Les abominables hérésies et blasphèmes de Martin Luther

Dans ce document, nous allons passer en revue les doctrines de Martin Luther, lesquelles sont fondatrices ou du moins représentatrices du mouvement qu’on appelle historiquement le protestantisme. Depuis son apparition au 16e siècle, un nombre incalculable de communautés protestantes ont émergé. En fait, on estime qu’il existe pas moins de 30.000 dénominations protestantes et qu’il se forme une nouvelle par semaine en moyenne. Ces sectes conduisent des milliers de gens dans l’erreur et potentiellement vers la damnation éternelle.

Si les protestants s’imaginent tous être de vrais chrétiens et de vrais membres de l’Église du Christ, leur diversité et l’impossibilité de leur union prouve que cela n’est malheureusement pas le cas. Leurs croyances et leurs pratiques sont totalement contraires aux doctrines établies par l’Église catholique fondée par Jésus-Christ, et donc à la tradition apostolique.

De quelle tradition les protestants peuvent-ils alors se revendiquer ? La tradition biblique ? La tradition de Jésus-Christ ? Assurément pas. En réalité, leur filiation ne remonte pas à Jésus-Christ, mais plutôt à Martin Luther, qui fut l’un des principaux artisans de l’épouvantable hérésie protestante.

La doctrine de Martin Luther

Voici en somme les principaux tenants de l’hérésie luthérienne, résumés par le père Henry Ganss :

  • La Bible est l’unique source de la foi. Elle contient toute l’inspiration divine et sa lecture doit être considérée comme étant porteuse d’effets quasiment sacramentels.
  • La nature humaine fut totalement corrompue par le péché originel. En conséquence de quoi l’homme est dépourvu de volonté libre. Que l’homme fasse le bien ou le mal, rien de tout ceci n’est de son propre chef, mais tout est uniquement l’œuvre de Dieu.
  • La « foi seule », sans les œuvres, permet la justification et l’homme se sauve par la croyance certaine que Dieu le pardonnera dans tous les cas. La « foi seule » permet non seulement le pardon total du péché, mais aussi une levée inconditionnelle de toutes les peines afférentes.
  • La hiérarchie de l’Eglise et le sacerdoce ne sont pas d’institution divine et ne sont donc pas nécessaires. Les aspects cérémoniels et externes du culte ne sont ni essentiels, ni utiles. Les vêtements ecclésiastiques, les pèlerinages, les mortifications, les vœux monastiques, les prières pour les défunts ou encore l’intercession des saints n’ont aucune utilité.
  • Tous les sacrements, sauf le baptême, l’eucharistie et la pénitence, doivent être rejetés. Ils sont remplacés par « la foi seule ».
  • Le sacerdoce peut être reçu de façon universelle et n’importe qui peut s’en réclamer. Ce n’est ni un sacrement, ni un ordre. L’établissement d’une hiérarchie d’hommes spécialement formés et ordonnés à cette tâche est une supercherie.
  • Il n’existe pas d’Eglise visible, ni d’Eglise spécifiquement établie par Dieu au sein de laquelle les hommes peuvent faire leur salut.

Une fois adoptées ou simultanément reprises par un certain nombre d’autres révolutionnaires, ainsi que par des princes chrétiens, ces hérésies vont causer l’une des plus grandes catastrophes que connut la Chrétienté. Une liste plus exacte des erreurs de Luther peuvent être trouvées dans la bulle Exsurge Domino du pape Léon X, qui les condamne solennellement.

Martin Luther a souvent varié dans ses positions, s’accrochant parfois à des positions catholiques, les rejetant ensuite. Les propos que nous analyserons dans le chapitre suivant montrent que le caractère impudent et l’état psychologique de Martin Luther expliquent pour beaucoup ses nombreux revirements. Nous verrons également ce qu’il faut entendre par la doctrine de la foi seule selon Luther et les protestants.

Martin Luther et la destruction de la Sainte Écriture

Il faut tout d’abord dire que les principales hérésies de Martin Luther sont toutes réfutées par la Sainte Écriture. Ce qui est l’un des plus grands paradoxes du protestantisme, c’est que les protestants s’accordent généralement tous sur cette idée de « sola Fide » ou de « sola Scriptura ». C’est à dire que la plupart des sectes protestantes prétendent que seule la foi justifie et que seule la Bible est nécessaire aux hommes pour accéder à cette foi.

