Comment bien s’habiller en tant que femme chrétienne au 21e siècle

Disclaimer : Ce qui suit n’est en partie que notre avis personnel puisqu’il sera beaucoup question de goûts esthétiques, lesquels sont nécessairement subjectifs. Il se peut que vous soyez en désaccord avec l’un ou l’autre point. C’est bien normal.

Introduction

L’un des objectifs de cet article est de montrer par des conseils visuels concrets et au goût du jour, notamment à des jeunes femmes en potentielle voie de conversion, ce qu’impose plus ou moins la modestie chrétienne au 21e siècle et de montrer quels immenses bienfaits peuvent en être retirés.

L’autre intérêt de cet article sera de faire comprendre l’idée qu’un jeune catholique se fait, selon lui, de la tenue idéale d’une jeune chrétienne. Depuis nos premiers articles sur la mode chrétienne en 2016, beaucoup de lectrices nous demandaient des conseils sur les modèles et les marques à choisir. En tant qu’hommes, nous étions bien en peine de savoir répondre, estimant qu’une femme était bien mieux qualifiée pour cela. Fort heureusement, depuis, le fantastique blog catholique Femme à part a connu un grand succès, pour enfin combler ce vide et répondre à une demande réelle et croissante dans le monde francophone.

Nous vous conseillons d’ailleurs de découvrir au plus vite la collection de la boutique de Femme à part.

Nonobstant, nous allons pour une fois prodiguer quelques conseils pratiques et concrets du point de vue d’un jeune chrétien.

Nous sommes nous tous un peu des produits de notre époque et en l’occurrence, de notre génération de millennials. Nos a prioris esthétiques seront peut-être influencés par cela. Dans tous les cas, nous les adaptons toujours aux exigences de la modestie vestimentaire définies par les pères, les docteurs et les papes de la sainte Église catholique. Nous entendons suivre en cela les enseignements du pape Pie XII lors de la grande croisade de la pureté :

Votre zèle contre les vêtements et la tenue immodestes ne doit pas seulement être une réprobation, mais une édification, montrant pratiquement au monde féminin comment une jeune fille peut bien harmoniser, dans sa toilette et son comportement, les lois supérieures de la vertu avec les normes de l’hygiène et de l’élégance.

Nous concevons la mode chrétienne selon notre état d’esprit de miliciens de l’Église. Notre tenue doit refléter notre foi intérieure, au for externe. C’est pourquoi nous considérons la mode chrétienne un peu comme le port d’un uniforme, civil en apparence, mais très concrètement militant. Notons aussi que l’habit ne fait pas tout, loin de là.

Précisons enfin que les conseils ici prodigués sont volontairement « eurocentrés », bien qu’à l’ère de la mondialisation, les vêtements décrits soient portés sur l’ensemble de la planète. Gardons aussi à l’esprit que les prêtres et les fidèles catholiques traditionalistes sont présents sur tous les continents. Il va sans dire qu’en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud, certaines populations portent encore de façon habituelle des vêtements traditionnels, ce qui n’est plus vraiment le cas en Europe. Si les intemporels standards essentiels de la modestie catholique sont les mêmes pour tous, les standards esthétiques peuvent naturellement varier selon les cultures, malgré l’uniformisation de notre monde actuel. Nous n’entrerons toutefois pas dans de tels détails.

Ce que nous cherchons dans l’essence de la décence chrétienne traditionnelle, ce sont ces quatre qualités : Modestie, discrétion, praticité et sainte élégance, ce qui implique donc sobriété, simplicité, dignité et ergonomie.

Nous appliquons pour les femmes, les mêmes principes essentiels que ceux vus chez les hommes. Avec quelques variations toutefois, puisqu’hommes et femmes ne sauraient se vêtir de la même façon et avec le même état d’esprit, en raison de la différence de leur état.

