec lui, il n’a pas arrêté de m’en parler, et avec des raisons si justes que… je n’ai rien pu dire pour le faire taire. C’étaient les mêmes raisons que nous pensons nous toutes, femmes et mères. L’enfant n’est pas robuste. S’il avait été comme Toi… oh ! alors il aurait pu aller sans peur à la rencontre de la vie de disciple. Mais, comme il est chétif !… Très intelligent, très bon… mais rien de plus. Quand un tourtereau est délicat il ne peut prendre son vol tout de suite, comme font ceux qui sont forts. Les bergers sont bons… mais ce sont toujours des hommes. Les enfants ont besoin des femmes. Pourquoi ne le laisses-tu pas à Simon ? Tant que tu lui refuses un enfant vraiment né de lui, je comprends le motif. Un petit, pour nous, c’est comme une ancre. Et Simon, destiné à un si grand rôle, ne peut avoir d’ancres qui le retiennent. Mais pourtant tu dois convenir que lui doit être le « père » de tous les enfants que tu lui laisseras. Comment peut-il être père s’il n’a pas été à l’école d’un petit ? Un père doit être doux. Simon est bon, mais pas doux. C’est un impulsif et un intransigeant. Il n’y a qu’un enfant qui puisse lui enseigner l’art subtil de la compassion pour les faibles… Considère le sort de Simon… C’est bien ton successeur ! Oh ! je dois pourtant la dire, cette atroce parole ! Mais pour toute la souffrance qu’il m’en coûte pour la dire, écoute-moi. Jamais je ne te conseillerais une chose qui ne serait pas bonne. Margziam… Tu veux en faire un parfait disciple… mais, c’est encore un enfant. Toi… tu t’en iras avant que lui ne soit homme. À qui alors le donner plutôt qu’à Simon pour compléter sa formation ? Enfin, le pauvre Simon, tu sais quelles tribulations il a subies, même à cause de Toi de la part de sa belle-mère; et pourtant il n’a pas repris la plus petite parcelle de son passé, de sa liberté depuis un an, pour que le laisse en paix sa belle-mère que même Toi n’as pu changer.
    Et sa pauvre créature d’épouse ? Oh ! Elle a un tel désir d’aimer et d’être aimée. La mère ? oh ! … le mari ? un cher autoritaire …Jamais une affection qui lui soit donnée sans trop exiger… Pauvre femme !… Laisse-lui l’enfant. Écoute, Fils. Pour le moment, nous l’emmenons avec nous. Je viendrai, moi aussi en Judée. Tu m’y conduiras avec Toi chez une de mes compagnes du Temple et presque une parente parce qu’elle descend de David. Elle réside à Béthsur. Je la reverrai volontiers si elle vit encore. Ensuite, au retour en Galilée, nous le donnerons à Porphyrée. Quand nous serons dans les environs de Bethsaïda, Pierre le prendra. Quand nous viendrons ici, au loin, l’enfant restera avec elle. Ah ! mais tu souris maintenant ! Alors tu vas faire plaisir à ta Maman. Merci, mon Jésus. »
    « Oui, qu’il soit fait comme tu veux. » Jésus se lève et appelle à haute voix : « Simon de Jonas, viens ici. »
    ———-
    Maintenant dites-moi où est la fornication entre Pierre et Marie ?

    Vous avez menti par omission du contexte et vous détournez les âmes d’une lecture édifiante et sainte. Vous avez aussi commis un péché contre l’Esprit. Repentez-vous et lisez l’Oeuvre car, pour moi, vous ne l’avez pas lu ou alors avec un esprit mal intentionné ce qui est pire.

    Que l’Esprit de l’Esprit de Dieu vous éclaire et éclaire tous les Hommes de bonne volonté.

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    1. Effectivement. Jésus jubile parce que Pierre, la base fondatrice de son Eglise éternelle a « découvert » le pouvoir de Médiatrice de la Vierge Marie.
      Le mot « souillé » n’est pas dans le texte ni français, ni italien. C’est une modification de l’auteur de l’article.
      Pierre a prophétisé de même de grande vérités sous l’effet de l’Esprit-Saint quand il déclare que Jésus est le Fils de Dieu (Matthieu 16, 15-16).
      Là aussi, Jésus se réjouit.

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      1. Voici la première partie d’un commentaire sur le fond.

        Que ceux qui réprouveront ce qui suit veuillent bien considérer que j’ai d’abord donné la parole à M. Debroise par le lien d’une vidéo où il donne ses arguments, et qu’ils sachent que, dès que j’aurai traduit la suite (sans deepl ni google ni reverso : c’est plus lent), les arguments opposés s’exprimeront de nouveau ; du reste, M. Deboise avait déjà dans un commentaire expliqué quelles étaient ses raisons.

        Wikipédia en anglais (article plus complet qu’en sa version française) :
        https://en.wikipedia.org/wiki/Maria_Valtorta

        Peu après 1947, le père Berti remit le premier exemplaire de cette œuvre au pape Pie XII, qui le 26 février 1948 reçut les pères Migliorni et Berti, avec leur prieur, le père Andreas Cecchin, en audience spéciale, ainsi que le rapporta le jour suivant L’Osservatore romano, organe du Vatican.

        Il fallait la permission de l’ordinaire [religieux ayant juridiction] de l’auteur, ou du lieu de publication, pour la publication de tels livres, et devait être donnée par écrit. Confiant dans l’approbation orale de Pie XII, le père Berti avait en 1948 proposé le Poème du Dieu-Homme au service d’édition du Vatican, qui néanmoins ne le publia pas. Au lieu de cela, en 1949, la congrégation du Saint-Office convoqua le père Berti et lui ordonna d’en remettre tous les exemplaires et de promettre de ne pas publier cette œuvre. Le père Berti leur en donna ses exemplaires dactylographiés, mais renvoya le texte original manuscrit à Maria Valtorta.
        (…)
        Lar éaction du Saint-Siège à la publication
        À propos de la publication sans autorisation
        Le 16 décembre 1959, la Congrégation du Saint-Office ordonna que l’ouvrage en quatre volumes intitulée “Le Poème du Dieu-Homme” fût placé à l’Index des livres interdits. Le pape Jean XXIII approuva ce décret et donna instruction qu’on publia cette condamnation. Ce décret fut promulgué par le Saint-Office le 5 janvier 1960. L’Osservatore romano du 6 janvier 1960 publia aussi ce décret, accompagné d’un article en ptemière page intitulé “Une Vie de Jésus mal romancée”. Après la publication d’une seconde édition par le même éditeur, l’organe du Vatican republia le contenu du décret le 1er janvier 1961, accompagné d’une note explicative.

        Le cardinal Joseph Ratzinger [futur pape Benoît XVI], préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans sa lettre 144/58 du 31 janvier 1985, confia au cardinal Giuseppe Siri, archevêque de Gênes, la décision d’informer ou non un prêtre de son archidiocèse qu’en fait on avait informé l’ouvrage de Valtorta à l’Index, lequel conservait sa force morale, et que « une décision contre la diffusion et la recommandation d’une ouvrage, qui n’a pas été condamné à la légère, peut être cassée, mais seulement après de profond changements qui neutralisent les dommages qu’une telle publication pourrait causer parmi les croyants ordinaires ». Le gardinal non seulement en informa ce prêtre, mais aussi publia (sans le nom du prêtre) le texte de la lettre du cardinal Ratzinger.

        De nouveau en 1983, le cardinal Joseph Ratzinger écrivit à l’évêque de Birmingham (en Alabama) James Bolland, en réponse à une lettre qu’un membre du diocèse de l’évêque Bolland lui avait envoyé. Il lui rappelait que la Congrégation avait déjà publié pour la gouverne des fidèles et que cela avait été publié dans différents numéros de L’Osservatore romano, et qu’il déclarait que sa Congrégation avait demandé à la Conférence des évêques d’Italie de demander à l’éditeur d’imprimer un avertissement dans ces volumes qui « indiquerait nettement depuis la toute première page que ces “visions” et ces “mots dictés” auxquels on s’y référait étaient simplement les formes littéraires dont se servait l’auteur pour raconter à sa façon la vie de Jésus. On ne peut point les considérier surnaturelles par leur origine. »

        À cette époque, la Conférence des évêques d’Italie avait déjà executé cette requête de la Congrégation : dans sa lettre 324/92 du 6 janvier 1992, elle rappelait les notes sur ce sujet qu’on avait vues dans L’Osservatore romano du 6 janvier 1960 et du 15 juin 1966 et demandait que « dans toute réédition à venir de ces volumes, chacun d’eux doive, immédiatement à la première page, déclarer nettement que ces “visions” et ces “mots dictés” auxquels on s’y référait ne pouvaient point être tenus pour d’origine surnaturelle mais qu’on devait les considérer simplement comme les formes littéraires utilisées par l’auteur pour raconter à sa façon la vie de Jésus ».