Or, il faut d’abord leur rappeler que la Bible dont ils se revendiquent, ils ne la doivent qu’à l’Église catholique, qui en a codifié le Canon et qui l’a préservée et transmise à travers les siècles. Ce premier point pourrait suffire à réfuter cette croyance protestante qui vise à rejeter toute hiérarchie écclesiastique divinement instituée et organisée. En effet, si Notre Seigneur Jésus-Christ n’avait pas fondé l’Église catholique (Matthieu 16 ; 18-19) et fait de Saint Pierre le premier pape (Jean 21 ; 15-19), qui donc aurait pu compiler et transmettre le canon de la Sainte Écriture ? Et sans avoir la certitude de posséder la Sainte Écriture pleine et entière, qui donc aurait pu avoir la Foi ? Enfin, sans une Église unique, sainte, universelle et apostolique, qui donc aurait pu avoir autorité pour déclarer infailliblement ce qui est de Foi, et ce qui ne l’est pas ?

Ensuite, il faut observer qu’il n’y a jamais eu de pire destructeur de la Sainte Écriture que l’hérésie protestante. En effet, le canon de la Sainte Écriture contient 73 livres et ce canon fut définitivement fixé au concile d’Hippo en 393, au concile de Carthage en 397, puis par le pape Innocent Ier en 405. Par la suite, l’Église, dans ses conciles œcuméniques, a souvent réaffirmé le canon des saintes écritures et frappé d’anathème quiconque oserait le rejeter (Concile de Florence, Concile de Trente, Concile du Vatican). Il suffit d’ailleurs de lire les Pères apostoliques ayant vécu avant le concile d’Hippo, pour voir que ces derniers lisaient exactement les mêmes livres que ceux que l’on trouve dans le canon fixé par la suite. De même, les pères apostoliques professaient clairement la foi catholique et s’attachaient aux doctrines que Martin Luther et les protestants rejetèrent par la suite et jusqu’à nos jours.

Il n’est donc pas surprenant qu’après avoir rejeté la foi de l’Église de Jésus-Christ, Martin Luther ait cherché à s’attaquer à la Sainte Écriture. Rejetant le canon antique et traditionnel fondé sur la Septante et la Vulgate, Luther s’appuya sur le canon des Juifs pharisaïques du 2e siècle. En conséquence de quoi il écarta du canon de sa bible les livres deutérocanoniques, les reléguant dans un simple appendice. Il en fit de même pour les épitres de Jacques, de Jude, celle aux Hébreux, ainsi que le livre de l’Apocalypse, qu’il considérait comme d’origine douteuse. Il est aisé de comprendre pourquoi. Par exemple, le 2e Livre des Maccabées soutient la doctrine du purgatoire. Le livre de Tobie et le Siracide enseignent l’efficacité des bonnes œuvres en rémission des péchés. L’épitre aux Hébreux soutient l’existence des ordres sacrés, tandis que l’épitre de Jacques soutient la nécessité des œuvres de sanctification en plus de la foi seule. Au sujet de l’épitre de Jacques, Luther, dans sa traduction, alla jusqu’à dire que cette épitre « n’a rien d’évangélique ».

Toutes les sectes protestantes n’ont pas forcément suivi exactement le canon de Luther, mais toutes se sont inspirées de son initiative. En conséquence, les bibles protestantes ne comptent généralement que 66 livres.

Quelques propos de Martin Luther

Avant de voir ce que l’Église catholique dit de l’hérésie luthérienne, il sera utile que nos lecteurs prennent connaissance de quelques-unes des abominations que Martin Luther a osé écrire à propos du Seigneur Jésus-Christ et de la sainte messe catholique. Il est important que nos amis protestants réalisent la chose, car, peu importe la dénomination à laquelle ils se rattachent aujourd’hui, celle-ci trouve en dernière instance son origine dans l’affreuse révolte de Martin Luther.

Juriste de profession, Martin Luther était un moine augustinien défroqué et rebelle aux dogmes de l’Église. Il méprisait en particulier l’ascèse, la discipline des ordres, la tradition liturgique romaine et les œuvres de pénitence. Dans l’esprit de beaucoup de contemporains profanes, Luther était un homme juste, se révoltant courageusement contre une Église corrompue et criminelle. Il est vrai qu’en son temps, il existait de nombreux abus dans certains diocèses, et même en Italie. Cependant, si les hommes d’église peuvent tout à fait être des pécheurs, l’Église, elle, est impeccable et indéfectible. Or, Luther ne s’est pas élevé légitimement contre les abus de l’époque. Non, il s’est élevé contre les dogmes de Foi et contre l’Église elle-même.