Une femme ne portera pas un habit d’homme, et un homme ne mettra point un vêtement de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahweh, ton Dieu.Deutéronome 22; 5

Peut être encore plus que l’homme, la femme dispose d’essentiels beaucoup plus nets en termes de modestie chrétienne. Plus exigeants peut être aussi, en raison de la nature propre de la femme, de sa gracilité et de sa beauté naturelle. Des caractères naturels qui doivent évidemment être entièrement mis au service de la sainteté voulue par le Créateur, et non pas au service de l’esprit séducteur de ce monde.

La femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée. Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.Proverbes 31 ; 30-31

Ces essentiels se résument selon nous à quelques éléments vestimentaires incontournables : robe/jupe, chemisier, mante/chandail et, pour les perfectionnistes, voile discret (nous y reviendrons dans un autre article). Nous n’avons sans doute pas à préciser ici que le port du pantalon ne convient pas à la dignité de la femme chrétienne, hormis dans de rares cas de tenues de travail ou de loisirs bien spécifiques. Nous vous renvoyons à l’excellent podcast de Femme à Part sur la question.


Conseils vestimentaires pour la femme chrétienne au 21e siècle

Dans les milieux tradis, surtout chez les plus âgées, on peut observer chez les femmes un phénomène un peu analogue à celui du dandysme romantique de certains hommes. Cela donne lieu tantôt à des tenues pour le moins pittoresques, tantôt, nous osons le dire, quelque peu bouffonesques. Qu’on nous pardonne cette approche, nous ne doutons pas ici des bonnes intentions des personnes et nous n’avons pas à le faire. Toutefois, les jeunes femmes de notre génération n’ont généralement aucune envie de se vêtir comme la rombière des années 1930, ni comme une caricature de Mary Ingals dans la petite maison dans la prairie.

Chaque époque a ses modes, pour le meilleur comme pour le pire. Ne tombez pas dans le mauvais esthétisme romantique, mais gardez plutôt les essentiels de modestie chrétienne, qui sont intemporels.

Les Couleurs

Pour commencer, la jeune femme chrétienne devrait selon nous s’en tenir à peu près aux mêmes codes couleurs évoqués chez les hommes, lesquels lui assureront modestie, discrétion, praticité et élégance : noir, bleu foncé, blanc, rouge bourgogne, beige, gris, etc. Dans tous les cas, si d’autres variations de couleurs sont possibles, nous recommandons d’éviter au maximum les couleurs et les teintes inélégantes, trop fades ou trop « flashy ». Recherchez toujours la sobriété et la discrétion. Votre élégance sera fonction de votre prudence et de votre décence en la matière.

Simplicité, sobriété, élégance, féminité. Le nec plus ultra.

Les Chaussures

Commençons par les chaussures. Nous recommandons de proscrire au maximum les escarpins contraires à la décence chrétienne. Sachez que l’Église défend de porter des escarpins ou talons aiguilles trop hauts, c’est-à-dire dépassant 3-4 centimètres de hauteur. Exit donc, les stiletos et autres talons aiguilles gigantesques de it-girl, c’est bien mieux d’un point de vue santé spirituelle et physique. Pour le reste, Mgr. Sanborn vous expliquera mieux que nous le pourquoi du comment.

Jupes aux motifs/couleurs tapageuses et horribles, débardeurs, talons aiguilles et stiletos immodestes et/ou d’une hauteur excessive : c’est non. Ne faites pas de Melania Trump votre modèle et de ne vous habillez JAMAIS chez Desigual, même si vous êtes prof d’arts plastiques.

En tout état de cause, nous vous conseillons de réserver le port d’escarpins pour des contextes assez précis, comme une réception ou une sortie spéciale. Dans ce cas là, l’escarpin conviendra probablement à une tenue plus fastueuse. Mais dans la vie quotidienne ou au culte, le port de ces chaussures parait inconvenant et peu pratique. Ce n’est que notre avis, et il est évidemment biaisé. C’est le côté catho-taliban du Fide Post. Dans le doute, demandez plutôt l’avis de votre directeur spirituel.

Le genre d’escarpins normalement tolérés pour une chrétienne : hauteur raisonnable, couverture suffisante du pied. Le reste est une question de style et de goût.

