Violence et Catholicisme

Je profite d’une récente affaire pour réfléchir avec vous sur la question de la violence du point de vue catholique. Je dois bien dire que l’affaire en question nous a tous fait bien plaisir, en tout cas à une grande partie d’entre nous. C’est en tout cas une bonne occasion pour réfléchir à cette question.


Cas pratique

En résumé, cette semaine est apparue une vidéo dans laquelle on voit d’abord un groupe de jeunes qui se trouvent dans une église et qui se moquent visiblement de la Foi par une attitude irrévérencieuse et des ricanements. Ensuite, dans la deuxième partie de la vidéo, on voit les mêmes jeunes se faire sévèrement corriger par des jeunes chrétiens qui leur administrent de lourdes claques, tout en les forçant, face caméra, à « s’excuser auprès des chrétiens » pour ce qu’ils avaient fait dans l’église.

Cette affaire nous semble être un parfait exemple pour développer notre propos. Nous allons d’abord commenter rapidement les actes de ces jeunes chrétiens, ainsi que les réactions qui suivirent, puis, nous allons essayer d’aborder la question de la violence d’une façon plus profonde, à l’aide de la théologie morale catholique.

Pour commencer, nous tenons une fois encore à féliciter ces jeunes gaillards qui ont défendu l’honneur du Christ. Ce genre d’attitude virile, ce style de zèle pour la Foi est devenu trop rare en France pour qu’on n’applaudisse pas des deux mains, même si assurément, il y a dans notre pays nombre d’individus qui auraient bien plus mérité cette humiliation publique que ces jeunes idiots. Ce qui nous interesse ici, c’est le symbole de l’acte. Notons qu’une enquête du site FdeSouche nous a appris que les jeunes chrétiens en question sont des arméniens vivant en France. Et puisque l’église dans laquelle les faits se sont déroulés est une église catholique, nous supposons que ces jeunes sont de confession catholique.

Cependant, il faut aussi dire que nous n’avons pas forcément tous les éléments du contexte. On ne sait pas si ces deux groupes de jeunes avaient déjà un différend avant cette mémorable distribution de claques. On ne sait pas non plus si les moqueries du premier groupe de jeunes sont allées plus loin, jusqu’au blasphème pur et simple, ou aux dégradations. En bref, nous ignorons évidemment une certaine partie du contexte. Mais cela ne fait rien, car les intentions chrétiennes de la correction ont été revendiquées par les jeunes arméniens. On doit donc supposer qu’ils ont agi ainsi, car animés d’un zèle sincère pour la Foi, et non en raison d’autres différents.

Enfin, il nous faut quand même faire une petite critique à ces jeunes braves. A notre avis, il y a au moins eu un coup de pied et quelques mots en trop. Tout le reste était excellent.

 

Les réactions des tièdes et des incroyants face à la violence

Maintenant, parlons un peu des réactions diverses, car cette vidéo continue, à l’heure où j’écris ces lignes, de susciter un débat assez intéressant entre catholiques tradis et conciliaires choqués de la « violence » de l’acte. Mais il y a aussi l’avis des normies, des athées, des agnostiques, des libertaires-libéraux et autres païens du même genre, déjà tremblants de peur à l’idée d’une radicalisation massive des chrétiens et du retour d’une « charia catholique » en France.

Tout d’abord, la plupart des jeunes catholiques tradi de notre entourage et de notre réseau ont naturellement salué cet acte de bravoure. En effet, sans discuter encore de la licéité morale de cette superbe correction du point de vue catholique, il faut voir l’évidence, que nous avons mille fois rappelée sur ce média : la société actuelle est complètement endiablée, que ce soit par indifférence, ou par haine du catholicisme, ce qui revient souvent au même.

Les églises et cimetières chrétiens sont de très loin les lieux de culte les plus attaqués de France, loin devant les mosquées et les synagogues. Elles sont attaquées en très grande partie par des gauchistes, des antifas, des féministes et des satanistes. Sans compter les blasphèmes et irrévérences qu’on trouve en nombre dans la « culture » subventionnée par l’état et le grand capital apatride. Or, antifas, féministes, gauchistes et satanistes sont les enfants prodigues de la société actuelle, qui les élève en batterie par la propagande anti-chrétienne de l’éducation nationale, de la télévision ou du cinéma. Dans une telle ambiance, dans laquelle le président de la 5e république, Emmanuel Macron, fait l’éloge du prétendu droit au blasphème, il est plus qu’évident qu’en certaines occasions, le catholique se retrouve en position de légitime défense contre les attaques de cette société impie. Donc, puisque l’état français favorise le blasphème et ne punit pas les ennemis publics de la Foi catholique, il peut arriver qu’un catholique puisse assez légitimement corriger un profanateur par lui-même. Spirituellement et doctrinalement, toujours. Physiquement, parfois.