De plus, comme nous allons le voir, il était très mal placé pour critiquer les abus qu’il dénonçait au début.

En effet, les gens savent-ils vraiment ce que pensait et enseignait Luther ? Voici ce qu’il écrivait dans ses journaux personnels, compilés par ses disciples sous le titre « Propos de table » :

Le christ a commis l’adultère une première fois avec la femme de la fontaine de Jacob dont parle Saint Jean. « Personne ne lui demanda : Qu’est-ce que tu fais avec elle ? » Après cela, encore une fois avec Marie Madeleine, et une fois encore avec la femme prise en flagrant délit d’adultère, adultère dont Jésus la libéra avec tant de laxisme. Ainsi, même christ, qui était si juste, devait se rendre coupable de fornication avant de mourir. – Lutero, Tischredden, Conversas à mesa, Edição de Weimar, n 1472, vol. 2, p. 107, apud Funck Brentano, Martinho Lutero, Rio de Janeiro: Ed. Vecchi, 1956, p. 15

Il faut comprendre le mépris des sectes protestantes pour le Divin Sacrifice de la Messe en lisant les lignes qui suivent :

Ne pensez-vous pas que le christ ivre, ayant trop bu lors de la Dernière Cène, n’avait pas égaré ses disciples par son bavardage creux ?Ibid, p.135

Cette haine du Saint Rite de la Messe, des Sacrements et de tout ce qui constituent la source même de la Doctrine chrétienne, se comprend encore plus nettement en lisant ces lignes :

Lorsque que la messe sera renversée, nous aurons enfin renversé la papauté ! Parce que c’est sur la messe que la papauté repose complètement, comme sur une pierre, avec ses monastères, ses évêchés, collèges, autels, ministres et sa doctrine…Tout ceci s’écroulera lorsque sera abolie cette messe abominable et sacrilège. – Cité in Pere Barriele, Avant de Mourir, apud, Lex Orandi: « La Nouvelle Messe et la Foi, » Daniel Raffard de Brienne, 1983

De façon intéressante, Martin Luther vouait une haine pour les parties les plus importantes et les plus essentielles de la sainte messe, comme l’Offertoire ou le Canon.

Rappelons aux uns et aux autres que les architectes du rite Paul VI réunirent dans leur commission six pasteurs protestants : A. Raymond George (méthodiste), Ronald Jaspar (Anglican), Massey Shepherd (épiscopalien), Friedrich Künneth, Eugene Brand (luthérien) et Max Thurian (calviniste).

De l’aveu même de l’un des principaux responsables de cette commission, le sinistre Bugnini, le but de la réforme de la messe était précisément de rapprocher le rite catholique du rite protestant : « Nous devons retirer de nos prières catholiques et de la liturgie catholique tout ce qui pourrait jeter l’ombre d’un obstacle avec nos frères séparés, c’est-à-dire les protestants » (in L’Osservatore Romano, 19 mars 1965).

Voici ce que déclarait Martin Luther à propos de l’Offertoire :

Puis il y a cette abomination appelée Offertoire, dans laquelle tout exprime l’Oblation. – Cité in Henri Chartier, La Messe Ancienne et la Nouvelle, 1973, apud, Lex Orandi, ibid.

Et à propos du canon de la messe :

Cet abominable canon est une compilation d’embrouillaminis …qui font de la messe un sacrifice, les offertoires y sont ajoutés. La messe n’est pas un sacrifice, ni l’action de quelqu’un qui offre un sacrifice. Nous le voyons plutôt comme un sacrement ou un testament. Appelons plutôt cela une bénédiction, l’eucharistie, le banquet du seigneur ou le souvenir du Seigneur. – Martin Luther, Sermon of the 1er dimanche de l’Avent, cité in Lex Orandi, ibid.

Pour Luther, la messe n’est pas un sacrifice divinement établi, mais un simple souvenir, une commémoraison. Luther, comme nous l’avons lu, savait bien que l’unité de l’Église reposait dans son harmonie totale entre doctrine, liturgie et discipline. Aussi, réfléchissait-il au moyen de séduire les foules par le caractère populiste et hâbleur de son discours :

Afin d’atteindre notre but de façon sûre et heureuse, nous devons conserver certains cérémoniaires de l’ancienne messe, de manière à ce que nous soyons acceptés par les plus faibles, qui pourraient être scandalisés par des changements trop rapides. – Cité in Jacques Maritain, Trois Réformateurs, apud Lex Orandi, ibid.