Pour la plupart des situations sociales, spécialement pour les plus jeunes, pour les mamans ou même pour les femmes dans le cadre professionnel, nous vous recommandons plutôt d’opter pour des mocassins simples et élégants, noirs, bleus, bruns, beiges, blancs ou rose pale, en daim, cuir ou en matière d’imitation. Toutefois, attention. Selon votre physique et votre taille, veillez à rechercher des modèles avec semelle et talon en conséquence, c’est à dire, qui vous rehausseront suffisamment. Les ballerines, les espadrilles ou les slippers complètement plats provoqueront peut être un effet un peu trop tassé si vous estimez être un peu petite et/ou ronde. Demandez conseil à Femme à part pour le reste. Si vous avez du mal à trouver chaussure à votre pied, ce problème peut être réglé avec les tennis, comme on le verra plus loin.

Dans tous les cas, il est indéniable que ce genre de chaussures est autrement plus confortable, plus pratique et n’enlève certainement rien à l’élégance de la femme, bien au contraire. Voyez plutôt :

Belle chemise denim unie et bouffante, jupe midi suffisamment longue, mocassins slippers blancs simples, pratiques et élégants. C’est un 20/20, si l’on fait abstraction des motifs un peu bizarres de la jupe, mais vous avez saisi l’idée.

Pour ce qui est des souliers, vous avez l’embarras du choix : derbies, oxfords, Richelieu, godillots ou encore bottines à tige courte. Là encore, pensez à choisir des modèles avec de bonnes semelles et de bons talons, pour conserver une allure suffisamment élancée, notamment si vous êtes de petite taille.

N’ayant pas beaucoup d’intérêt pour les bottes pour femmes, nous nous abstiendrons de trop donner notre avis. Néanmoins, les bottes cavalières, bien droites et bien ajustées, sont celles qui nous semblent combiner le mieux élégance et sobriété. Cela sera du meilleur effet pour les saisons fraîches.

Optez pour un bon talon, mais évitez bien sûr les bottes à talons aiguilles : c’est extrêmement laid. Restez simple, sobre, modeste et altière.

Évitez les modèles à tige excessivement ample, qui partent dans tous les sens, en accordéon. Rien d’inconvenant en soi, bien sûr. C’est une question de goût et nous ne faisons que donner notre avis.

Évitez les bottes et les bottines bizarres, du genre santiags. Vous n’êtes pas Calamity Jane. Quoique cela peut être seyant si vous vous trouvez au Texas.

De même que pour les hommes, n’en déplaise aux puristes, rien n’interdit aux jeunes femmes chrétiennes d’opter pour des chaussures de tennis, ou de type « baskets » ou « sneakers ». Nos recommandations sont les mêmes que pour les hommes. En plus du confort, de l’ergonomie et du style apporté par ce type de chaussure, vous y gagnez en discrétion, sobriété et élégance. Des chaussures de tennis blanches, portés avec une longue jupe noire, bleue foncée ou grise, sont du meilleur effet dans la vie de tous les jours.

Sneakers running de ville, tennis en toile ou en synthétique, ce genre de chaussures se marient parfaitement avec votre jupe ou votre robe pour évoluer au quotidien. Confort, ergonomie, simplicité et légère touche moderne, c’est du meilleur effet, en particulier pour les plus jeunes.

Pour les femmes plus âgées, la tennis peut être troquée pour une bonne paire de derbies à semelle compensée, lesquelles conservent l’aspect général d’un soulier classique, tout en apportant le confort et la polyvalence d’une semelle de tennis.

Si le port de baskets ou de tennis ne vous dit rien, vous pouvez toujours optez pour les crossovers souliers/sneakers de type derby, oxford, etc. Vous conservez l’aspect d’un soulier classique, tout en y gagnant énormément en confort de semelle.

Dans le cadre du culte, il vaut évidemment mieux opter pour les mocassins, de belles ballerines, des bottines, des derbies, des souliers ou d’autres types de godillots. À notre avis, les chaussures à talons de type escarpins sont d’un bien mauvais effet à la messe, de même qu’ils le sont en général en société, mais ce n’est là que notre opinion. Tant que les talons ne sont pas d’une taille démesurée…bref, nous avons déjà parlé de tout ceci.

