François légalise la pratique des femmes servantes d’autel dans la secte moderniste

Comme chacun le sait, par un nouveau motu proprio (Spiritus Domini) le pseudopape François a encore augmenté le degré d’absurdité et d’impiété de la discipline liturgique au sein de la secte moderniste en modifiant le droit canon duovatican afin d’ouvrir la possibilité aux femmes de servir la messe en qualité d’acolytes et de lectrices. Il ne s’agit ici en fait que de formaliser une pratique depuis longtemps appliquée dans un grand nombre de paroisses sous occupation moderniste. Tout ceux qui comme nous ont grandi dans l’une de ces paroisses se souviennent assurément de la répulsion instinctive que nous avions, enfants, à voir ces bonnes femmes aux cheveux courts monter au pupitre durant la « messe ». Sans compter les filles admises comme enfants de choeur.

 

 

Les réactions à cette formalisation n’ont rien de surprenantes. D’un côté, les inénarrables modernistes-radicaux de la bande d’Archidiacre et WherePeterIs se sont empressés de nous sortir les habituels justificatifs modernistes pour faire accroire que ce type de pratiques a toujours été admis dans l’Église.

 

 

D’un autre côté, et cela est plus attristant, nos amis traditionalistes n’ayant toujours pas fait le constat de la vacance du siège s’imaginent qu’ils peuvent rationnellement rejeter l’enseignement disciplinaire et liturgique des individus qu’ils s’obstinent à reconnaitre comme vrais papes. Bref.

 

De notre côté, voici le commentaire que nous a inspiré cette nouvelle lamentable affaire :

 

Mais trèves de bavardages. Lisons plutôt l’enseignement authentique du Magistère sur cette question avec le pape Benoit XIV, d’illustre mémoire :

Le pape Gélase, dans sa neuvième lettre (chap. 26) aux évêques de Lucanie, condamne la pratique mauvaise qui avait été introduite, à savoir que des femmes servent le prêtre lors de la célébration de la messe. Cet abus s’étant répandu chez les Grecs, Innocent IV l’interdit strictement dans sa lettre à l’évêque de Tusculum : « Les femmes ne doivent pas oser servir à l’autel ; ce ministère doit leur être totalement refusé ». Nous aussi, Nous avons interdit cette pratique dans les mêmes termes dans Notre constitution souvent répétée Etsi Pastoralis, sect. 6, n° 21. – Benoît XIV, encyclique Allatae sunt, 26 juillet 1755

4 réflexions sur “François légalise la pratique des femmes servantes d’autel dans la secte moderniste

  1. En parlant d' »enseignement disciplinaire et liturgique », vous vous trahissez vous-même. En effet, l’Eglise a la capacité de changer sa propre discipline et sa propre liturgie, et donc de permettre ou non, en fonction des circonstances, que des femmes puissent servir à l’autel (ce qui n’est pas le cas du sacerdoce car c’est un sacrement qui concerne la foi).

    « Ce serait donc un attentat, une dérogation formelle au respect que méritent les lois ecclésiastiques, de blâmer, par une liberté insensée d’opinion, la discipline que l’Église a consacrée, *qui règle l’administration des choses saintes et la conduite des fidèles, qui détermine les droits de l’Église et les obligations de ses ministres*, de la dire ennemie des principes certains du droit naturel, *incapable d’agir par son imperfection même*, ou soumise à l’autorité civile. »
    – Pape Grégoire XVI, Encyclique Mirari Vos

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    1. « Les femmes ne doivent pas oser servir à l’autel ; ce ministère doit leur être totalement refusé ». – Benoît XIV, encyclique Allatae sunt, 26 juillet 1755

      C’est vous qui avez trahi le Christ en rejoignant cette secte antéchristique. Assumez-en les conséquences, obéissez à votre antipape et cessez votre prosélytisme moderniste sur nos médias. Merci.

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      1. Je ne fais que suivre l’unanimité des évêques à qui je dois obéissance, vous n’avez fait que suivre votre propre orgueil. Vous prétendez que la hiérarchie nous obligerait à obéir à un antipape hérétique, quel blasphème (nous sommes tous les deux d’accord pour dire que les évêques en 1958 étaient tous légitimes et pourtant ils se sont tous soumis à Jean XXIII et ses successeurs jusqu’à ce que Mgr Thuc schisme en 1982).

        Vous n’avez aucune juridiction dans votre église, aucun moyen d’élire un pape. Et vous osez encore être en état de schisme parce que vous avez une mauvaise compréhension des choses, que vous confondez le disciplinaire avec le dogmatique, etc.

        On a très bien vu avant que le pape a le pouvoir de décider des lois disciplinaires, de les changer, etc.

        Le document de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi parle de ministères « institués », ils sont donc d’origine ecclésiastique, sur lesquels l’Eglise a tout le pouvoir d’en changer ou d’en réviser les lois.

        Benoît XIV a jugé bon en son temps de les réserver aux hommes, de même François a jugé bon de les permettre aux femmes, et peut-être qu’à l’avenir un autre pape décidera de modifier cela.

        https://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20210110_lettera-donne-lettorato-accolitato_en.html

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  2. Bonjour,

    D’une part, ce n’est pas une secte, mais bien plutôt un agglomérat de sensibilités, l’un des points communs à toutes ces sensibilités étant celui-ci : le refus de toute perspective de restauration, en plénitude, du « tridentinisme », en tant qu’alternative contrariante face à l’esprit du monde, avant tout dans le domaine de la foi ou de la religion.

    D’autre part, cet agglomérat de sensibilités

    – n’est pas ou n’est plus moderniste, dans l’acception initiale et objective de ce terme, en contexte catholique ante-conciliaire,

    mais

    – est néo-catholique post-conciliaire, id est programmatiquement néo-catholique et chronologiquement post-conciliaire, philo-postmoderne au point

    a) de « dépasser » l’oecuménisme conciliaire, en direction d’une adhésion, dans les faits, à une ecclésiologie porteuse de quasi-relativisme,

    et

    b) de « dépasser » le personnalisme conciliaire, en direction d’une adhésion de facto à une anthropologie propice à du quasi-subjectivisme,

    en priorité dans le domaine de la foi ou dans celui de la religion.

    Par ailleurs, il crève littéralement les yeux, encore plus depuis 2012-2013 que depuis 1962-1963, ce qui n’est pas peu dire, que les clercs néo-catholiques post-conciliaires ne veulent pas que le christianisme catholique soit pleinement exigeant ou normatif ad intra, dans le domaine de la liturgie, et pleinement objectant ou distinctif ad extra, dans celui de la pastorale.

    Après tout, on parle, encore aujourd’hui, de soixante-huitards, ou de post-soixante-huitards, pour désigner tous ceux qui veulent pérenniser l’importance du courant de pensée et d’action qui s’est plus particulièrement manifesté, à partir de l’année 1968, dans le monde contemporain.

    Aussi, pourquoi ne commencerait-on pas à parler de « soixante-deuzarts », ou de « post-soixante-deuzarts », pour désigner tous ceux qui veulent pérenniser l’influence de la mentalité et de la praxis qui se manifestent plus particulièrement, depuis l’année 1962, dans l’Eglise catholique ?

    Bonne journée.

    Un lecteur.

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