        À propos du contenu
        Selon l’évêque Roman Danylak, parmi ceux qu’impressionnait cette œuvre au Vatican il y avait le confesseur du pape Pie XII, le père (plus tard cardinal) Augustin Bea, qui plus tard écrirait qu’il avait trouvé les parties de l’œuvre qu’il avait lues « non seulement intéressantes et plaisantes, mais vraiment édifiantes ». Un article dans Le Pèlerin, qui décrivait ces livres comme « une prose à l’écriture pauvre, emplie de conversations imaginaires entre Jésus, Marie, Joseph, et les apôtres qu’on peut, avec la plus grande charité, décrire comme banale », dit que [le père] Bea était conseiller du Saint-Office à l’époque où celui-ci avait condamné ce livre, comme l’était le théologien dominicain Réginald Garrigou-Lagrange. L’article ajoutait une liste de sept raisons pour lesquelles le Poème du Dieu-Homme avait été condamné :
        • Le livre comporte un imprimatur frauduleux prétendument accordé par le pape Pie XII, et n’a aucun imprimatur légitime, qu’il devrait avoir.
        • Les personnalités de Jésus et Marie sont en complète divergence avec celles des Évangiles. « Jésus parle le maximum comme un bavard, toujours prêt à Se proclamer Messie et Fils de Dieu, ou à faire part de leçons de théologie avec les mêmes termes que ceux utilisés par un professeur moderne . . . (et) la Très Sainte Vierge parle aussi abondamment qu’un propagandiste moderne. »
        • « Certains passages sont assez scabreux [texte original : risque] et mentionnent certaines scènes comme [le feraient] des romans modernes ; . . . on ne peut qu’avec difficulté lire des passages tels que ceux mentionnés sans danger de dommage spirituels. »
        • Il y a « de nombreuses bévues en histoire, en géographie, et autres. »
        • Il y a de nombreuses erreurs théologiques dans ce livre, à commencer avec ce que « Jésus dit du péché d’Ève. »
        • « Cette œuvre aurait mérité la condamnation . . . indépendamment de toute autre chose, pour des raisons d’irrévérance. »
        • L’auteur déclare que c’est une révélation, et l’Église a décidé que ce n’était pas une révélation.

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      2. Controverse
        Ceux qui soutiennent [l’œuvre de Maria] Valtorta soutiennent que, selon la loi canonique, le pontife romain a pleins pouvoirs sur l’ensemble de l’Église, de sorte que l’approbation initiale donnée par le pape Pie XII avait pour effet d’annuler toute décision consécutive du Saint-Office, y compris l’action du Saint-Office sous son propre pontificat et la condamnation plus tard [par le Saint-Office] de l’œuvre et sa mise à l’Index, même avec l’approbation du pape Jean XXIII, en 1960.

        En 1963, le pape Paul VI succéda à Jean XXIII et, sous son pontificat, le Saint-Office, dont on changea le nom en Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi, abolit l’Index tout entier en 1965. Ceux qui suivent Valtorta soutiennent que c’eut pour effet d’annuler la condamnation de 1959, puisque l’Index n’exista plus après 1965. D’autres considèrent l’abolition de l’Index comme ne renversant pas l’opinion de l’Église sur cette œuvre. En 1960, le Saint-Office condamna cette œuvre, et aussi la mit à l’Index ; et le cardinal Joseph Ratzinger (futur pape Benoît XVI) agissant comme chef de la Congrégation [pour la doctrine de la foi] en 1985 écrivit que « l’Index garde sa force morale en dépit de sa dissolution. » Ceux qui soutiennent [l’œuvre de Maria] Valtorta soulignent le fait qu’à différentes époque la liste des livres interdits [par mise à l’Index] comprit des écrits de Jean-Paul Sartre, de Voltaire, de Jean-Jacques Rousseau, de David Hume, de René Descartes, de Francis Bacon, de John Milton, et de Blaise Pascal, tandis que d’autres auteurs (comme Karl Marx ou Adolf Hitler) n’ont jamais été mis à l’Index.

        Le diffuseur au Canada des œuvres de [Maria] Valtorta, Leo A. Brodeur, a soutenu que, à ce moment-là, la position officielle de l’Église catholique concernant l’œuvre était tout sauf nette. Tandis qu’il admettait que les « notes pour la gouverne des fidèles » que le cardinal Ratzinger mentionnait comme encore valables dans sa lettre à l’évêque Boland étaient de sévères condamnations, il voyait la demande qu’un avertissement à l’encontre de l’origine surnaturelle fût inséré dans les volumes comme une permission implicite de les publier si on les accompagnait de cet avertissement. Ni [pour l’édition] en italien ni [pour celle] en anglais on ne s’est prévalu de cette permission implicite, si c’en était une, et Brodeur lui-même refusait d’accepter que le contenu de cette œuvre n’était pas d’origine surnaturelle.

        Antérieurement, l’éditeur italien Emilio Pisani commenta la lettre du cardinal Ratzinger au cardinal Siri, qui rappelait que l’Index librorum prohibitorum, qui comprenait ce livre, gardait encore sa force morale, et que pour cette raison il n’était pas approprié de faire circuler le livre et de le recommander, livre qui avait été condamné afin de neutraliser les dommages qu’il pourrait causer aux fidèles les moins préparés. Pisani déclara que ces derniers mots, « les fidèles les moins préparés » – dans le texte original, « i fedeli più sprovveduti » (les fidèmes les plys imprudents) – voulaient dire qu’on excluait seulement les fidèles les moins préparés de l’usage de ce livre.

        Le Poème du Dieu-Homme s’est aussi attiré la critique de théologiens et de sceptiques variés qui évoquent des incohérences internes, des frictions avec le Saint-Siège, et des erreurs théologiques [sur le] récit biblique biblique des Évangiles et [sur] le dogme catholique.

        Concernant la question de la cohérence interne et de la conformité aux Évangiles, ceux qui soutiennent [l’œuvre de Maria] Valtorta disent que, depuis déjà que saint Augustin d’Hippone a formulé l’hypothèse augustinienne (que l’Évangile selon [saint] Marc se servait de l’Évangile selon [saint] Matthieu et que l’Évangile selon [saint] Luc se servait à la fois [de celui de] Matthieu et [de celui de] Marc) au Ve siècle, les universitaires en sciences des religions débattent des questions concernant l’ordre de composition des Évangiles, pour l’heure sans solution évidente. De tels débats se tiennent encore parmi les experts même sur des questions concernant le canon de l’Église et les Évangiles canoniques eux-mêmes. Ceux qui soutiennent [l’œuvre de Maria] Valtorta disent que le Poème du Dieu-Homme semble fournir des solutions à certains débats synoptiques tels que ceux concernant Luc 22: 66 et Matthieu 26:57 sur le procès de Jésus en fournissant des explications simples qui résolvent les conflits. L’explication de [Maria] Valtorta selon laquelle l’illégalité d’un procès de nuit rendait nécessaire d’en faire un légal le matin avait déjà été proposée par d’autres depuis au moins l’époque d’André Marie Jean Jacques Dupin (1783-1865). Selon l’éditeur de [Maria] Valtorta, Emilio Pisani, le bibliste [scripture scholar] Gabriele Allegra a exprimé son soutien au poème du Dieu-Homme et à sa compatibilité avec l’Évangile. On dit qu’Allegra aurait écrit : « Je soutiens que l’œuvre de [Maria] Valtorta exige une origine surnaturelle. Je pense que c’est le produit d’un ou de plusieurs dons spirituels [charisma] et qu’on doit les étudier à la lumière de la doctrine des dons spirituels. »

        En 1972, on publia un autre livre de Maria Valtorta. Le Livre d’Azariah, comme on l’appelle, est une série de « leçons » qu’elle présente comme lui ayant été dictées par Azariah, son ange gardien. Chacune d’elles prend pour point de départ l’une des 58 messes du missel romain d’avant 1970.

        En 1994, le frère Mitch Pacwa (S
        J.) [jésuite] rédigea une vive critique [sharp critic] identifiant de nombreuses erreurs théologiques et historiques. Il dit que « Le mieux que l’on puisse dire du Poème du Dieu-Homme est que c’est un mauvais roman. Ç’a été résumé dans le titre de L’Osservatore romano, qui a qualifié ce livre de “Vie de Jésus mal romancée.” Au pire, l’impact de ce poème est plus sérieux. Bien que de nombreuses personnes affirment que ce poème les aide dans leur foi [helps their faith] ou dans leur retour à la lecture des Écritures, ils désobéissent cependant aux décisions de l’Église concernant la lecture du Poème. Comment un tel dédain envers l’autorité et la sagesse de l’Église pourrait-il aider à rénover [renewing[ l’Église en ces temps difficiles ?
        Si l’on estime que l’Église conciliaire est la véritable Église, cette question pose pour le moins un problème de cohérence (à mes yeux) insoluble.