Une tenue de messe avec escarpins à talon modéré. C’est tout bon, il ne manque plus que la mantille.

Les Jupes et les Robes

Pour ce qui est du bas de la tenue, la femme chrétienne a deux choix, ce qui fait un de plus que pour les hommes. Elle adoptera ou bien une jupe midi (mi-longue), ou bien une robe ou une jupe maxi (longue). La jupe ou robe longue, dans la vie quotidienne, doit s’arrêter au talon. Sauf pour votre mariage, évitez les robes ou les jupes excessivement longues, qui se saliront rapidement en traînant au sol ou compliqueront votre marche.

La jupe midi doit largement s’arrêter en dessous du genou, de manière à ce que les genoux soient toujours recouverts lorsque la femme en question s’assoit. Ceci est la recommandation expresse de l’Église en la matière. Il s’agit du dernier degré de tolérance en matière de jupe féminine accordée par l’Église au 20e siècle. C’est pourquoi, si la jeune femme chrétienne porte une jupe midi, il faut s’assurer d’en choisir une qui ira s’arrêter au moins jusqu’à mi- mollet, et éviter tout autre coupe plus courte que cela. Comme le disait fort bien Femme à part dans une récente conférence, évitez de forcer la limite et soyez généreuse avec les exigences de la Religion et de modestie. Vous ne le regretterez pas, au contraire, vous y gagnerez énormément.

Vous pensiez que ce genre de jupes suffisaient à la modestie chrétienne traditionnelle ? Nos standards de décence vestimentaire ont certainement baissé ces dernières décennies, y compris chez les catholiques. Oui, il y a bien pire que ça, mais n’est pas une raison pour se laisser aller. Optez pour une jupe midi allant franchement à mi-mollet, vous ne pourrez plus vous en passer.

Selon plusieurs évêques du siècle dernier, la femme chrétienne doit en principe accompagner les jupes midi de collants opaques. Toutefois, ce n’est pas nécessairement une obligation par saison chaude. Quoiqu’il en soit, ils sont toujours très élégants, en plus de parfaire votre modestie, et de vous donner chaud par saison fraîche. Ça passe très bien avec une midi.

Si les jeunes juives orthodoxes portent le combo jupe/bas noirs avec élégance, on ne voit pas pourquoi les catholiques devraient s’en priver.

Nous avons le souvenir de cet évêque de Cadix, un pasteur de fer, ardent promoteur de la croisade de la pureté, lequel chassait de ses églises, dans les années 1920, les femmes qui avaient l’audace de paraître bras découverts et sans bas opaques. Si certains idéalisent parfois les années 1930/1950 dans les milieux tradis, c’est que nos standards d’exigence ont hélas, beaucoup diminué. Les jupes mi-longues n’ont fait leur apparition en société qu’à partir des années 1920 et l’Église fit preuve d’une extrême patience en tolérant le port de ces jupes, qui auraient été considérées assez inconvenantes un siècle plus tôt. L’Église a jugé que la jupe midi est donc le standard de décence minimal pour la femme chrétienne. N’outrepassez pas cette limite.

La robe ou la jupe de la femme chrétienne ne doit évidemment pas être moulante, sans quoi tout l’effet recherché serait ruiné. Les jupes et robes « crayon », typiques de la révolution des mœurs des années 1940/1950, seront donc généralement proscrites de la garde-robe de la femme chrétienne. Certes, certaines jupes crayons peuvent être acceptables, mais cela dépend vraiment des coupes et /ou de la morphologie de la personne. D’une manière générale, ces robes auront tendance à mouler le corps de façon extrême. C’est donc non. De même, les échancrures sont à bannir : vous êtes une cathgirl qui craint Dieu, et non pas une baddie d’Instragram.

Jupes crayons, robes moulantes, jupes asymétriques, jupes transparentes et jupes ouvertes : c’est non. La modestie chrétienne n’est pas une simple question de longueur de jupe. C’est une question de cohérence et d’état d’esprit. Cela devrait être évident pour vous à ce stade de l’article.