Nous renvoyons nos lecteurs à nos articles sur les problèmes du canon et de l’offertoire de la messe Paul VI, ou encore vers la série de vidéos pédagogiques de feu le Père Anthony Cekada sur cette question.

De quelle haine profonde et perverse était emplie Luther ? Il semblait mépriser Dieu et profondément le méconnaître :

Certes, Dieu est grand et tout-puissant et miséricordieux et tout ce que l’on peut imaginer de ce point de vue, mais il est aussi stupide. – Lutero, conversas à mesa, n. 963, vol. 1, p. 487, apud F. Brentano, ibid. p. 147.

On trouve encore bien d’autres blasphèmes et propos insoutenables dans les écrits personnels de Luther, mais nous avons déjà trop de peine à retranscrire ici ces horribles mots. Dans ces écrits personnels, récemment mis à jour et publiés par Théobald Beer, qui en fit une étude, Luther dévoile réellement sa philosophie dévoyée. Pour lui, le Christ semble être à la fois Dieu et Satan, le bien et le mal. Il apparaît alors que derrière la doctrine de Luther (ce n’est pas le cas d’autres théoriciens protestants de son époque) se cache un inquiétant gnosticisme dualiste.

La plupart des protestants aujourd’hui ignorent tout de ces choses. De même que les musulmans avant eux, la plupart des protestants en Europe ne le sont devenus que par la contrainte de leurs princes, ou encore à cause de la fausse libération que le luthéranisme promettait, à savoir le développement du relativisme et du subjectivisme en matière de religion. Comme je l’ai montré dans mon livre « Mystère de la Révolution », ce n’est sans doute pas par hasard que les sectes rosicruciennes, ésotériques et maçonniques des 17e et 18e siècles se soient d’abord dévellopées dans les pays passés au protestantisme ou à l’anglicanisme.

Dans notre pays d’Alsace, les protestants des campagnes furent généralement convertis de force et furent ainsi accoutumés à vivre dans la débauche spirituelle, jusqu’à tomber très tôt dans l’apostasie relative ou totale. Nous ne parlons même pas des épouvantables destructions d’églises et de maisons religieuses auxquels se livrèrent les révolutionnaires protestants.

Luther accusait Dieu des crimes de l’Histoire, il ne comprenait pas l’Écriture dont il se revendiquait le libérateur et le vulgarisateur : ce faisant, il apporta au mouvement déjà souterrain de la révolution anthropologique à l’époque moderne, le ferment décisif de la rupture générale. Il peut sembler surprenant que les luthériens actuels ignorent les écrits et la vie de Luther. Ce dernier était réellement sous l’emprise du démon, et l’admettait volontiers. Pour s’en convaincre, lisons encore ces lignes navrantes :

Du matin au soir, je ne fais rien d’autre que d’être ivre. Vous me demandez pourquoi je bois tant, pourquoi je suis si loquace et pourquoi je mange si souvent. C’est pour tromper le démon qui vient me tourmenter. C’est en mangeant, en buvant, en ripaillant de cette façon et plus encore, et même commettant quelque péché, que je défie et affiche mon mépris pour le démon ; j’essaye alors que remplacer les pensées que le Démon suscite par d’autres, comme par exemple, penser avec avidité à une très belle fille ou à un coït dans l’ivresse. Si je n’agissais pas ainsi, je serais plus déchaîné encore. – Cité in Marie Carré, J’ai Choisi l’Unité, DPF, 1973, apud Lex Orandi, ibid.

Telle était la morale personnelle du réformateur qui s’était élevé contre l’Eglise, contre laquelle il osa porta le blasphème en l’accusant de s’être prostituée et d’avoir fait défaut aux promesses du Christ. Comme souvent, l’accusateur injuste était lui-même l’infect adultérin, vrai fils de Bélial :

J’ai eu jusqu’à trois femmes en même temps.  – Cité in Guy Le Rumeur, La Révolte des Hommes et l’Heure de Marie, 1981, apud Lex Orandi, ibid.

Et parmi ces femmes, il faut compter une sœur religieuse qu’il pervertit et débaucha. Tel est l’homme, amis lecteurs, tel est l’infernal instrument du démon que commémora la secte moderniste en 2016 et en 2017, au point de lui décerner un timbre honorifique lors d’une journée de jeune et de prière comme celle du 31 Octobre. L’ironie de tout ceci étant que les protestants rejettent la vénération et l’intercession des saints.