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      3. Une précision rendue nécessaire par une faute de frappe : la dernière phrase(« Si l’on estime que l’Église conciliaire est la véritable Église, cette question pose pour le moins un problème de cohérence (à mes yeux) insoluble. ») est évidemment de moi, et pas du frère Mitch Pacwa.

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  7. Ce qui m’a toujours surpris a été de voir que tous les lecteurs de Maria Valtorta sont conciliaires, profondément conciliaires.
    Y compris Mgr Williamson qui n’a jamais voulu couper complètement des conciliaires, voulant être catholique en respectant l’autorité conciliaire.

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  8. J’ai omis de préciser que cette oeuvre écrite sans ratures, sans fautes d’orthographe est inspirée. Inspirée par qui ?
    Deux personnes connaissent intégralement la vie de NSJC : NS et Satan.
    Satan sait dire cent mille vérités pour faire passer une seule erreur.
    Ici l’erreur est évidente : imposer la « religion conciliaire », qui n’a qu’un seul but : détruire la religion catholique.
    Ils ont fait des changements nouveaux ? NON, ils ont détruit le passé de 2000 ans de vie chrétienne.
    Mais LA VERITE NE CHANGE PAS : croire et faire ce qui a toujours été cru et fait, ne pose aucun problème ; ce sont les nouveautés qui posent problème.

    Et donc qui a inspiré Maria Valtorta ?

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    1. Accessoirement : les critiques de cette œuvre disent y trouver des contradictions et une ignorance des faits matériels, ce qui n’est compatible qu’avec une origine humaine.

      Les plus acharnés opposants à ladite œuvre reconnaissent davantage encore l’institution conciliaire que ses promoteurs, dirait-on.
      https://www.dominicainsavrille.fr/que-penser-de-maria-valtorta/
      Williamson en semble un promoteur assez tiède.
      https://cristiadatradicinalista.blogspot.com/2020/03/les-fruits-de-maria-valtorta.html

      Mais ce qui me semble ici important est ceci : le padre Pio en fut-il un promoteur, comme on le dit ?
      http://www.bardstown.com/~brchrys/Padre-Pio-Valtorta.html

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    2. Votre commentaire me paraît plus manichéen que chrétien : les admirateurs du mauvais roman de Maria Valtorta n’auraient pas rompu avec l’institution conciliaire et leur but serait de la favoriser par cette œuvre d’après vous.

      Or on remarque que si c’est très vrai (et à mon sens très incohérent) pour des commentateurs de cet article, l’exemple de Williamson, répété à l’envi (pourquoi ce cas individuel ?) est plutôt un contre-exemple puisqu’il est des traditionalistes non ralliés, donc à mi-chemin entre sédévacantistes et conciliaires ; et quoi qu’on pense de cette attitude, il est donc bien moins conciliaire que d’autres qui rejettent cette œuvre (Roncalli, Ratzinger, ou même les dominicains d’Avrillé, qui ont publié sur la prose de Maria Valtorta un article qui me paraît fort bon). Ce qui suffit à montrer que votre raisonnement simpliste est faux.

      Par ailleurs, j’aimerais savoir si quelqu’un a des renseignements sur le soutien que le padre Pio aurait apporté aux livres de Maria Valtorta : les prétendues sources s’y référant me semblent aussi fragiles que celles alléguant les autorités de Pacelli ou de Bea.

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    3. Je ne crois pas que le but est d’imposer la religion conciliaire, il y a une oeuvre chez Valtorta qui s’appelle les cahiers de 1943 qui montrent que ce n’est pas ce but qui est privilégié, c’est encore autre chose, on voit bien d’ailleurs que cette oeuvre peut plaire à certains traditionnalistes.

      Je pense que c’est plutôt l’inverse qu’il faut comprendre, à savoir que c’est le concile et son emprise qui vont permettre aux idées de Valtorta de passer, il n’y a plus d’index, plus le rôle prépondérant du référent qu’était le prêtre, plus d’obéissance envers les recommandations, chacun est libre de lire ce qu’il veut. Et c’est ainsi que les erreurs de cette oeuvre se distillent dans l’esprit des lecteurs et viennent les imprégner si profondément qu’elles en deviennent difficilement délogeables, là dessus vous avez entièrement raison.

      Il est d’ailleurs fort intéressant que la fausse vierge de Medjugorje recommande cette lecture, car dans un cas comme dans l’autre nous retrouvons un manque d’obéissance. Les autorités ont parlé et les gens font comme si de rien n’était, il préfère juger par eux-mêmes, s’ils tombent dans ces piègees c’est donc par mauvaise curiosité (recherche du surnaturel, recherche d’une fausse proximité avec Dieu) et aussi par désobéissance.

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      1. Wiliamson cota in de ses lecteurs, en l’approuvant, et ce lecteur disait ceci :

        Le caractère moderne et libéral de Judas, traître au sein de l’Église, tel que le dépeint le Poème [la prose de Maria Valtorta], peut utilement être comparé à celui de nos ecclésiastiques conciliaires, mais aussi, disons-le, avec ce « chrétien » libéral qui sommeille en chacun de nous.

        https://cristiadatradicinalista.blogspot.com/2020/03/les-fruits-de-maria-valtorta.html

        J’avais autre chose à dire, mais ça ne passe pas (commentaires 5090 et 5091 ; ce n’est pas un reproche : chacun publie ce qu’il veut chez lui).

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  9. Vraiment très déçu par les abauzit, l h remy, glauzy et autres pour qui j avais un grand respect et chez qui j achetais de nombreux ouvrages.
    En voilà des nouveaux pour qui tombe le masque ….encore, encore et encore….
    A qui le tour ensuite ? Hillard ? De chassey ? Alain Pascal ? D. Tassot ?
    Quelle tristesse….
    Pauvre Jésus qui prends le temps de nous aider dans cette triste époque grâce à ses oeuvres surnaturelles.
    Et une fois de plus ce sont les siens qui le trahissent sans avoir pris le temps de le lire.
    Par pitié pour NSJC et par amour pour lui prenez le temps de lire au moins un livre.
    (Celui sur la naissance de Marie, celui sur la naissance de Jésus, celui sur la passion, celui sur l explication de la création ….)
    Soyez de bons chrétiens soyez scientifiques et surnaturels à la fois.
    Enfin alors vous pourrez remercier le Christ des cadeaux qu il nous offre.
    Amen

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    1. Le fait que tant de gens viennent à s’opposer à cette lecture devrait normalement vous amenez à vous posez des questions sur cette oeuvre.
      Bien au contraire vous vous enfermez dans votre perception, quelque part je ne suis pas étonné car vous n’êtes pas la première personne que je croise et qui procède ainsi.
      Ma question est donc : quelle force vous permet de résister et de camper sur votre position avec un tel aplomb, vous présumez mieux savoir que ces personnes, que celles qui ont condamné cette oeuvre. Il y a quelque chose en vous qui doit vous dire qu’ils ont tort et vous raison.

      Vous présupposez que nous ne pouvons pas lire l’ensemble de l’oeuvre de Valtorta, ce qui est décidément l’argument favori de tous les lecteurs de Valtorta. D’abord où est l’obligation de lire Valtorta, de se farcir tous les volumes pour pouvoir en parler ? Et puis combien d’erreurs, de blasphèmes devons-nous tolérer au cours de notre lecture ?
      Personnellement au premier élément ambigüe, au premier éloignement de l’évangile, au premier lâcher prise (et cela vient très vite) je me sens obligé d’arrêter la lecture parce que je sais que celle-ci ne va pas m’édifier, que bien au contraire elle risque de brouiller la perception que je me suis faite jusque là de la vie de Jésus et du sens que j’y mets.
      Je ne suis pas non plus à vouloir soupeser les choses et mettre en porte-à-faux les belles choses que je pourrais y lire avec les problèmes que j’y trouverai, tout ça pour me dire que parce qu’il y a tant de choses que j’ai pu apprendre alors je peux faire l’impasse sur les erreurs que j’y ai trouvées. Je pense que beaucoup de lecteurs procèdent ainsi, leur vigilance diminue à mesure que leur savoir semble s’enrichir (la tentation se fait sur le savoir, et mène tout logiquement à une forme d’orgueil et à un aveuglement). Personnellement, au premier problème identifié, pour peu qu’il touche en plus à la Très Sainte Vierge Marie (comme celui dont a parlé plus haut et qui est à mes yeux rédhibitoire tellement il est une signature de l’adversaire), je sais d’ores et déjà que l’intelligence prodigieuse qui est à l’origine de cette oeuvre n’est pas de Dieu, et comme je comprends de qui elle vient et que je ne suis pas du genre à sous-estimer ses capacités à nous mener en bateau et à vouloir nous nuire, je referme aussitôt le livre. C’est peut-être un excès de prudence mais après tout il y a tant de livres réellement édifiants pourquoi donc se risquer avec cette oeuvre si on sent dès le départ qu’il y a quelque chose qui ne va pas ? Quelle idée en plus de tout se farcir ?

