Confinement : Les français et les Maires entrent en résistance

A la suite de la mise en place officielle d’un 2e confinement hier soir à minuit, des milliers de français sont descendus dans la rue pour protester contre des mesures jugées abusives et infondées. A Paris, à Besançon, à Nantes, à Rouen, à Toulon, à Toulouse ou ce soir encore en Ardèche, plusieurs manifestations ont éclaté, les foules réclamant la démission d’Emmanuel Macron.

A Nice, également, la grogne anti confinement s’est ajoutée à la colère à la suite de l’attentat islamiste qui s’est produit dans la basilique Notre Dame. Les militants de la section locale de Génération Identitaire sont sortis dans les rues :

 

Alors que l’Italie manifeste depuis la semaine dernière, le mouvement de protestation s’est étendu à Barcelone, où de violents affrontements ont eu lieu ce soir :

Aujourd’hui, la fronde s’est étendue encore davantage après qu’il a été révélé que le groupe Fnac Darty avait obtenu une dérogation spéciale pour être classé comme « commerce essentiel », au détriment des petits commerçants, lesquels sont normalement tenus de fermer boutique dès cette semaine.

Dans un nombre considérable de villes de petite et moyenne taille, les municipalités ont publié des arrêtés allant ouvertement à l’encontre de la politique gouvernementale. Ainsi, à Migennes, à Fresnay-sur-Sarthe, aux Herbiers, à Decize, à Brive, à Barneville Carteret, à Perpignan, à Aubusson, à Malemort, à Chalon sur Saône, à Anet et dans bien d’autres localités encore, les maires ont décidé d’autoriser tous les petits commerces à continuer leurs activités, à condition de maintenir les règles sanitaires.

Pendant ce temps, les sénateurs de droite sont montés à la charge contre le gouvernement, accusé de vouloir prolonger les pleins pouvoirs de l’exécutif pour six mois supplémentaires et de ne plus considérer le Parlement que « comme une chambre d’enregistrement ». Les sénateurs ont adopté le texte sur l’état d’urgence sanitaire, mais en limitant sa portée. Ils ont réduit la durée de l’état d’urgence, fixant son terme au 31 janvier, et veulent que le gouvernement repasse par un vote du Parlement, si le confinement est prolongé au-delà du 8 décembre. Ils ont aussi divisé par deux le nombre d’ordonnances.

Le sénateur vendéen Bruno Retailleau a ainsi déposé une proposition d’amendement pour permettre aux préfets de statuer directement sur la réouverture des commerces locaux :

De plus, il a été révélé que le confinement pourrait en fait durer jusqu’à 12 semaines. Comme nous l’avons rapporté hier, certains prévoient déjà un reconfinement en mars prochain.

En attendant, la société civile gronde, en particulier les petits entrepreneurs.

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