Enseignement de l’Eglise catholique contre Martin Luther

Maintenant, voyons de quelle façon la véritable Église de Jésus-Christ, par les décrets infaillibles de papes, a condamné Martin Luther. Lisons la bulle Exsurge Domino du Pape Léon X, en 1520 :

Avec l’avis et le consentement de nos vénérables frères, avec une mûre délibération sur chacune des thèses ci-dessus, et par l’autorité du Dieu Tout-Puissant, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul et de notre propre autorité, nous condamnons, réprouvons et rejetons complètement chacune de ces thèses ou erreurs comme hérétiques, scandaleuses, fausses, offensantes aux oreilles pieuses ou séduisantes aux simples d’esprit, et contraires à la vérité Catholique. En les énumérant, nous décrétons et déclarons que tous les fidèles des deux sexes doivent les considérer comme condamnées, réprouvées et rejetées … Nous tenons tous les fidèles à la vertu de la sainte obéissance sous peine d’une excommunication majeure automatique ….

En outre, parce que les erreurs précédentes et beaucoup d’autres sont contenues dans les livres ou les écrits de Martin Luther, nous condamnons, réprouvons et rejetons de même complètement les livres ainsi que tous les écrits et sermons du dit Martin, que ce soit en latin ou en toute autre langue, contenant les dites erreurs ou l’une quelconque d’entre elles ; et nous souhaitons qu’ils soient considérés comme tout à fait condamnés, réprouvés et rejetés. Nous interdisons tous et chacun des fidèles des deux sexes, en vertu de la sainte obéissance et sous les peines ci-dessus qui seraient encourues automatiquement, de les lire, de les faire valoir, de les prêcher, de les louanger, de les imprimer, de les publier ou de les défendre. Ils subiront ces pénalités s’ils présument les respecter en quelque manière que ce soit, personnellement ou par d’autres personnes, directement ou indirectement, explicitement ou tacitement, en public ou en privé, dans leurs propres maisons ou dans d’autres lieux publics ou privés.

Nous conseillons d’ailleurs à nos lecteurs protestants de lire attentivement la bulle du pape Léon X afin de se rendre compte avec quelle douleur et avec quelle patience bienveillante l’Église a cherché à raisonner Luther.


Concluons à présent sur un extrait d’un texte non moins puissant et définitif du pape Pie IX, évoquant le protestantisme dans ses rapports filiaux avec la révolution contemporaine, depuis l’humanisme libéral jusqu’au communisme totalitaire :

C’est dans le maintien de cette union commune des peuples, dans l’obéissance au Pontife Romain, que se trouve le moyen le plus court et le plus direct pour les conserver dans la profession de la vérité catholique. En effet, on ne peut se révolter contre la foi catholique sans rejeter en même temps l’autorité de l’Église romaine, en qui réside le magistère irréformable de la Foi, fondé par le divin Rédempteur, et en qui conséquemment a toujours été conservée la tradition qui vient des Apôtres. De là vient que les hérétiques anciens et les protestants modernes, si divisés dans le reste de leurs opinions, se sont toujours entendus pour attaquer l’autorité du Siège Apostolique, qu’ils n’ont pu, en aucun temps, par aucun artifice, par aucune machination, amener à tolérer même une seule de leurs erreurs. – Pie IX, Nostis et Nobiscum

La collusion entre la secte moderniste et les protestants

Les protestants et les modernistes affirment que « Luther était un vrai instrument de Dieu pour réformer l’Eglise » ou encore, comme l’a dit le pseudo-pape François, que « l’intention de Martin Luther, il y a 500 ans, était de réformer l’Église, et non de la diviser. »

De même, en Janvier 2017, le « conseil pontifical » du Vatican occupé a déclaré que « les catholiques sont maintenant en mesure d’entendre le défi que Luther pose à l’Église de notre temps » et que Luther devait désormais être tenu comme un authentique et vertueux « témoin de l’Évangile », alors que chacun sait qu’il fut en réalité un horrible destructeur des Saintes Écritures. 

Après avoir concélébré les 500 ans de la révolution luthérienne en Octobre 2016 en compagnie du clergé luthérien de Suède, le chef de la secte moderniste a autorisé en la vigile de la Toussaint 2017, la publication d’un timbre honorant les deux infects hérétiques que furent Martin Luther et Melanchthon, un autre des innombrables autopapes que fit naître l’hérésie protestante.