      Mieux vaut assouvir sa soif avec un verre d’eau fraîche qu’avec un cocktail à la couleur éclatante, au savouraux mélange de fruits mais qui contiendrait d’infimes doses d’arsenic.

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    1. Nietzsche et Guenon n’ont jamais prétendu écrire des oeuvres chrétiennes ou même inspirées de Dieu.

      Pour reprendre mon analogie finale, c’est comme si vous aviez à choisir entre un verre d’eau, un verre de boue, un verre de pétrole, quelque part vous n’avez pas besoin du même niveau de discernement, c’est en cela que ces lectures sont moins dommageables car vous créez automatiquement une distance nécessaire qui vous préserve de leur influence néfaste.
      Dans le cas qui nous concerne par contre, tout semble fait pour que nous nous fassions avoir. Et quand on pointe d’ailleurs les problèmes dans l’oeuvre de Maria Valtorta, on s’attend à ce qu’on soit compris d’autres catholiques et bien bizarrement non, peut-être parce que celui qui a lu l’oeuvre a développé une autre cohérence qui fait que justement ce dernier n’y voit rien de bizarre.
      Ne pas oublier que la prudence est une des quatre vertus cardinales, la prudence est la sagesse qui dispose la raison pratique à discerner, en toutes circonstances, le véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir.

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  10. Je trouve un peu attristant que sur un site catholique on trouve à peu près autant d’excès et d’emportement que sur la plupart des autres. J’espérais qu’ici au moins ce serait différent.

    Voici ce que dit quelqu’un qui défend l’œuvre de Maria Valtorta (lien plus haut : vers cristiadatradicinilista) :

    En conclusion, si le Poème de l’Homme-Dieu de Maria Valtorta est tellement controversé, il n’a pourtant pas besoin de l’être. Pourquoi ? Parce que, d’une part, l’ouvrage n’a point l’autorité des quatre Évangiles ni de la Sainte Écriture ; il n’a point été déclaré authentique par l’Église ; il n’est point nécessaire au salut, et il n’est point du goût de tous les catholiques sérieux. Et aucun catholique sain d’esprit ne contestera aucun de ces points. Mais par ailleurs, tout comme pour le Linceul de Turin ou la tilma de Notre-Dame de Guadalupe, les preuves étonnantes de l’authenticité du Poème semblent seulement s’accroître avec le temps ; l’ouvrage a permis à d’innombrables âmes de s’engager dans la voie spirituelle de la conversion ou du perfectionnement en vue du salut.

    Voici ce que dit quelqu’un qui la critique (loen plus haut : vers Wikipedia) :

    Le mieux que l’on puisse dire du Poème du Dieu-Homme est que c’est un mauvais roman. Ç’a été résumé dans le titre de L’Osservatore romano, qui a qualifié ce livre de “Vie de Jésus mal romancée.” Au pire, l’impact de ce poème est plus sérieux.

    Toute erreur est toujours inspirée par le Malin pour un catholique, mais nul n’en est exempt, et se tromper n’est pas être sataniste, même si l’orgueil est la cause de la faute. J’ai écrit ailleurs que les vaudois avaient été satanistes, ayant mal interprété deux brefs résumés, car après vérification c’est faux. Maria Valtorta avait été victime d’une agression donc les conséquences furent graves pour sa santé, et qui était purement gratuite, son assaillant ne la connaissant pas. C’est une non négligeable cause de traumatisme, pour une personne à qui son passé n’offrait déjà guère d’appui, et souvent cette sorte de victime a besoin de trouver un sens à sa vie.

    Est-ce qu’on peut dire, sans vexer quiconque, avoir trouvé ce qu’on a lu de son œuvre incompatible avec les Évangiles, dont l’autorité est incomparable même pour ceux qui la croient inspirée par Marie ? Est-ce qu’on peut dire aussi, toujours sans vexer quiconque, que si elle avait été dictée par l’archange déchu elle ne comporterait pas des erreurs historiques et géographiques ? Est-ce qu’on peut conclure, sans vouloir déplaire, qu’elle est l’œuvre d’une femme qui cherchait un sens à vie, qui se vouait à la religion, et qui mêla son imagination, forcément atteinte, à ce qu’on lui avait enseigné depuis son enfance ? Est-ce qu’on peut conclure qu’elle plaît à des antilibéraux, qui apparemment y trouvent leur profit, et qu’elle déplaît à d’autres, qui la trouvent largement maladroite et partiellement erronée ? L’œuvre de Maria Valtorta « n’est point nécessaire au salut », « n’est point du goût de tous les catholiques sérieux ».

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  11. Je suis confondus par vos raisonnements.
    Vous avez raison et les gens qui aiment le christ des évangiles, de luc, jean, marc, Mathieu et également celui de maria doivenr etre attristés d écouter les sanhedrins les accuser.
    Il en est ainsi ….
    Je comprends l agonie du christ quand il expliquait l ancien testament aux « spécialistes  » et qui essayaient en vain de le coincer.
    Quand ils disaient que ses paroles étaient blasphème et sacrilege et qu’ il était un Satan, que seul un Satan pouvait dire cela.

    Pourtant les pauvres aiment le christ avec leur coeur.
    Ses paroles donnees a eux sont comme de l’argent qu’ il donnerait gratuitement à ceux qui l aime.
    Les riches n ont pas les moyens de comprendre la gratuité qu’ il propose. Ce n est pas « normal  » ils ont tant de connaissance, les petits n ont pas le droit d avoir autant de connaissance qu’ eux, donc les petits blasphème , ils suivent Satan….

    En ce qui me concerne quand louis hubert Rémy parle de la triple donation : je le crois, même s il retrouve pas l acte notarié…
    Je l accuse pas lui et Ste Jeanne d arc d affabuler.
    C est un exemple parmis tant d autre dans la « resistance ».

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    1. Vive les quatre évangélistes, vive saint Marc ! Vive saint Luc ! Vive saint Matthieu ! Vive saint Jean !
      Les Quatre évangélistes, what else ?

      Au milieu du trône et autour de lui se tiennent quatre Vivants, constellés d’yeux par-devant et par derrière. Le premier Vivant est comme un lion, le deuxième Vivant est comme un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième vivant Vivant est comme un aigle en plein vol. Les quatre Vivants, portant chacun six ailes sont constellés d’yeux tout autour et en dedans.
      Ils ne cessent de répéter jour et nuit :
      « Saint, Saint, Saint, Seigneur, Dieu maitre-de-tous, Il était, Il est et Il vient »

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  12. Pour ceux qu’intéresse la question de l’Index librorum prohibitorum, en voici la version de 1938 :
    https://archive.org/details/index-librorum-prohibitorum-1938/Index%20librorum%20prohibitorum%2C%201938
    Bien sûr on n’y condamne pas que les ouvrages traitant de la vie de Christ en contradiction avec les Évangiles (parmi une multitude d’exemples : Zola à l’Index, opera omnia qui plus est) : ce n’est donc par pour cette raison qu’un auteur se détournant ouvertement (mais pas en tout) du christianisme comme Nietzsche, ou, pire, un cabaliste masqué comme Guénon n’y figurent pas. Mais, d’autre part, répondre à ceux qui disent s’en tenir aux quatre Évangiles pour la vie de Jésus qu’ils peuvent toujours lire Nietzsche ou Guénon, c’est répondre à autre chose que ce qu’ils ont dit.

    G. v. H. :

    Ensuite, Saint Augustin nous enseigne que nos premiers parents n’ont connu la consommation du mariage qu’après avoir été chassés du jardin d’Eden, et non pas avant (De La Genèse, Livre 9, Chap. 4-5). Ils n’ont donc pas pu désirer commettre d’acte sexuel, ni avant la chute, ni pendant, ni immédiatement après.