Or, d’un autre côté, nous avons rapidement vu que la virilité de l’intervention de nos jeunes arméniens a inquiété, voir indigné quelques jeunes conciliaires. Certes, nous pouvons comprendre la réaction de ces personnes, qui sont d’ailleurs bien souvent des jeunes femmes, naturellement effrayées par la violence en général. Cependant, les arguments généraux sont faibles et consistent à dire que « ce n’est pas bien », ou encore qu’il faut pardonner, qu’il faut « tendre l’autre joue », surtout en période de carême ou encore que « Jésus n’aurait pas agi ainsi ».

En somme, ces personnes sont soit un peu naïves, soit un peu trop infestées par le virus moderniste, et dans les deux cas, elles manquent de réalisme et de principes moraux élémentaires. Et ceci n’est pas étonnant, lorsque l’on connait la nature délétère des doctrines modernistes. Nous allons y venir.

Enfin, une autre catégorie de gens a réagi. Ce sont notamment les athées, agnostiques, indifférentistes, païens et autres contemporains de ce genre. Ceux-là sont choqués dès que des catholiques se radicalisent, que ce soit dans le discours, ou dans les actes. Ils sont d’ailleurs parfaitement à l’image de cette société anthropologiquement faible et incapable de se défendre, telle que nous l’avons décrite dans « France 2031 ». Ces personnes vouent généralement une détestation pour tout zèle religieux. Dans leur esprit, le zèle religieux catholique et le fanatisme islamique sont une seule et même chose. Ils ne tolèrent d’ailleurs le « catholicisme » que dans sa version moderniste, c’est-à-dire mièvre, tiède, « tolérante », etc. parce que cette contrefaçon de catholicisme, précisément, n’a aucune revendication, ni spirituelle, ni temporelle, ni sur les âmes ou la société.

Ils aiment ce faux catholicisme, car il leur permet précisément toutes les audaces, blasphèmes et autres moqueries, sans conséquences. Les néo-païens, suivant les idées abominables de Nietzsche, prétendent de leur côté que l’actuel déclin de l’Occident serait la faute du catholicisme et de ses vertus d’amour, de charité, d’universalité et de miséricorde. Curieusement, ces mêmes athées, libéraux, agnostiques et autres néo-païens se mettent à pleurnicher et à crier au scandale lorsqu’ils tombent sur des catholiques intégralistes comme nous. Ils se mettent alors à trembler et à geindre parce que nos illustres ancêtres les ont légitimement persécutés et réduits au silence par le passé. Et lorsqu’ils ne savent plus quelle fable inventer, ils ont encore l’audace de prétendre nous apprendre notre religion en appelant à une fausse charité et à une fausse notion d’amour, du genre : « Dieu est amour, donc il faut tolérer l’homosexualité » ou bien « Jésus était tolérant, donc vous devez tolérer nos fausses croyances ».

Mais comme nous l’avons expliqué dans France 2031, ces relativistes moraux sont des faibles, à tous les niveaux. Ils louent le libertinage, la « libération » des mœurs, l’immigration, le multiculturalisme et la fausse tolérance religieuse, mais on les retrouve ensuite en charpie sur les trottoirs de Paris à la suite d’un attentat islamiste ou d’une agression par des racailles multiethniques ou d’un viol par un migrant soudanais. Adeptes de la religion de l’irréligion, ils ont pour martyrs de pauvres bougres comme Samuel Paty ou des homosexuelles délurées comme la pauvre petite Mila. Ils ont pour « saints » les martyrs du charlisme républicain. En bref, ces gens sont faibles spirituellement et anthropologiquement. Il n’est donc pas surprenant que leur société s’auto-détruise et ne soit pas en mesure de combattre des menaces extérieures, lesquelles sont d’ailleurs suscitées, facilitées et voulues par cette même société.

Tel est le royaume divisé contre lui-même. Et ces individus nous traitent enfin de « cathos-talibans » dès lors que nous affirmons pleinement la foi catholique dans la cité. Leur folie est l’un des symptômes de la maladie de la France des deux patries. Et cette folie marque de plus en plus le public dit de droite et dit patriote, qui ne réagit à l’islamisme que pour la défense de la débauche, du libertinage et de l’homosexualité. Mais ces mêmes personnes refusent dans le même temps tout réalisme, tant spirituel que philosophique et politique. Un réalisme qui appelle donc, mécaniquement, à l’usage de formes de violences, aussi bien spirituelles que temporelles, afin de réagir efficacement contre les menaces contre le bien commun. Mais puisqu’ils n’ont même plus de notion du bien commun, comment pourraient-ils le défendre ? Pour compléter cette critique de la faiblesse ontologique du monde païen actuel, nous renvoyons le lecteur à ce fameux discours de Mgr. Fulton Sheen sur la nécessité de la violence.