Il existe bien d’autres rapports doctrinaux entre la secte moderniste et l’hérésie luthérienne. Déjà, le 6 mai 1983, une commission commune entre modernistes et luthériens avait publié un document intitulé « Luther, témoin de l’Évangile » pour le 500e anniversaire de la naissance de Martin Luther.

De plus, par une série de déclarations communes, la hiérarchie moderniste et différentes églises protestantes, notamment luthériennes, ont affirmé être d’accord sur la doctrine de la justification (notons que certains calvinistes ont vu dans cet évenement une manoeuvre de Rome). Ceci fut réalisé par les déclarations communes du 31 octobre 1999 et du 18 Juillet 2006. Dans la déclaration de 1999, on lit :

Nous confessons ensemble : c’est seulement par la grâce au moyen de la foi en l’action
salvifique du Christ, et non sur la base de notre mérite, que nous sommes acceptés par Dieu et que nous recevons l’Esprit Saint qui renouvelle nos coeurs, nous habilite et nous appelle à accomplir des oeuvres bonnes. (Chapitre 3, n°15)

Ensemble nous sommes convaincus que le message de la justification nous renvoie d’une manière particulière au centre du témoignage néotestamentaire de l’agir salvateur de Dieu en Christ : il nous dit que, pécheurs, nous ne devons notre vie nouvelle qu’à la miséricorde de Dieu qui nous pardonne et fait toute chose nouvelle, une miséricorde qui nous est offerte et est reçue dans la foi et que nous ne pouvons jamais mériter sous quelque forme que ce soit. (Ibid, n°17)

Nous confessons ensemble que les bonnes oeuvres – une vie chrétienne dans la foi, l’espérance et l’amour – sont les conséquences de la justification et en représentent les fruits. (Chapitre 4, n°37)

Bien que curieusement, on ne trouve plus facilement ces textes sur le site du Vatican occupé (vous trouverez l’original ici), tout ceci fut confirmé par les propos plus récents du pseudo-pape François lors d’un entretien officiel du 26 juin 2016 :

De nos jours, Luthériens et Catholiques, ainsi que tous les protestants, s’accordent sur la doctrine de la justification. Sur ce point très important, Luther n’avait pas tort.

À la lumière de tout ceci, on comprend mieux le ton nettement protestantisant des déclarations de François sur la relation entre les hommes et Jésus-Christ :

Pour comprendre en quoi consiste la doctrine luthérienne de la justification, laquelle est largement adoptée jusqu’à ce jour par la plupart des sectes protestantes, il suffit de lire ce passage scandaleux d’un écrit de Luther :

Sois un pécheur et péche sans retenue, mais crois aussi et rejouis-toi en Christ avec encore plus d’ardeur, car il est victorieux contre le péché, contre la mort et contre le monde. Aucun péché ne peut nous séparer de l’Agneau, même si nous devions pratiquer la fornication et le meurtre mille fois par jour. – Martin Luther, Lettre à Melanchton, 1er aout 1521

Selon Luther, et selon la plupart des sectes protestantes, le salut par la foi seule signifie que le salut est obtenu et garanti « extra nos », par un décrêt externe et divin, à toute personne déclarant accepter Jésus-Christ, peu importe les péchés que cette personne pourrait commetre plus tard dans sa vie. La théologie protestante insiste ainsi sur une distinction radicale entre justification et sanctification. Or, si la justification est obtenue par la « foi seule », les oeuvres de sanctification deviennent obsolètes, relatives et subjectives.

Cette doctrine est évidemment réfutée partout dans le Nouveau Testament. Citons un seul exemple :

Et voici que quelqu’un, L’abordant, dit :  » Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?  » Il lui dit :  » Pourquoi M’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Que si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit :  » Lesquels?  » Jésus dit :  » C’est : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point l’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne porteras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère, et : tu aimeras ton proche comme toi-même. » Le jeune homme : « J’ai observé tous ces commandements ; que me manque-t-il encore ?  » Jésus lui dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-Moi. – Matthieu 19 ; 16-21

Ainsi, affirmer simplement « croire » en Jésus-Christ ne justifie en rien, si l’on ne se sanctifie par par l’obéissance à Ses doctrines.

De là, les doctrines luthériennes sur la justification sont hérétiques et furent condamnées par les canons 9, 11 et 24 du Concile de Trente :

Si quelqu’un dit, que l’homme est justifié par la seule Foi, en sorte qu’on entende par là, que pour obtenir la grace de la Justification, il n’est besoin d’aucune autre chose qui coopere et qu’il n’est en aucune maniere nécessaire que l’homme se prépare et se dispose par le mouvement de sa volonté : Qu’il soit Anatheme.