    De fait :
    https://www.bibliotheque-monastique.ch/bibliotheque/bibliotheque/saints/augustin/genese/genlit/gen3i.htm#_Toc23145877

    CHAPITRE IV. DE LA RAISON QUI AURAIT EMPÊCHÉ NOS PREMIERS PARENTS DE S’UNIR DANS L’ÉDEN.

     8. Et pourquoi nos premiers parents n’ont-ils connu le mariage qu’après avoir été. chassés de l’Éden ? On va répondre aussitôt que la femme ayant été créée après l’homme, le péché se fit avant qu’ils se fussent unis, et qu’ayant été punis par une juste conséquence, ils furent condamnés à la mort et sortirent de ce séjour de bonheur. L’Écriture ne fixe point le temps qui s’écoula entre leur création et la naissance de Caïn. On pourrait aussi ajouter que Dieu ne leur avait point encore fait le commandement de s’unir. Pourquoi en effet n’auraient-ils pas attendu que Dieu leur fît connaître sa volonté, quand la concupiscence n’aiguillonnait point encore la chair révoltée ? Or, Dieu n’avait point encore donné cet ordre, parce qu’il réglait tout selon sa prescience, et qu’il prévoyait sans aucun doute leur chute, qui allait gâter la source d’où le genre humain devait sortir.

    CHAPITRE V. LA FEMME N’A ÉTÉ DONNÉE À L’HOMME POUR COMPAGNE QU’EN VUE DE LA PROPAGATION DE L’ESPÈCE.

    9. Supposons que la femme n’ait pas été associée à l’homme pour propager l’espèce ; dans quel but lui a-t-elle été donnée ? Serait-ce en vue de cultiver avec lui la terre ? Mais le travail n’avait pas encore besoin de soulagement ; d’ailleurs l’homme aurait trouvé dans un autre homme un aide plus actif : il y aurait également trouvé un asile plus sûr contre les ennuis de l’isolement. En effet, pour le commun de la vie et de la conversation, ne s’établit-il pas entre deux amis une sympathie plus profonde qu’entre un mari et sa femme ? Admettons que l’un devait commander et l’autre obéir, afin que la paix ne fût pas troublée par quelque désaccord entre les volontés : cette subordination aurait eu naturellement pour principe l’âge, puisque l’un aurait été créé après l’autre, comme le fut la femme. Objecterait-on qu’il eût été impossible à Dieu, s’il l’avait voulu, de tirer un homme de la côte d’Adam, comme il en tira un femme ? Bref, supprimez la propagation de l’espèce, l’union de la femme avec l’homme, à mes yeux, n’a plus aucun but.

    G. v. H. :

    … la croyance selon laquelle le péché originel fut lié à un péché de chair se retrouve chez un certain nombre de sectes gnostiques anciennes, ainsi que dans le Talmud (TB Abodah Zarah 22a).

    Le traité Abodah Zarah du Talmud dit ‘de Babylone’ accuse les « païens » (le sens de ce mot n’étant pas celui que lui donneraient les chrétiens…) de bestialité. Et on y trouve ces mots (d’après la traduction en anglais par le rabbin Epstein) :

    Quand le serpent vint à Ève il inspira une luxure obscène en elle.
    [When the serpent came unto Eve he infused filthy lust into her.]

    Il me semblait que c’était un point qui méritait une réponse.

    Par contre la thèse qui fait des écrits de Maria Valtorta une œuvre « satanique » par inspiration directe est à mes yeux insoutenable pour les raisons que j’ai dites.

    Je suppose qu’on ne répondra pas à ces arguments ; et c’est préférable s’il ne s’agit que de se lancer anathème sur anathème.

    Au nom du Christ et de la tradition de l’Église, les traditionalistes se maudissent les uns les autres.

    Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit :
    “Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister.”
    (Mt 12:25)

    Je pensais pourtant que les uns reconnaîtraient qu’une femme souffrant et cherchant un sens à sa vie ne récitait pas les paroles du diable, là où elle errait par manifeste ignorance humaine ; et que d’autre part on reconnaîtrait, comme le fait le plus souvent cité (mais pourquoi donc ?) de ceux qui défendent cette œuvre, qu’elle n’est ni nécessaire ni certainee (et donc évidemment critiquable).

    Mais le manichéisme s’empare des morceaux de l’Église sans berger : chacun voit tout soit en blanc, soit en noir, alors qu’il s’agit d’œuvres humaines, de qualités humaines, et de faiblesses humaines.

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    1. Cher ami,

      Veuillez bien croire que je ne me permettrais certainement pas de maudire quiconque, qu’il soit catholique ou non.

      Quant à la polémique autour de Valtorta, comme dit, elle me surprend. Il s’agit là d’une révélation privée jamais validée par l’Eglise, mais au contraire, condamnée. Les quelques passages montrés ici suffisent à comprendre pourquoi. Quant à moi, je ne comprends pas qu’on veuille se passionner à ce point sur ce Poème de l’homme-dieu au mépris de l’Ecriture Sainte, de la Tradition et de la doctrine, ou tout simplement des vrais mystiques réputés et approuvés. La vie est trop courte pour cela.

      Ad Jesum Per Mariam

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  13. Vous voulez être crédibles commencez par retirer les mensonges de votre article :
    « Jésus » sous-entend une histoire adultérine entre « Pierre » et « Marie »
    Lisez le texte au moins !
    « Si. Il me l’a dite, et il a ajouté : « C’est vrai… mais je suis un homme, un pauvre homme. Jésus s’obstine à voir en moi un grand homme. Mais je sais que je suis très mesquin et, à cause de cela… il pourrait me donner un enfant. Je me suis marié pour cela… je vais mourir sans en avoir ». Pierre me montrait l’enfant qui, heureux du beau vêtement que Pierre lui avait acheté, l’avait embrassé en disant : « Père aimé » et il m’a dit : « Tu vois, quand ce petit être qu’il y a dix jours je ne connaissais pas encore, me parle ainsi, je me sens devenir plus moelleux que le beurre et plus doux que le miel et je pleure, car… chaque jour qui passe éloigne de moi cet enfant… »

    Marie se tait, observant Jésus, étudiant sa physionomie, attendant une parole. ..Mais Jésus a mis son coude sur son genou, sa tête appuyée sur sa main et il regarde l’étendue verte du verger.

    Marie Lui prend la main et la caresse et dit : « Simon a ce grand désir… Pendant que j’allais avec lui, il n’a pas arrêté de m’en parler, et avec des raisons si justes que… je n’ai rien pu dire pour le faire taire. C’étaient les mêmes raisons que nous pensons nous toutes, femmes et mères. L’enfant n’est pas robuste. S’il avait été comme Toi… oh ! alors il aurait pu aller sans peur à la rencontre de la vie de disciple. Mais, comme il est chétif !… Très intelligent, très bon… mais rien de plus. Quand un tourtereau est délicat il ne peut prendre son vol tout de suite, comme font ceux qui sont forts. Les bergers sont bons… mais ce sont toujours des hommes. Les enfants ont besoin des femmes. Pourquoi ne le laisses-tu pas à Simon ? Tant que tu lui refuses un enfant vraiment né de lui, je comprends le motif. Un petit, pour nous, c’est comme une ancre. Et Simon, destiné à un si grand rôle, ne peut avoir d’ancres qui le retiennent. Mais pourtant tu dois convenir que lui doit être le « père » de tous les enfants que tu lui laisseras. Comment peut-il être père s’il n’a pas été à l’école d’un petit ? Un père doit être doux. Simon est bon, mais pas doux. C’est un impulsif et un intransigeant. Il n’y a qu’un enfant qui puisse lui enseigner l’art subtil de la compassion pour les faibles… Considère le sort de Simon… C’est bien ton successeur ! Oh ! je dois pourtant la dire, cette atroce parole ! Mais pour toute la souffrance qu’il m’en coûte pour la dire, écoute-moi. Jamais je ne te conseillerais une chose qui ne serait pas bonne. Margziam… Tu veux en faire un parfait disciple… mais, c’est encore un enfant. Toi… tu t’en iras avant que lui ne soit homme. À qui alors le donner plutôt qu’à Simon pour compléter sa formation ? Enfin, le pauvre Simon, tu sais quelles tribulations il a subies, même à cause de Toi de la part de sa belle-mère; et pourtant il n’a pas repris la plus petite parcelle de son passé, de sa liberté depuis un an, pour que le laisse en paix sa belle-mère que même Toi n’as pu changer.