 

La violence du point de vue de la théologie morale

Donc, qu’en est-il vraiment de la violence, du point de vue catholique ? Doit-on tout subir ? Doit-on tout accepter au nom de l’esprit du martyr ? Doit-on tout tolérer au nom du pardon, de la charité et de l’amour du prochain ? Ces jeunes arméniens auraient-ils dû laisser passer cet outrage ? D’ailleurs, avaient-ils seulement la légitimité pour agir ? Voyons les choses dans l’ordre.

Premièrement, la Sagesse nous enseigne qu’il y a un temps pour la paix et un temps pour la guerre (Ecclésiaste 3). La guerre et la violence sont assurément des conséquences lointaines du péché originel, comme peuvent l’être la faim. Cependant, dans l’ordre actuel des choses, il y a des guerres justes et des guerres injustes. Il y a une violence injuste et inutile, et une violence juste et nécessaire. Tout le monde convient bien que le criminel qui a commis un meurtre vicieux et cruel, mérite la mort, ou au moins une longue peine de prison. C’est là une violence nécessaire et juste qu’applique l’état afin de garantir un plus grand bien, à savoir, rendre la Justice en réparation du crime commis, protéger la société de la menace du criminel et éventuellement dissuader d’autres individus qui seraient tentés de faire le mal à leur tour. Il en va de même pour les guerres et les autres conflits de ce type, qu’ils soient nationaux ou domestiques. Si un bandit pénètre dans votre maison pour voler, violer ou tuer, non seulement vous avez le droit, mais même souvent le devoir de repousser physiquement cet assaillant. C’est le principe de légitime défense, et il peut s’appliquer aussi bien aux nations et aux sociétés en général.

Or, l’Eglise est une société. Institution divine, elle est la société des fidèles soumis au souverain pontife et unis dans la profession de la même foi catholique. Ainsi, l’Église peut faire l’objet d’attaques de la part d’ennemis, que ce soit par le biais de fausses doctrines, de blasphèmes, de persécutions ou d’attaques physiques de toutes sortes. A partir de là, l’Église, et donc ses fidèles, peuvent être amenés à se défendre, tant spirituellement, que doctrinalement et physiquement, contre ces ennemis.

Mais ce que nos contemporains agnostiques et conciliaires ne comprennent pas, c’est la souveraineté absolue des droits de Dieu sur les cœurs et sur les sociétés humaines.

Il est donc non seulement un droit, mais même souvent un devoir, pour les catholiques, de défendre les droits de Dieu contre les hérétiques et les blasphémateurs. En effet, quand la société est fondée sur la Loi de l’évangile, cette société est fondée sur les enseignements du Prince de la Paix, à savoir Jésus-Christ Notre Seigneur. La société chrétienne est donc le summum de la société naturelle, vertueuse, juste, libre et pacifique.

A l’inverse, la société actuelle, en rejetant le règne du Christ, est donc entrée en guerre contre Lui et contre l’Ordre voulu par Lui. Le Seigneur Jésus-Christ enseigne en effet : « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi disperse » (Matthieu 12 ; 30). Saint Thomas nous enseigne encore :

Lorsqu’on exerce la vengeance et la punition contre les méchants selon le rang qu’on occupe dans la hiérarchie sociale, on n’usurpe pas une chose qui appartient à Dieu, mais on use du pouvoir qu’on a reçu de Sa providence ; car Saint Paul dit du souverain temporel, en Romains 13 ; 4 : « Il est le ministre de Dieu, le vengeur dans Sa colère contre celui qui fait le mal ». Mais quand on accomplit la vengeance contre l’ordre établi de Dieu, on usurpe un droit qui n’appartient qu’à Dieu, et l’on pèche.Summa, II, III, Q. CVIII, Article 1, De la vengeance

Ainsi, l’indifférentisme pseudo-tolérant partagé par les libéraux et les modernistes, ne se justifie certainement en aucune façon, et encore moins en se servant abusivement des enseignements du Christ. Car en effet, modernistes, libéraux et relativistes aiment à se piquer de fausse charité. Lorsqu’ils voient le zèle chrétien s’éveiller, ils ne manquent jamais de tenter de nous désarmer en citant tel ou tel passage qui favoriserait leur indifférence. Les modernistes, par exemple, ont rejeté l’exégèse traditionnelle, ainsi que les deux sens de l’Ecriture, sens littéral et sens allégorique, et tentent de justifier leur apostasie en littéralisant le sens allégorique, le plus souvent d’ailleurs, au moyen d’une exégèse tout à fait libre-exaministe et complètement en opposition avec l’enseignement du Magistère et de la Sainte Bible.