Si la midi ne vous suffit plus ou que vous souhaitez varier, optez alors pour une robe ou une jupe maxi, en prenant garde à trouver quelque chose qui soit toujours ergonomique et confortable pour vous. Les maxis se combinent très bien avec tous les types de chaussures vues plus haut.

Nul besoin non plus de se parer de robes surdimensionnées dans la vie de tous les jours ou à la messe. Au quotidien, votre maxi n’a pas besoin d’aller beaucoup plus loin que votre cheville, sous peine de se compliquer la marche. Gardez vos grandes robes pour les grandes occasions civiles ou pour les mariages. Évitez les frous-frous. Évitez les motifs fantaisistes et ringards. Évitez les bails bizarres. Restez simples, restez classique, restez sobres, allez à l’essentiel.

Les Hauts

Pour ce qui est du haut, notre recommandation générale et générique est le port d’une chemise ou d’un chemisier, simple et élégant, légèrement bouffant. Ce détail a son importance, aussi bien pour votre modestie que pour votre élégance.

Une fois encore, c’est l’ajustement parfait entre chemise et jupe. Si vous optez pour cette tenue, cherchez ce résultat. Évitez les coupes étriquées, qui vous mouleront le corps et qui donneront un mauvais effet d’ensemble par ailleurs.

On peut idéalement opter pour le chandail ou le pullover, ce qui est du meilleur effet. A adapter naturellement en fonction de la saison, l’essentiel étant de trouver une amplitude satisfaisante et une couverture convenable des bras et du décolleté.

Bien sûr, inutile d’exagérer l’amplitude de votre pull ou de votre chandail. Vous avez compris l’idée générale.
Par ailleurs, il faut garder bonne mesure. Ce n’est pas parce que vous porterez un haut plus ajusté qu’il sera nécessairement immodeste. Ces quelques exemples le montrent très bien.

Si vous l’ignoriez, sachez toutefois que la femme chrétienne doit généralement avoir les bras couverts en société et toujours à la messe. En société, surtout en périodes plus chaudes, des exceptions ne sont pas du tout inconvenantes, tant que le bras est couvert à peu près jusqu’au coude. En revanche, proscrivez tout ce qui est débardeurs, tops sans manches et autres déshabillés et hauts transparents. C’est indigne d’une chrétienne.

Voici deux hauts qui seraient actuellement considérés comme acceptables pour une jeune catholique en société, par temps printanier ou estival. Ne toutefois pas outrepasser cette limite au niveau de la longueur des manches.

Doubler son chemisier par un chandail assez long permet de concourir à la dissimulation des formes. Cela rajoute également de l’habillement et de l’élégance à votre tenue.

De toute évidence, le top du modèle de droite présente un décolleté un peu trop important, vous l’aurez compris. On ne trouve pas toujours l’image exacte que l’on cherche, mais vous avez saisi l’idée générale.

Considérez les recommandations du Saint Siège à ce sujet : le décolleté ne doit pas apparaître à plus de deux longueurs de doigt à partir de la naissance du cou. Mais cela doit être évident pour vous à présent.

Pour ce qui est des vestes et des manteaux, inutile d’y passer des heures, nos recommandations sont les mêmes que pour les hommes : restez dans le classique, dans le sobre, dans le pratique, dans la classe chrétienne, aussi bien pour les couleurs que pour les types de manteaux ou de vestes. Vestons, trenchs, caban, doudounes, etc. À vous de voir, nous en avons assez dit.

Bonus : comme nous le disions dans notre article de conseils pratiques aux hommes chrétiens, notre effort est spirituel, moral, mais aussi éventuellement identitaire, au meilleur sens du terme. Comme nous l’avions fait pour les hommes, voici quelques idées de très belles robes brodées, qui évoquent l’Europe centrale, la Scandinavie ou encore la Rome antique :

Ces modèles peuvent convenir à des contextes de détente ou de réception chez soi.