    353> Et sa pauvre créature d’épouse ? Oh ! Elle a un tel désir d’aimer et d’être aimée. La mère ? oh ! … le mari ? un cher autoritaire …Jamais une affection qui lui soit donnée sans trop exiger… Pauvre femme !… Laisse-lui l’enfant. Écoute, Fils. Pour le moment, nous l’emmenons avec nous. Je viendrai, moi aussi en Judée. Tu m’y conduiras avec Toi chez une de mes compagnes du Temple et presque une parente parce qu’elle descend de David. Elle réside à Béthsur[14]. Je la reverrai volontiers si elle vit encore. Ensuite, au retour en Galilée, nous le donnerons à Porphyrée. Quand nous serons dans les environs de Bethsaïda, Pierre le prendra. Quand nous viendrons ici, au loin, l’enfant restera avec elle. Ah ! mais tu souris maintenant ! Alors tu vas faire plaisir à ta Maman. Merci, mon Jésus. »
    « Oui, qu’il soit fait comme tu veux. » Jésus se lève et appelle à haute voix : « Simon de Jonas, viens ici. »

    Pierre sursaute et monte en vitesse l’escalier : « Que veux-tu, Maître ? »

    « Viens ici, usurpateur et corrupteur ! »

    « Moi ? Pourquoi ? Qu’ai-je fait Seigneur ? »

    « Tu as corrompu ma Mère. C’est pour cela que tu voulais être seul. Qu’est-ce que je dois te faire ? ». Mais Jésus sourit et Pierre se rassure.

    « Oh ! » dit-il « tu m’as réellement fait peur ! Mais maintenant tu ris… Que veux-tu de moi, Maître ? Ma vie ? Je n’ai plus qu’elle puisque tu m’as tout pris… mais, si tu la veux, je te la donne. »

    « Je ne veux pas t’enlever, mais te donner. Cependant n’abuse pas de ta victoire et ne donne pas le secret à d’autres, homme rempli de fourberie qui triomphes du Maître avec l’arme de la parole maternelle. Tu auras l’enfant mais… »

    Jésus ne peut plus parler car Pierre qui était à genoux se redresse vivement et baise Jésus avec une telle impétuosité qu’il Lui coupe la parole.

    « Remercie-la, elle, pas Moi. Mais cependant rappelle-toi que cela doit t’aider et ne pas être pour toi un obstacle… »

    Donc une negociation pour garder un enfant devient chez vous une blague obscene.

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  14. Je ne suis pas d’accord avec Abauzit, Von Hazel et H Remy :

    – Vous ne pouvez pas condamner l’oeuvre de Valtorta sans l’avoir lue : ce ne sont pas des procédés.

    – Si vous l’aviez lue vous feriez votre le conseil de Gamaiel au Sanhédrin :  » Si cela ne vient pas de Dieu, ça ne durera pas ; si cela vient de Dieu vous ne pourrez pas l’empêcher ». Or, « cela dure » depuis 1947 et depuis personne n’a pu l’empêcher (…)

    – Comme vous ne l’avez pas lue, vous avez commis à chaque fois un contresens sur les trois reproches principaux articulés ( Pierre a couché avec Marie, le Christ a eu des relations sexuelles avec Jean, Marie a recommandé le salut par le péché à la manière de Frank ). Or, Pierre n’a jamais couché avec Marie, ni le Christ avec Jean, ni Marie n’a prétendu que l’on allait à Dieu par le péché, et Valtorta n’a jamais même insinué cela….mais a écrit… son exact contraire !

    – Et vous savez pourquoi je sais tout cela ? Alors que, comparé à vous, je dois être aussi ignorant et « chrétien du porche » que Dismas ? Parce que j’ai lu les 11 tomes de 500 pages chacun de l’oeuvre (+ le tome sur son ange gardien). Que je peux ainsi tout vous dire des conversations de jésus avec Judas sur les parties fines de ce dernier avec le produit des dons normalement destinés aux pauvres. La position de Jean et de Pierre sur cette (douloureuse) question. La discrétion et la charité de Marie envers Judas qu’elle savait être l’auteur futur de la perte de son Fils. Bon, j’ai pas tout compris. Ni tout retenu. Mais je peux vous assurer que c’est bien au dessus en intelligence que tout ce que vous avez pu imaginer ou insinuer.

    – Donc, peut-être que l’oeuvre a été inspirée par le démon. Mais, d’une part, Valtorta ne s’en est pas aperçue alors que pourtant elle a vu Satan au pied de son lit ! Qu’elle explique très bien dans son oeuvre la paix qu’elle ressentait avec Jésus, et au contraire la peur glaçante que lui inspirait Satan quoique ce dernier restât fixe et muet. Et d’autre part, le démon ne peut pas se déguiser les jours pairs en Jésus et les jours impairs apparaitre lui -même au pur plaisir de terroriser son élève !?! Le démon, certes, est un salaud. mais il est cohérent.

    – Mais même si c’était le cas, admettons : Jésus les jours pairs, démon les jours impairs, à ceux qui n’ont pas lu l’oeuvre, (et donc d’abord à Abauzit VH et HR) : lisez tout ! De la première à la dernière phrase ! Car, si comme vous le dites, le démon a du dire 1000 vérités pour pouvoir placer 1 mensonge et que ses trois principaux mensonges seraient ceux repris supra, alors lisez toute l’oeuvre, sans rien omettre !

    – Pourquoi ? Parce qu’alors, le diable (quoique cohérent) est un con : il ne sait pas mentir !

    Profond respect de la part de votre dévoué Dismas.

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    1. Bravo
      Ca fait plaisir de lire quelqu’un qui écrit sur un thème très important et qu il a étudié.
      Tout comme vous j ai lu les 10 tomes les carnets et les cahiers
      J ai lu également le dictionnaire des lieux cités dans l œuvre et le dictionnaire des personnages.
      Il existe un livre qui explique le côté scientifique de l œuvre : la faune la flore le ciel les outils le temps les liaisons.
      Tout est tellement détaillée dans l œuvre qu il aurait été très facile de se tromper pour une personne malhonnête.
      Et tout tombe juste…
      Ca c est pour les septiques
      Nous on est ravit de lire les 3 années de vie publique du christ presque au jour le jour.
      On aime encore plus NSJC et Marie.
      On prends goût à relire les Évangiles
      On comprend davantage la création et le blasphème des évolutionnistes.
      Quelle chance d avoir ces outils à notre disposition pour notre époque.
      Je suis sincèrement désolé pour LH REMY que j apprecie beaucoup
      Je pense à lui quand je visionne la passion de mel Gibson et je trouve que maria valtorta décrit la passion assez identiquement.
      J espere qu il lira un jour le tome sur la passion de Jésus.
      Pour moi c est de loin le plus important.
      Quel bonheur d avoir le christ pour seigneur et pour dieu.
      Il a tant fait pour nous.

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    2. 1 Faut-il lire tous les évangiles apocryphes pour se faire une idée personnelle sur ces derniers ou s’en tenir aux nombreuses condamnations et notamment à celles de Saint Irénée de Lyon ?
      2 Les témoins de Jéovah ont été fondés en 1870 et ils durent, donc ce n’est pas parce que ça dure, que cela veut dire que c’est forcément vrai ou de Dieu.
      3 Il y avait effectivement une coquille dans l’article sur le contresens d’un passage parce que celui-ci a été extrait de son contexte, là dessus vous avez raison, pour ce qui est du passage sur Marie et du péché, vous semblez ne pas comprendre le reproche qui est fait, à savoir que la Vierge Marie fait un raisonnement contradictoire qu’un chrétien censé ne pourrait faire, si la la Très sainte Vierge Marie est de plus préservée du péché originel, ce n’est sans doute pas pour avoir l’idée « de pécher afin d’être vu par son Fils avec un regard de sauveur ».
      4 Quand bien même c’est très intelligent, cela ne prouve aucunement que c’est de Dieu, il y a des vraies mystiques et des fausses mystiques, des vraies apparitions et de fausses apparitions de la Très Sainte Vierge Marie, il y a des vraies dévotions à la Très Sainte Vierge Marie et il y a des fausses dévotions à la Très Sainte Vierge Marie. Tout n’est donc pas vrai parce que cela a un air de surnaturel. Voila à quoi nous sert le discernement, mais aussi l’obéissance que nous devons à ceux qui savent mieux que nous.
      5 Le diable n’a donc qu’a se montrer sous sa véritable apparence, faire peur à la voyante, et comme elle a su le reconnaitre de manière très distincte, c’est donc que son inspiration ne vient pas de Lui, elle s’en serait rendue compte ? Comme cela est drôle ! J’en conclus qu’il n’a qu’à faire ce petit stratagème, se montrer sous son vrai visage pour ensuite faire passer n’importe laquelle de ses forfaitures automatiquement pour des oeuvres de Dieu, le diable est lui aussi logique, vous ne l’aurez pas aussi facilement …
      6 Là encore gros problème de logique, si le diable peut tirer des bénéfices rien qu’en tordant et en mêlant de subtiles mensonges à des vérités qui sont nécessaires pour vous faire baisser votre vigilance, il le fait d’abord dans un but bien précis, à savoir altérer votre vision des évangiles et vous présenter un faux Christ, une fausse Vierge Marie, s’il fait tout cela, c’est aussi parce qu’il sait qu’à la fin il sera le grand gagnant de cette opération. Donc la seule chose saine à faire est justement de ne pas lire cette oeuvre si vous ne la trouvez pas orthodoxe et non pas de tomber dans l’injonction de ceux qui vous disent de la lire pour vérifier si celle-ci est correcte.
      7 Le diable est con, il ne sait pas mentir ? Franchement vous n’êtes pas sérieux, vous le faites exprès ? Retournez je vous prie aux saintes évangiles et restez-y définitivement, Notre Seigneur dans saint Jean 8:44 est on ne peut plus clair et vous prétendez tout l’inverse c’est donc là encore la preuve que la lecture de Valtorta vous a clairement fait perdre vos repères : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. »

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      1. Oui.
        Il faut lire toutes les pièces et conclusions de la partie adverse si on se pique de vouloir y répondre et/ou le juger.
        Ou se taire.