En effet, nos illustres ancêtres en religion, les Israélites de l’Ancien Testament, n’étaient certainement pas des indifférentistes, ni des modernistes, ni des tièdes, confondant vraie et fausse charité. Qu’on pense à la sainte colère de Moïse contre les hébreux apostats qui se mirent à adorer le veau d’or (Exode 32). Qu’on pense aussi au saint zèle de notre ancêtre Phinéas, qui n’hésita pas à punir l’infidélité de certains hébreux au pays de Madian (Nombres 25 ; 7-8). Qu’on pense encore au zèle extraordinaire de Saint Elie contre les prêtres de Baal (3 Rois 18). Qu’on pense à la sainteté de Mattathias qui transperça un Judéen apostat et initia ainsi le glorieux mouvement des saints Maccabées (1 Maccabées 2).

Tous ces illustres saints de l’Ancien Israel furent exaltés et donnés en exemple par le pape Grégoire X dans la constitution « Zelus Fidei ».

 

 

Et nos saints rois chrétiens, dignes héritiers des héros de l’Ancien Israel, sont de le même état d’esprit. On prête ainsi à l’illustre Saint Louis les propos suivants :

Si quiconque s’avise de médire de la foi chrétienne, il faut la défendre avec l’épée et on doit donner de l’épée dans le ventre autant qu’elle peut y rentrer.

Les pères et les docteurs de l’Eglise ne parlent pas autrement. Saint Augustin nous fait comprendre le bon ordre des choses et nous enseigne que la défense de la paix exige de se préparer à la guerre, et donc de recourir à la violence légitime en cas de besoin :

On doit vouloir la paix et ne faire la guerre que par nécessité, pour que Dieu vous délivre de la nécessité de tirer l’épée et vous conserve dans la paix. On ne cherche pas la paix pour exciter la guerre, mais on fait la guerre pour obtenir la paix. 

Saint Jean Chrysostome n’hésite pas, quant à lui, à affirmer que le simple chrétien a véritablement le devoir de s’opposer, non seulement par les paroles, mais aussi par les actes, à ceux qui n’ont pas honte de s’attaquer publiquement à la foi catholique :

Si vous entendez quelqu’un sur la voie publique ou au milieu du forum blasphémer Dieu, allez le réprimander, et si besoin est, infligez-lui des coups, ne vous en privez pas. Frappez-le au visage ; frappez sa bouche, sanctifiez votre main par ce coup, et si des gens vous accusent et vous traînent en justice, suivez-les et quand le juge vous demandera des comptes, vous répondrez hardiment que l’homme en question a blasphémé le Roi des anges !

Bien sûr, nous citons le grand docteur de l’église grecque pour ajouter aux preuves de ce dossier, mais n’allez pas vous mettre à gifler imprudemment tous les blasphémateurs que vous croiserez. Gardez simplement le principe moral général. Répétons donc que certains actes de résistance physique peuvent être justifiés à l’heure où nous vivons dans une société anti-chrétienne qui prétend déposséder Dieu de Ses droits sur les hommes et sur les cités.

Mais dans tous les cas, s’il n’est pas toujours à propos, ou même possible d’employer la force physique, surtout pour de simples laïcs comme nous, il est toujours nécessaire pour un catholique de s’opposer au blasphème par la parole ou par l’opposition au moins passive, ainsi qu’on le lit dans le catéchisme de Saint Pie X.

Enfin, revenons au Seigneur Jésus-Christ. On lit dans l’Evangile comment le Messie chassa brutalement du Temple les marchands qui y faisaient commerce de façon sacrilège. Mais voici aussi ce que Notre Seigneur Jésus-Christ enseigne dans la parabole du roi :

Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi. – Luc 19 ; 27

Dans un sens allégorique, il est évident que ceux qui ont obstinément refusé la foi catholique et le règne de Jésus-Christ dans leur cœur, périront en enfer. Mais cette parabole a également un sens littéral, à savoir que ceux qui refusent les droits de Dieu sur les hommes, les lois et les nations, et vont jusqu’à combattre cet ordre de toutes leurs forces, méritent également une punition dans ce monde. On trouve des avertissements similaires prononcés par le Seigneur Jésus-Christ dans le livre de l’Apocalypse :

Mais J’ai contre toi quelques griefs : c’est que tu laisses la femme Jézabel, se disant prophétesse, enseigner et séduire Mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et mangent des viandes immolées aux idoles. Je lui ai donné du temps pour faire pénitence, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici que Je vais la jeter sur un lit, et plonger dans une grande tristesse ses compagnons d’adultère, s’ils ne se repentent des œuvres qu’elle leur a enseignées. Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Églises connaîtront que Je suis celui qui sonde les reins et les cœurs ; et Je rendrai à chacun de vous selon vos œuvres. – Apocalypse 2 ; 20-23

Certains évoquent alors l’esprit de martyr et une prétendue charité. Mais précisément, la charité n’est assurément pas de tolérer l’erreur, l’irréligion et le blasphème, bien au contraire. Saint Pie X nous enseigne à ce sujet :

La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelque sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien-être matériel. 