Il y a beaucoup d’inspiration à tirer dans les ornements des mises traditionnelles, le monde de la mode l’a bien compris. Peut être que dans un prochain article, nous passerons en revue les modes traditionnelles de France et d’Europe occidentale, afin de voir ce qu’il y aurait à y puiser pour être adapté au goût d’aujourd’hui. Pour finir, pour ceux qui ont un attachement fort à la Terre Sainte, découvrez les très belles broderies traditionnelles de Palestine. On en trouve d’excellentes sur internet. Si vous vous lancez, pensez quand même à opter pour un fabricant catholique :

 

 

Conclusion

Vous avez à présent la base de la tenue de la jeune chrétienne en société au 21e siècle. Vous voyez qu’il n’y a là rien de compliqué. Gardez à l’esprit que beaucoup d’éléments décrits dans cet article sont subjectifs. Ne gardez que l’essentiel, à savoir ce qui découle de la foi et de la morale catholique proprement dite, et agissez en conséquence.

La modestie doit être inscrite au plus profond de notre cœur, pour mieux s’exprimer ensuite dans notre for externe. Faites le pour Dieu, pour l’honneur de votre famille, pour votre propre dignité de femme et pour l’édification de votre prochain. Pour toute sorte d’autre conseil, rapprochez vous du prêtre catholique traditionnel le plus proche, et allez faire un tour sur la chaîne Youtube de Femme à Part. Allez également lire le blog de La Femme Catholique.

Pour le reste, si vous voulez voir comment se comportent et s’habillent des femmes chrétiennes, jetez un coup d’œil à cette photo du début des années 1900. Il s’agit de la famille du père Toribio Romo Gonzalès, mort assassiné par des soldats lors de la révolte des Cristeros. Viva Cristo Rey !

Quant au qu’en-dira-t-on, la question ne peut pas être écartée et elle est souvent revenue dans les commentaires de nos articles, ou plus régulièrement encore chez les lectrices et auditrices de Femme à Part. Premièrement, il faut essayer la mode chrétienne pour bien en comprendre et en ressentir les grands bienfaits. Ensuite, il n’y a pas lieu de s’inquiéter du regard de ce monde, car d’une part, vous devez adopter ces principes pour Dieu, pour vous-même et pour votre prochain. Dans cet ordre. D’autre part, il n’y a pas lieu de s’inquiéter tout simplement parce que la modestie chrétienne surpasse de loin en élégance et en dignité toutes les modes de ce monde, particulièrement à notre époque. Vous ne détonnerez donc pas négativement dans le paysage, bien au contraire : vous édifierez grandement votre entourage par votre comportement personnel et vestimentaire. Le pape Pie XII, dans une adresse aux jeunes filles de l’Action Catholique, enseignait ainsi, en citant Saint Thomas d’Aquin :

Lorsque les femmes portent des ornements décents en harmonie avec leur état et leur dignité, lorsqu’elles suivent en cela avec mesure les coutumes de leur pays, alors se parer est aussi un acte de cette vertu de la modération qui imprime une mesure à la démarche, à l’attitude, au vêtement et à tous les mouvements extérieurs. Levez hautement la tête vers le ciel, d’où le Christ et la Vierge immaculée, sa Mère, vous contemplent. Soyez fortes et inflexibles dans l’accomplissement de votre devoir de chrétiennes. Prenez la défense de la pureté en marchant contre la corruption qui amollit la jeunesse.

10 réflexions sur “Comment bien s’habiller en tant que femme chrétienne au 21e siècle

      1. Je pense que votre puritanisme incline à faire ce type de rapprochement. Laissez aux protestants cette austérité et laissez les filles s’habiller de manière élégante même si c’est sexy.