Si quelqu’un dit, que les hommes sont justifiés, ou par la seule imputation de la justice de Jesus-Christ, ou par sa seule rémission des péches, faisant exclusion de la Grâce et de la Charité, qui est répandue dans leurs cœurs par le Saint Esprit, et qui leur est inhérente ; Ou bien que la Grace par laquelle nous sommes justifiés, n’est autre chose que la faveur de Dieu : Qu’il soit Anatheme.

Si quelqu’un dit, que la justice qui a eté recue n’est pas conservée et augmentée aussi devant Dieu, par les bonnes œuvres, mais que ces bonnes œuvres sont les fruits seulement de la Justification, et les marques qu’on l’a recues, et non pas une cause qui l’augmente : Qu’il soit Anatheme.

Ceci prouve que ni la secte moderniste, ni une quelconque secte protestante, ne peuvent être la véritable Église établie par Notre Seigneur Jésus-Christ.

4 réflexions sur “Les abominables hérésies et blasphèmes de Martin Luther

  1. Article extrêmement intéressant et très bien expliqué. Cela devrait être largement diffusé à commencer par nos frères et sœurs pseudo catholique qui ne savent pas, ou se mentent à eux mêmes, puis aux protestants.
    Soyez bénis

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  2. Si les protestants s’imaginent tous être de vrais chrétiens et de vrais membres de l’Église du Christ, leur diversité et l’impossibilité de leur union prouve que cela n’est malheureusement pas le cas.

    Ce qui rappelle une citation fameuse :

    Plus uno vero esse non potest.

    « Il ne se peut qu’il y ait plus d’une vérité. » Cicéron, Academia, 2, 147, cité dans le dictionnaire de Félix Gaffiot, à l’article ū́nŭs, -ă, -ŭm.

    Montini (« Paul VI ») non seulement aida Congar et soutint Delubac, mais fut lié à Jacques Maritain.

    Maritain naquit dans une famille de protestants manifestement enracinée dans la franc-maçonnerie ; il épousa une juive de Russie, tous deux s’étant convertis au catholicisme. Intellectuel brillant, Maritain fut reçu troisième à l’agrégation de philosophie ; il était un élève de Bergson (philosophe dont les œuvres figurent à l’Index des ouvrages interdits par l’Église). Au concile de Vatican II, on cita (Montini, je crois) du Maritain.

    Il convient de savoir qui fut le « parrain » du « catholique » Maritain.

    Je demande qu’on veuille bien me suivre dans ce qui paraîtra une longue digression, mais dont on verra les conséquences très importantes.

    Au commencement (de toute cette lignée) était Jules Barbey d’Aurévilly, romancier présenté dans les encyclopédies comme homosexiel et catholique. Il était surtout un admirateur du violeur de femmes et d’enfants qu’était le marquis de Sade, aristocrate et plus tard révolutionnaire républicain, et comme lui était fasciné par l’inceste.

    Barbey d’Aurévilly fut le parrain d’un tatdif baptisé, fils de franc-maçon notoire et franc-maçon lui-même, le cabaliste Léon Bloy, lui aussi fasciné par l’inceste.

    Bloy était l’adepte d’une forme de cabale bticolée par le diacre défroqué Alphonse Louis Constant (plus connu sous le nom d’auteur d’ « Éliphas Lévi Zahed » ; il n’était lalgré ce pseudonyme pas d’origine juive), qui constituait une synthèse consciente de toutes les hérésies ayant existé en une doctrine luciférienne, dans laquelle il avait aggloméré un peu de toutes les traditions alors connues pour présenter son œuvre comme la restitution de la doctrine originelle de l’humanité. « Éliphas Lévi Zahed » ne voulait pas détruire l’Église, mais l’imprégner de sa doctrine et la convertir. Cet illuminé (qui avait calculé avec certitude la fin de notre monde pour 1879) est peu connu du grand public, mais eut une considérable influence chez les auteurs de son temps qu’on nous enseigne.