Ainsi, la vraie charité, c’est bien plutôt la défense de la vérité. C’est ce qu’on lit dans Ezéchiel 33 ; 8-9 :

Quand J’aurai dit au méchant: « Méchant, tu mourras certainement ! », si tu ne parles pas pour avertir le méchant de quitter sa voie, celui-ci, étant méchant, mourra dans son iniquité ; mais Je te demanderai compte de son sang. Mais si tu avertis le méchant afin qu’il se détourne de sa voie, et qu’il ne se détourne pas de sa voie, il mourra dans son iniquité ; mais toi, tu auras sauvé ton âme.

Le pape Pie XII, observant l’hostilité grandissante de la société contemporaine, enseignait lui aussi :

Aujourd’hui, comme Nous l’avons dit, vénérables frères, la religion catholique est exposée partout à de graves périls. Il est par conséquent nécessaire de la défendre par tous les moyens possibles, de l’expliquer et de la propager. Dans cette cause insigne, que non seulement les Ministres sacrés vous portent aide, eux qui par l’office qui leur est confié, doivent vous fournir une assistance zélée, mais aussi le laïcat, si généreux et si prêt à participer au combat pour la Paix de Dieu. 

Et le docteur angélique affirme quant à lui :

L’Évangile est une loi d’amour. Ceux donc qui font le bien sous l’impulsion de l’amour (et ceux-là appartiennent proprement à l’Évangile) ne doivent pas être intimidés par les peines ; mais il faut contenir par la crainte des châtiments ceux que la charité ne retient pas dans le bien, d’autant plus que pour appartenir au corps, ils n’appartiennent pas à l’âme de l’Église. Summa, II, III, Q. CVIII, Article 1, De la vengeance

La faiblesse des incroyants et la fausse charité des modernistes

Tout ceci tranche radicalement avec le discours moderniste. Les doctrines hérétiques de Vatican 2 prônent non seulement l’indifférentisme vis-à-vis des hérésies et des fausses religions, mais défendent leurs prétendus « droits » par-dessus le marché, en promouvant la liberté religieuse condamnée par Pie IX. On a encore récemment vu le pseudo-pape François enseigner de telles hérésies lors de son récent passage en Irak :

Selon les modernistes, un chrétien ne peut pas avoir d’ennemi. C’est pourquoi les modernistes, de même d’ailleurs que les laïcards et autres libéraux, rejettent le prosélytisme. Selon eux, un chrétien ne doit pas « convaincre l’autre de sa foi ». Par conséquent, selon eux, un chrétien ne doit pas et ne peut pas dénoncer les hérésies et les fausses religions. C’est pourquoi vous les voyez en permanence fourrés chez les uns et les autres, à prier avec des ministres protestants et des imams musulmans.

Mais cette approche n’est assurément pas catholique et pas charitable. Premièrement, cette approche est irréaliste. Il suffit de lire la Sainte Ecriture et toute la Tradition pour apprendre que Dieu a des ennemis, de même que ses fidèles. Et si Dieu, qui est bonté et amour parfaits, a des ennemis, c’est donc que ces ennemis son des agents du mal et de la haine. Les chrétiens doivent donc s’opposer eux aussi à ces ennemis, qui sont aussi les siens, non seulement doctrinalement, mais aussi, parfois, physiquement. Ensuite, comme nous l’avons lu chez le pape Saint Pie X et chez le prophète Ezéchiel, c’est bien par charité pour son prochain qu’il faut combattre l’erreur.

Ainsi, l’indifférentisme des modernistes, des libéraux et des agnostiques, n’est qu’une lâcheté de leur part, une justification, ou une conséquence de leur infidélité.

Tout autre est l’enseignement de l’Eglise catholique. Ainsi, le pape Saint Pie V enseignait à Catherine de Medicis, qu’il n’y a pas de plus grand honneur que de persécuter les ennemis de la foi catholique :

Gardez-vous de croire, très-chère fille en Jésus-Christ, que l’on puisse faire quelque chose de plus agréable à Dieu que de persécuter ouvertement ses ennemis, par un zèle pieux pour la religion catholique. –  Saint Pie V, Lettre à Catherine de Médicis, 17 octobre 1569

Car en effet, les ennemis de la foi catholique ne peuvent être autorisés à rependre l’erreur, et donc le mal. Car ce mal nuit au bien commun, nuit aux âmes et nuit aux hommes. Or, la vraie liberté ne peut pas être, en aucun cas, la liberté de commettre le mal, par les actes ou par la parole. Ainsi, les personnes qui prétendent que les catholiques devraient souffrir les blasphèmes, les dégradations d’églises et les profanations en toute occasion et sous couvert d’esprit de martyr et de prétendue charité, se trompent ou tentent de manipuler le réel.