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  1. Effectivement tout ce que vous expliquez ne sont pas entièrement les standards de l’habillement catholique. L’ensemble de ce que vous dîtes est juste et incontestable SAUF (et c’est le seul point) sur les couleurs qui est emprunt d’esprit protestant et non catholique (toujours habillées de façon terne, rire et joie interdits etc.), cela est typique de l’influence de l’esprit protestant sur nos milieux.
    Les cathédrales étaient resplendissantes de couleurs, les habillements au temps des sociétés médiévales étaient tous colorés. Pourquoi : car le chrétien porte en lui la joie, la joie d’être sauvé par NSJC ; ce que rappelez aussi Sainte Thérèse d’Avila. Notre habillement doit témoigner de cette joie.
    Habillez de façon toujours terne, en plus de tendre les femmes à la tristesse, ne correspond NULLEMENT à l’esprit catholique ; c’est un excès.
    Cependant la couleur des habillements doit être régi aussi par une saine adaptation aux circonstances sans jamais enfreindre la vertu de pudeur : à un enterrement l’habillement est sombre (témoignage de la tristesse ressenti pour la perte du défunt), ou en en des lieux ou il y’aurait beaucoup de garçons (comme à la messe ou autre) les jeunes filles doivent s’habiller avec des couleurs plus ternes.
    Mais de façon générale, habituelle, et au quotidien l’habillement doit être coloré (sans être flachis-fluo).
    Je rappelle un autre esprit chrétien régissant ce qui est artistique : il n’y a pas d’art pour l’art, l’art-le beau est toujours inclue dans la vie quotidienne du chrétien : les objets, les habillements, les ustensiles etc.
    Il est plus aisée d’être habillé de façon toujours terne sous prétexte de FAUSSE modestie, mais c’est péché par excès. Il faut savoir faire preuve de juste milieu en toute chose en ce qui concerne les actes humains et l’esprit catholique n’est pas l’esprit protestant pour le choix des couleurs – c’est même opposé-.

    Comme aparté, je rappellerais que du point de vue de l’ingénierie social : un environnement terne-chromatique est généralisé car cela permet une légère « dépression » généralisé, un affaiblissement léger et continue des forces vives des personnes.

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  2. Nonobstant ce guillemet sur les couleurs, le reste de votre article est très bien et rappelle les véritables règles de l’élégance féminine car effectivement la façon de s’habiller au sein des sociétés modernes est soit totalement impudique transformant la femme en simple objet des passions ou pire en homme : on ne reconnaît même plus de loin les hommes des femmes sans parler des bouffonneries, de maquillage excessive qui est plus une tromperie ; comme un garagiste qui maquille une vieille épave.
    Quant on se balade en rue au final on ne voit que des hommes ou ce qui y ressemble.
    Les femmes doivent réapprendre à respecter leur féminité (et les hommes réapprendre aussi ce qu’est être un homme, car eux aussi ne sont pas en reste) et cet article peut les y aider.

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    1. Nous vous remercions pour votre commentaire, toutefois, nous ne pouvons pas vous laisser dire ce que vous dites à propos des couleurs. Tout d’abord, mais vous l’avez bien compris, nous avons précisé tout de go qu’un certain nombre de nos observations dans l’article seraient forcément un peu subjectives, comme tout ce qui concerne certains aspects secondaires ou esthétiques du vêtement. Cela va de soi.

      Toutefois, il serait une grave erreur de considérer que l’adoption de couleurs simples et classiques soit « d’esprit » ou « d’emprunt protestant ».

      Certains ignorent peut être que jusqu’à très récemment, disons jusqu’à la fin du 19e siècle/début voire milieu du 20e siècle, la garde robe de la femme et de l’homme catholique moyen (je ne parle pas des riches et des puissants) était composée de vêtements que vous jugeriez « ternes » et « protestants ».

      L’utilisation des couleurs et des motifs plus bariolés et variés se retrouvait notamment dans les belles broderies des tenues traditionnelles. Mais d’une manière générale, la garde robe de nos ancêtres immédiats (ceux du siècle dernier et de l’époque moderne par extension) se composait de vêtements reprenant basiquement les couleurs classiques ici exposées. Rien de protestant, donc, de toute évidence.

      AMDG.

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  3. Très bon article, merci pour ces pistes, car ce n’est effectivement pas facile pour les femmes de s’habiller décemment et élégamment à notre époque! Par contre je vous fais remarquer que sur la dernière photo illustrant la partie « les très belles broderies traditionnelles de Palestine », la femme tout à droite est en bas largement transparent (mais comme c’est sombre cela a du échapper à votre vigilance).
    En udp.

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