    Bloy était mégalomane et croyait être le prophète du Saint-Esprit, au sens du cabaliste Joachim de Flore, c’est â dire (dans une vision cyclique où trois mondes se succèdent dans ordre établi) qu’après le règne du Père qui avait été celui de la sévérité et de l’interdit, après le règne du Fils (l’épique chrétienne) qui s’achevait et qui était celui de la charité et du pardon, enfin viendrait le règne de la troisième personne (qui, pour Bloy, était l’autre fils du Père, destiné à imposer son royaume par son infinie puissance aux deux autres, et qui reviendrait dans l’éclair d’une resplendissante et fulgurante chute : Lucifer). Ce règne serait celui de l »amour et de la liberté (Bloy étant particulièrement sensible à la licence charnelle). L’apocatastase (tout le monde au Paradis) y serait accomplie, tous les péchés et crimes remis, sauf pour ceux qui auraient été incrédules envers Lucifer. Seule l’Église, en refusant de reconnaître Lucifer (que lui, Bloy, annoncerait et dévoilerait au monde), était responsable de la perpétuation de souffrances de Jésus, qui resterait crucifié jusqu’à ce que son frère le tout-puissant Lucifer, régnant enfin, puisse le déclouer de sa croix bimillénaire.

    Comme on l’aura compris, Bloy était un esprit égaré (ses deux compagnes furent schizophrènes, avec délire mystque). Pour lui les adorateurs de Lucifer étaient les vrais élus ; les juifs, qu’il décrivit dans les termes les plus injurieux (de sorte qu’on l’a cru antisémite, alors qu’il était judéo-prosterné), portaient par la laideur et les vices qu’il leur prêtait les stigmates de la fidélité à Lucifer (Bloy était très proche du caïnisme : l’humanité, naturellement vouée à Satan et à tous les péchés, descendrait de Caïn), qui était la raison pour laquelle ils avaient refusé de reconnaître Jésus (qui, pour Bloy, n’était justement qu’une divinité moindre).

    Il est intéressant de noter ici que Bloy disait que sa filleule Raïssa Maritain, l’épouse de Jacques, était l’une des rares personnes ayant compris le vrai sens de son propos obscur et fermé sur les juifs.

    Quand on aime Le Salut [son livre sur les juifs : Le Salut par les Juifs], on n’est pas seulement mon ami, on est par force, quelque chose de plus. Car il est extrêmement fermé, ce livre qui représente, en un raccourci étonnant, des années de travaux, de prières et de douleurs qui ont été, je crois, hors de mesure, tout à fait hors de mesure.

    À une époque intellectuelle, il eût été remarqué, au moins pour sa forme littéraire, le plus grand effort d’art de toute ma vie.

    Je l’avoue, très ingénument, j’avais espéré alors, en [18]92, que des Hébreux instruits et profonds verraient l’importance de ce livre chrétien, l’unique, depuis dix-neuf siècles, où une voix chrétienne se soit fait entendre pour Israël…

    Léon Bloy, paru dans L’Invendable, le 25 août 1905, et cité aussi par Raymond Barbeau dans Un Prophète luciférien.

    Ce sens du message de Bloy n’avait pas encore été révélé haut et fort ni entièrement au grand public quand, en 1928, Montini, futur « Paul VI », préfaça l’édition italienne de l’ouvrage de Maritain dont l’article ci-dessus donne une citation :

    Afin d’atteindre notre but de façon sûre et heureuse, nous devons conserver certains cérémoniaires de l’ancienne messe, de manière à ce que nous soyons acceptés par les plus faibles, qui pourraient être scandalisés par des changements trop rapides. – Cité in Jacques Maritain, Trois Réformateurs, apud Lex Orandi, ibid.

    Toutefois on a vu que Montini resta lié à Maritain et participa à la diffusion de ses idées jusqu’à la fin, bien après que le message de Bloy eut été révélé par l’universitaire catholique québécois R. Barbeau (qui plus tard abandonnerait le catholicisme et renierait alors cette œuvre).

    Et on a rapproché le sens du propos de Nostra Ætate sur les juifs avec la vision de Bloy sur la place des juifs.

    Montini était un intellectuel d’un fort bon niveau. Je n’imagine pas qu’il n’ait pas très tôt perçu ce qu’impliquaient ces altérations du dogme.

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  3. Ils n’ont pas le même canon en plus, ils considèrent les prières aux Saints et la Très Sainte Vierge Marie comme de l’idolâtrie. Ils rejettent également la Tradition (Pas tous les protestants) ce qui donne la Sola Scriptura. D’ailleurs beaucoup de protestants rejettent certains Reformateurs et notamment Luther. Merci pour cet article intéressant, Luther et le Lutherianisme du Père Denifle est très intéressant également sur le sujet.

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