Les glorieux martyrs catholiques n’étaient pas des indifférentistes, et encore moins des quiétistes. S’ils méritèrent la palme du martyr, c’est précisément parce qu’ils s’opposaient en actes, en paroles et en esprit, au règne de l’injustice et de l’impiété, ne serait-ce qu’en professant la foi catholique et en méprisant les faux cultes. Ils étaient l’élite de la milice chrétienne. De plus, les martyrs, pour beaucoup d’entre eux, étaient capturés, arrêtés, enchainés, emprisonnés, bref, ils n’étaient pas toujours libres de leurs mouvements. Ils militèrent donc d’abord par la profession de la foi catholique, laquelle implique nécessairement la guerre contre l’erreur. Prenons l’exemple du grand martyr espagnol, Saint Parfait de Cordoue, mort exécuté par les musulmans et qui trépassa glorieusement en prononçant un anathème contre Mohammed et le Coran. Assurément, Saint Parfait professait une autre religion que celle de Bergoglio et des autres pseudo-moralisateurs conciliaires qui confondent charité et indifférence, prudence et trahison. Ces gens prétendent faire honneur au Christ en laissant proférer l’erreur et le blasphème. Et ils prétendent ensuite que c’est une attitude noble de laisser faire, que cela serait imiter les martyrs, que cela serait imiter Jésus-Christ : mais cela est faux. Car c’est faire preuve d’une fausse humilité en laissant les impies insulter le Seigneur. Car, il est une chose que de souffrir la persécution, les insultes et les brimades de ce monde pour soi-même, mais il en est une autre que de prétendre souffrir pieusement cette persécution en laissant insulter notre Dieu et notre Seigneur. Saint Thomas d’Aquin enseigne à ce sujet :

Les bons tolèrent les méchants, de quelle manière ? Ils supportent les injures qui s’adressent à eux, mais ils ne souffrent point les injures qui blessent Dieu ou le prochain ; car Saint Chrysostome dit : « C’est une chose louable de souffrir patiemment les injures que l’on reçoit soi-même, mais c’est une impiété de tolérer les injures faites à Dieu ».Summa, II, III, Q. CVIII, Article 1, De la vengeance

Et Saint Thomas ajoute :

Lorsque l’injure dont il est personnellement victime retombe sur Dieu et l’Église, le chrétien doit venger son propre affront : ainsi le prophète Elie fit tomber le feu du ciel sur les soldats qui venaient l’arrêter (4 Rois 1, 2 et suivants). Elisée maudit les enfants qui se moquaient de lui et le pape Silvère excommunia ceux qui l’avaient envoyé en exil. Mais quand l’injure n’atteint que sa propre personne ou qu’il la considère sous ce rapport, le chrétien doit, quand l’utilité le commande, la supporter patiemment, car les préceptes qui commandent la patience dans le support des injures doivent s’entendre des dispositions du cœur, comme le dit Saint Augustin. – Ibid.

Ainsi, ce qu’on fait ses saints martyrs par la bouche, par la doctrine et par l’exemple d’une vie pieuse, d’autres chrétiens, plus simples, peuvent le faire en défendant occasionnellement l’honneur du Christ et de l’Eglise en administrant une correction, orale ou même physique, à des profanateurs, à condition bien sûr, de ne pas dépasser la bonne mesure et la justice. Par exemple, un simple laïc chrétien ne pourrait aucunement avoir le droit de tuer un blasphémateur ou un voleur qu’il prendrait sur le fait. Un tel jugement ne peut être rendu que par l’autorité compétente et légitime.

En outre, il va de soi que nous prenons ici la défense de la licéité morale de la juste violence lorsqu’elle est pratiquée pour la défense des droits de Dieu et pour le bien commun.

Cependant, il devrait aussi être évident à tous qu’il faut être capable de discerner les situations. Et dans la plupart des cas, lorsque nous avons à subir les propos anti-chrétiens de personnes de notre entourage, c’est toujours par la parole, par la patience et par une charité ferme et bien ordonnée que nous leur répondons. Il ne s’agit pas de s’opposer pour s’opposer. Ce n’est pas notre propre honneur que nous défendons, mais celui de Dieu. Ce n’est pas notre amour-propre que nous devons défendre, mais plutôt défendre la foi par amour de notre prochain. Et il y a des situations et des caractères bien différents. La force ne doit être appliquée de préférence qu’aux criminels, aux blasphémateurs publics et militants, aux profanateurs obstinés, aux persécuteurs excités et à ceux qui détruisent physiquement. Pour les autres, il faut être plus doux et patients, afin de les amener petit à petit à de meilleures dispositions.

Par contre, distribuer une bonne paire de claques à une bande de sales mômes irrespectueux, ça ne peut pas faire de mal, au contraire. Ça peut même être un très bon exemple pour d’autres.