        Non.
        La falsification des propos et des pièces de la partie adverse ne sont jamais autorisées. Et normalement, elles valent à leur auteur la nullité immédiate et définitive de ses écritures.
        Vos écritures sont nulles (article et commentaires)
        Sur ce coup là ce n’est pas Valtorta qui est inspirée du démon, c’est vous qui en êtes infestés : vous avez falsifié son texte pour les besoins de votre accusation.

        Oui
        Vous devez dans votre argumentation prouver ce que vous alléguez ou vous taire. Or, vous avez supposé mais non prouvé que Valtorta était inspirée du démon, outrance que le Saint Office n’avait pas même osée !
        Prouvez qu’elle a été inspirée du démon autrement qu’avec le « raisonnement à la pince-mi et pince-moi » de H Rémy.

        C’est simple et je vous mets sur la voie : prouvez que Valtorta à au moins une fois dans son oeuvre contesté que le Christ était vrai homme et vrai Dieu ; qu’il était tout, prophète, prêtre, tout, sauf le Messie.

        Alors, vous aurez fait la preuve, en application de Jean 2 22, que le démon l’a inspirée.

        Non
        Vous ne pouvez pas soutenir tout, n’importe quoi et son contraire : ou le diable l’a inspirée ; ou le Saint esprit l’a inspirée ; ou son imagination maladive l’a inspirée.

        Devant l’impossibilité de la 3 hypothèse pour avoir révélé des faits que l’histoire et la science n’ont découvert qu’après sa mort, vous avez parié sur le diable plutôt que sur l’Esprit saint.

        Mais c’est un pari.
        Pas une preuve.

        Je vous réponds que la prudence est une valeur cardinale avec la justice et la tempérance : si le diable l’a inspirée, comme il a soufflé à Luther ses protestations, et sans faire référence à Jean 2 22, il y a une chose que vous auriez vu en plus dans l’oeuvre et une chose en moins :

        -la chose en plus, c’est la condamnation ou le discrédit d’un ou plusieurs des 7 sacrements car le démon est obligé d’en passer par là dans son entreprise de démolition de la Révélation.

        – la chose en moins c’est Satan au pied du lit de son élève. Car il est rare que le diable ou ses élèves nous avouent leurs forfaits.

        A ce sujet, celui qui veut trop prouver et voit dans la présence de Satan au pied du lit une ultime manoeuvre de sa part, celui-là ne prouve plus rien à trop vouloir prouver.

        Oui
        Vos arguments tirés de la piètre qualité littéraire, de l’obscénité alléguée des dialogues, de l’humanité du ton de l’oeuvre sont totalement inopérants : ce sont des appréciations subjectives qui vous appartiennent, tirées d’une oeuvre que vous n’avez pas lue !

        Nous vous demandons des preuves objectives.

        Et comme vous n’avez pas rapporté ces preuves, que vous ne les rapporterez jamais pour n’avoir jamais lu l’oeuvre que vous nous promettez de ne jamais lire,

        On vous répond donc :

        – contre l’erreur, on aurait pu encore tout
        – contre la bêtise, presque tout
        – mais contre la mauvaise foi, rien.

        Profond respect de la part de votre dévoué Dismas

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  15. Merci Guillaume d’avoir répondu sur le blog , je ne comprends pas pourquoi tant de gens ne voient pas clair sur Maria Valtorta c’est pourtant une évidence , voici pour votre information des articles sur Mgr Williamson et Mr Faure et le réseau juif dans la tradition

    blog.catholicapedia.net/reseau-juif-dans-la-fsspx/: j’aimerais bien avoir votre avis à ce sujet sur mon adresse e-mail c’est plus discret

    Union de prière et bonne nuit BM

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  16. Ici moi et d’autres vous on démontrés que certaines de vos accusations étaient fausses ( on voit bien d’ailleurs que vous les avez reprises d’une autre critique sans vraiment lire les livres) et pourtant vous ne corrigez pas votre article.
    Persister dans le mensonge est démoniaque.
    Vous voulez nuire à l’évidence.
    Tres déçu.

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    1. Cher ami, je maintiens ces accusations et j’en ai parfaitement le droit. Le poème de l’homme-dieu n’a jamais été approuvé par l’Eglise, bien au contraire. Par conséquent, nous avons résolument le droit de douter de son origine révélée, et nous avons encore davantage le droit de produire des critiques et des spéculations négatives à l’endroit de ce texte.

      Je note également que les personnes qui viennent défendre ici le Poème se concentrent essentiellement sur l’extrait du Volume 2, n°199, p. 185 (l’algarade entre « Pierre, » « Jésus » et « Marie »).

      Je constate que votre seule défense porte sur la traduction d’un mot et sur le fait que notre extrait présente ici le mot « souillé » au lieu de « corrompu ».

      Je vous rend un service, car le sens de corrompre est « altérer ce qui est sain, honnête, dans l’âme ».

      Maintenant, plutôt que de pinailler sur ces détails, posez-vous la question : Imaginez-vous un seul instant Notre Seigneur Jésus-Christ accuser Saint Pierre de vouloir « altérer » la sainteté et l’honnêteté de la Très Sainte Vierge Marie ? Avez-vous lu quelque chose de semblable dans la Sainte Ecriture ? D’où sortent toutes ces histoires ? A quoi nous servent-elles ? L’Eglise les a-t-elles validées ? Non.

      Je vous implore tous de vous réveiller, car vous êtes en train de prendre la défense d’un texte purement imaginaire qui n’a aucun fondement dans la Sainte Ecriture.

      De plus, pourquoi tous vous concentrer sur ce seul extrait, dont j’admet volontiers qu’on pourra tenter de l’interpréter de façon diverse ?

      Pourquoi personne ici ne prend la défense d’extraits très nettement hérétiques, comme celui où le « Jésus » de Valtorta sous-entend très clairement que la Révélation n’est pas close, que l’Eglise ne l’a pas assez bien reçue, préservée et comprise, à tel point qu’il nous faudrait la révélation de Valtorta pour complèter tout ceci ? J’attends vos explications sur ce point.

      De plus, pourquoi personne ici ne prend la défense de l’extrait où le « Jésus » de Valtorta prétend explicitement que le péché originel aurait été un acte conjugal, alors que ceci va à l’encontre de la Sainte Ecriture et du consensus des pères et des docteurs de l’Eglise ? Là aussi, je suis très curieux de savoir comment vous allez justifier une pareille énormité.

      Donc, s’il vous plait, avant d’affirmer que je suis de mauvaise foi (ou pire, j’ai vu quelqu’un m’accuser d’être possédé par le démon pour avoir osé critiquer les révélations de Valtorta…), veuillez vous examiner vous-mêmes chers amis et veuillez m’expliquer, vous qui semblez être des experts en études Valtortiennes, la présence de ces deux erreurs citées plus haut ?

      Je vous recommande aussi la lecture du Précis de Théologie Mystique et Ascètique du père Adolphe Tanquerey, dans lequel vous serez instruits des méthodes traditionellement utilisées par l’Eglise pour discerner les fausses révélations privées des vraies.

      Je vous le donne en mille : s’il existe une seule erreur théologique (contre l’Ecriture, contre la Tradition, contre la Foi) dans ces révélations, alors on déduit certainement que ces révélations ne sont pas de Dieu.

      De fait, il existe chez Valtorta de telles erreurs. La conclusion logique est que ces révélations ne sont pas Dieu.