Conclusion

Car en effet, répétons-le : il y a un temps pour la paix et un temps pour la guerre, un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser. Et Dieu le voulant, il sera peut-être bientôt temps pour nous de venger la Sainte Religion des affronts qu’elle eut à subir depuis si longtemps par la faute de cette société. Nous voyons déjà que de plus en plus de jeunes catholiques du monde entier, et notamment européens pour ce qui nous concerne, le comprennent. Ils comprennent parfaitement qu’on ne peut pas résister au mal, que ce soit le gauchisme, la propagande LGBT ou l’islamisme, avec les pseudo-valeurs hypocrites et effiminés de l’actuelle société païenne. Ils comprennent que ce n’est qu’en marchant dans les voies du Seigneur et en menant Ses saintes batailles, que nous obtiendrons la victoire, sinon sur cette terre, en tout cas dans les cieux.

6 réflexions sur “Violence et Catholicisme

  1. Bonjour,
    Ceux qui reprochent aux chrétiens de se défendre quand ils sont attaqués, insistent sur le fait qu’il n’y a aucune parole directe de Jésus disant qu’on peut se défendre et citent Matthieu 5:39 (et versets suivants):
    « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. »
    Ces paroles de Notre Seigneur me sont plutôt difficiles à comprendre. Si quelqu’un me frappe, il commet un péché, alors tendre l’autre joue n’est-ce pas inciter l’autre à pécher davantage ?
    J’ai cherché des explications chez les commentateurs des Evangiles, j’ai trouvé plusieurs interprétations mais aucune ne m’a vraiment convaincue.
    Quelle est votre opinion sur ce verset ?

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    1. Comme Saint Jean Chrysostome, Saint Thomas et Saint Augustin l’expliquent, il faut faire la différence entre les injures/injustices dirigées contre nous-mêmes, et celles dirigées contre Dieu.

      Saint Augustin enseigne ainsi :

      « Celui qui est dévoré du zèle de la maison de Dieu s’efforce d’en bannir tout ce qui pourrait la déshonorer, et si cela lui est impossible, il gémit en souffrant un mal qu’il ne peut empêcher ; vous prenez soin qu’aucune action mauvaise ne se fasse dans votre maison, devez-vous donc la souffrir, si vous pouvez l’empêcher dans la maison de Dieu, où le salut éternel vous est annoncé ? Est-ce votre ami qui lui manque de respect ? avertissez-le avec douceur ; est-ce votre épouse ? mettez un frein sévère à sa légèreté ; est-ce votre servante ? Employez même les châtiments extérieurs pour la maintenir ; en un mot, faites tout ce que vous pouvez, eu égard à la position que vous occupez. »

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  2. Merci pour votre réponse.
    Oui, il faut faire la différence entre les injures dirigées contre nous-mêmes et celles contre Dieu. Il est légitime de défendre l’honneur de Dieu et la foi chrétienne.
    En revanche les paroles de Jésus dans Matthieu 5:39 (et suivants) continuent à me poser problème.
    Je comprends tout à fait qu’on ne réponde pas à la violence par la violence, ça m’est d’ailleurs arrivé lors d’agressions verbales de choisir de ne pas répondre. Mais tendre l’autre joue, ce serait plutôt masochiste et finalement ce serait inciter l’agresseur à continuer.

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  3. Il convient peut-être, chère Catherine, de résoudre la question de manière non ‘littérale’. D’abord, ne jugez pas l’autre, le fameux, celui qu’on connait bien , celui qui toujours commet le péché ! En effet, c’est toujours l’autre qui commet le péché, n’est-ce pas ?
    l arrive qu’en revenant en soi, lorsque Jésus se réveille dans la barque, qu’on se rend souvent compte que cette gifle est une bonne épreuve: ça réveille, et souvent, ça ‘fait mouche’…
    Votre joue qui a été meurtrie, gardez-la pour vous, enfouissez-la en votre cœur, cachez-la jusqu’à l’effacer, l’oublier; humiliez-vous, faites pénitence et pardonnez au ‘gifleur’. Oui, je sais cela n’est pas facile… mais c’est la seule solution pour montrer l’autre joue, celle de votre joie, de votre bienveillance et de votre conformation au Christ. Votre visage doit resplendir du Christ, de Son Amour. Il dort au fond de la barque: réveillez-le, c’est Lui que vous allez manifester !
    Saint Ignace a une bonne formule qui vaut ici, me semble-t-il : agere contra, cad vous faites le contraire. Vous voulez venger votre joue agressée; non ! montrez ce qui reste en vous de paisible, de joyeux, la part en vous qui espère et témoigne du Christ, la part qui aime inconditionnellement : montrez l’autre joue, elle est belle !
    Le Seigneur nous a prévenus, nous en prendrons tous et certains plus que d’autres. Oui, c’est ma fidélité au Seigneur qui est présent en mon cœur. J’ai fait écran, Seigneur, vous avez déjà pris suffisamment dans Votre Sacrifice d’une inimitable et infinie douleur… Je suis dans la paix de prendre à mon tour, je suis dans la fierté d’avoir pris un tout petit quelque chose ‘à votre place’. Cela rehausse ma dignité et augmente mon Amour pour Vous.
    A l’intérieur de mon cœur, Vous me dites, Seigneur : Mon fils, Ma fille, tu es mon disciple, tu es mon ami, tu es mon rempart. Tu m’as accueilli ! Montre-leur ma Bonté, montre-leur mon Amour et sois fier de porter mon étendard !
    Puise dans le Christ Sa force de montrer Sa Joie ! Il est vivant en toi et non seulement il t’éclaire et te fortifie, mais il continue en ton cœur Sa Vie Trinitaire dans cet Esprit d’Amour du Fils qui s’offre au Père, qui L’attire simultanément car tout Lui revient. Peu à peu, tu vas te rendre compte que c’est Sa Vie à Lui qui Se déploie en toi. Tu vas devenir une Hostie consacrée : Deo gratias ! Tu vas rendre le ‘culte spirituel’ dont parle st Paul. Estote imitatores Dei !
    La prudence te dit de ne pas être téméraire ; la charité te rappelle que tu es toute à Dieu : perds-toi en Lui, fais-Lui toute la place. C’est bien cela dont parle st Augustin : le zèle de la Maison de Dieu, c’est le faire grandir en ton cœur, Temple du Saint-Esprit.
    Tu peux t’inspirer d’Elisabeth de la Trinité qui parle si bien de cette Trinité Sainte s’aimant en toi; laisse cette Trinité Sainte Vivre en toi et efface tout mal qui vient de l’extérieur, cache cette joue ! car cette blessure prend la place de l’Amour qui vit en ton coeur. Ta vie ne pourra s’épanouir qu’en diminuant pour qu’Il croisse en toi. C’est le beau programme de st Jean-Baptiste !
    Excuse-moi d’avoir été un peu long, mais c’est le témoin que cela va te prendre du temps… comme à nous tous.
    Rajoute tout de même la réflexion sur la Joie parfaite de st François d’Assise avec frère Léon, tu trouveras ça dans sa vie. La Joie parfaite, c’est d’être dépouillé de tout, d’être rejeté par les siens ! Ne laisser que Dieu Vivant en soi, s’effacer, se donner complètement.
    Bon, au final, je crois qu’on s’est bien compris, ce n’est pas d’une posture corporelle dont il s’agit…

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  4. Bonjour et sainte fête de l’Incarnation !

    Vous avez écrit, dans votre § 4 sous le titre « Les réactions des tièdes et des incroyants face à la violence » (deuxième§ sous le tweet d’Alex) ceci :
    « […]nous avons rapidement vu que la virilité de l’intervention de nos jeunes arméniens a inquiété, voir indigné quelques jeunes conciliaires. Certes, nous pouvons comprendre la réaction de ces personnes, qui sont d’ailleurs bien souvent des jeunes femmes, naturellement effrayées par la violence en général. Cependant, les arguments généraux sont faibles et consistent à dire que “ce n’est pas bien”, ou encore qu’il faut pardonner, qu’il faut “tendre l’autre joue”, surtout en période de carême ou encore que “Jésus n’aurait pas agi ainsi”. »

    Les réponses suivantes s’imposent pour les deux dernières remarques (la première étant creuse) :

    1°) Nous pouvons « tendre l’autre joue » quand nous sommes personnellement en cause (et encore, c’est loin d’être toujours une obligation…) mais JAMAIS quand il s’agit de l’honneur de Dieu !

    2°) « Jésus n’aurait pas agi ainsi » ? Par deux fois, Il a chassé les vendeurs du Temple !…

    Cela dit, bravo pour vos publications !

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    1. Un ami qui m’a fait connaître votre site et à qui j’ai communiqué la réponse que je vous ai faite, me fait remarquer que le droit de ne pas « tendre l’autre joue » pour défendre l’honneur de Dieu, s’applique non seulement quand celui-ci est en cause de manière directe (dans les Sacrements et le blasphème) mais aussi de manière indirecte « pour la défense de nos familles, communautés et patrie chrétienne » m’écrit-il, et de citer St Paul dans son Épître aux Galates (VI, 10) : « […] travaillons au bien de tous, SPÉCIALEMENT dans la famille des croyants. »
      Il conclut par ces mots : « L’important demeure, même s’il faut dans l’extrême devoir anéantir physiquement notre ennemi, de le faire sans haine dans le cœur et même de lui pardonner sa faute (aimer le pécheur et non le péché). »

      Je tenais à le signaler.

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