      Si vous contestez la chose, alors vous devrez me prouver ici même que :

      – La Révélation n’est pas close, n’a pas été bien recue, transmise et comprise par l’Eglise et doit être complétée car « certaines parties sont manquantes » (sic).

      – Le péché originel était en fait l’acte sexuel, et non pas un péché d’orgueil et de désobéissance.

      J’attends vos preuves Messieurs.

      En Jésus et en Marie.

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      1. Mais vous laissez en titre : « Jésus » sous-entend une histoire adultérine entre « Pierre » et « Marie »
        Ceci est faux et sous entend que ceux qui ont lu Valtorta sont des débiles puisqu’avec de telles histoires on ne voit pas comment prêter crédit a ses livres.
        Vous refusez de vous corriger sur ce point grossier comment pourrait on vous convaincre sur d’autres ?

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  17. Je vous remercie de cet article, c’est vrai certaines critiques semblent exagérées notamment sur ‘l’homosexualité’ mais je comprends ce qui vous dérange.
    La lecture de l’œuvre m’a dérangée plusieurs fois et je ne sais pas si c’est un problème de traduction mais effectivement il semble y avoir plusieurs versions qui ne disent pas exactement la même chose voire se contredisent. Le fait est qu’on la certainement arrangée pour la rendre plus acceptable c’est bien ça ?
    Cette œuvre est troublante et dérangeante à plein d’égards et si je me rappelle bien nous demande de la lire sans esprit critique au risque de se voir traiter de pharisiens ou de sadducéen. C’est ce qu’il y a, à mon avis de plus dérangeant…

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  18. Vous vous interrogez sur la Révélation publique et les ajouts que des mystiques auraient pu avoir par révélation.
    En effet, le Catéchisme rappelle fort opportunément dans son article 66 : « Cependant, même si la Révélation est achevée, elle n’est pas complètement explicitée ; il restera à la foi chrétienne d’en saisir graduellement toute la portée au cours des siècles ».
    C’est ce que confirme la longue cohorte des théologiens et des mystiques, presque toujours persécutés et condamnés par ceux que St Paul – lui-même attaqué sur ses révélations – appelle en Galates 2, 2-4, des expions, des intrus, des faux-frères.
    Voici tout d’abord quelques passages de l’Évangile qui rapporte qu’il y a « certaines parties manquantes » :
    Nombreuses guérisons mais non décrites par ailleurs évoquées en Matthieu 4, 23 soit au tout début de la vie publique de Jésus.
    De même en Matthieu 11, 5 – Luc 7, 22 alors que Jean-Baptiste est encore vivant.
    Et surtout Jean, dernier témoin des apôtres, le justifie explicitement en Jean 20, 30 et en Jean 21, 24-25.
    C’est donc avec pertinence que le Catéchisme peut écrire dans son § 514 : Toute la vie du Christ est mystère : Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles. Presque rien n’est dit sur sa vie à Nazareth, et même une grande part de sa vie publique n’est pas relatée.
    La sixième station du chemin de croix évoque Véronique, totalement inconnue de la Révélation publique, comme Anne et Joachim, parents de Marie que l’on honore pourtant. L’Assomption n’est nullement mentionnée et n’est fondée que par la promulgation de SS. Pie XII il n’y a même pas 75 ans, sur la foi d’une longue tradition extra-testamentaire. C’est ce même Pape qui a défendu les révélations de Maria Valtorta contre les mœurs dévoyées de certains membres du Saint-Office qui fera dire à Mgr Josef Frings, sous les tonnerres d’applaudissements et en présence de Mgr Ottaviani que la procédure du Saint-Office était objet de scandale.
    Cela visait aussi quelques prélats « intrus, faux-frères, espions » comme les qualifiait saint Paul qui tentèrent, sans succès, d’étouffer ces révélations, APRES la mort de Pie XII et pour un faux motif de défaut d’imprimatur et non d’erreurs théologiques. Heureusement pour eux d’ailleurs car cette conformité avait été certifié -notamment – par le fondateur de l’université pontificale mariale et le doyen de la faculté pontificale du Latran.
    Comme dirait F. Lucchini : c’est du lourd !

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    1. L’Église est contre Valtorta ? Faux. L’Église ne s’est encore prononcé complètement sur Valtorta. Elle a émis des avis négatifs (que vous citez largement, je ne vais donc pas les reprendre) mais nombre théologiens tout a fait respectables (traditionalistes ou modernistes) ont émit des avis très positifs.

      Pourquoi faire de votre ‘impression’ personnelle une règle ? cette oeuvre ne peut-elle pas aider de nombreuses âmes comme en témoignent des lecteurs ?

      Imprimatur oral de Pie XII
      Le 26 février 1948, le pape Pie XII soutient l’impression de l’évangile tel qu’il m’a été révélé en déclarant aux servîtes de Marie chargés des travaux de publication : « Publiez l’œuvre telle quelle. Ceux qui liront comprendront. »

      Le 17 janvier 1974, la secrétairerie du pape Paul VI, la plus haute instance du Vatican, transmet au père Roschini les félicitations du Saint Père ouvertement favorable à son ouvrage « La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta ».

      Le pape Jean-Paul II lisait Maria Valtorta. Le père Yannik Bonnet, lors de ses études à Rome a rencontré par trois fois son secrétaire personnel, le cardinal Dziwiz, qui lui a certifié avoir vu souvent les œuvres de Maria Valtorta sur la table de chevet du Souverain Pontife.

      Mère Teresa disait du bien de l’œuvre. Le Père Leo Maasburg, confirme « sa réaction positive » à Chrétiens Magazine en 2009 .

      Le Padre Pio conseillait fortement la lecture. Une pénitente lui demande un an avant sa mort si elle pouvait la lire, le Padre lui répondit : « Non seulement je vous permets de lire mais je vous le commande! »

      Le 13 février 2002, Mgr Roman Danylak donne un imprimatur à l’oeuvre
      et réaffirme la conformité de celle-ci à la foi catholique

      Mgr Carinci : « Cette œuvre pourrait porter beaucoup d’âmes au Seigneur. »

      Mgr Laurentin : « Sa vie témoigne de sa sainteté. »

      Témoignage de Monseigneur Richard Williamson :
      « Je suis intimement persuadé que l’Évangile tel qu’il m’a été révélé est bien l’œuvre de Dieu et pas seulement de cette Italienne physiquement paralysée et alitée que fut Mlle Maria Valtorta. Il est inconcevable qu’une œuvre qui ait fait tant de vrai bien spirituel à tant d’âmes assoiffées de Dieu, comme l’a fait l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, soit le produit du Diable. Et les causes naturelles sont largement insuffisantes pour expliquer cet écrit tel que nous l’avons dans les mains. Dieu merci que nous l’ayons ! Dans notre époque terrible, où le Diable ne semble que vaincre et l’Église que d’être vaincue, l’Évangile tel qu’il m’a été révélé s’explique parfaitement — le Bon Dieu vient en aide de façon particulière aux petites brebis largement abandonnées par leurs pasteurs — la crise de l’Église perdure et va s’aggraver encore avant qu’elle ne prenne fin. Mais pour qui veut connaître Dieu et Sa Très Sainte Mère, voici des milliers de pages, de paroles et d’actions des deux, inimaginablement justes pour un romancier purement humain, le plus pieux qui soit. On peut lire et lire, et quand on arrive à la fin du dernier volume, il est temps de recommencer avec le premier volume. On peut voir dans l’Évangile tel qu’il m’a été révélé la réponse de Dieu au téléviseur ! Aux
      bonnes âmes d’en profiter !
      « Certains scribes et docteurs de la Loi veulent que l’Évangile tel qu’il m’a été révélé ne soit pas juste d’un point de vue théologique. Chers lecteurs, vous qui y entendez la voix du Maître et qui y reconnaissez le Bon Pasteur, dans le cas de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé ne faites aucun cas de ces « théologiens » Je suis loin d’être le seul homme d’Église d’un certain rang qui ait fait la connaissance du « Poème », et qui en approuve entièrement la doctrine. Mais il est sentimental ? Plein de sentiments, comme Notre Seigneur lui-même dans l’Évangile, oui. Recherchant le
      sentiment pour lui-même ? Pas du tout ! Il n’y a pas la moindre trace de modernisme ni de subjectivisme.
      L’Évangile tel qu’il m’a été révélé est un don de Dieu exceptionnel pour notre pauvre époque. Que Dieu soit loué et remercié pour toute âme à laquelle Il donne la grâce de voir cela et qui sait profiter du « Poême », et sachons remercier aussi Maria Valtorta au Ciel pour toutes les souffrances que le « Poème » lui aura coûtées dans la Sagesse infinie de
      Dieu ! »

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