[Brèves] La cour constitutionnelle de Colombie maintient sa législation contre l’avortement

La Cour constitutionnelle colombienne s’est prononcée cette semaine contre la légalisation de l’avortement le 2 mars, stipulant toutefois que la procédure continuerait d’être autorisée dans seulement trois cas spécifiques, provoquant l’indignation des forces pro-avortement à l’intérieur et à l’extérieur de la Colombie.

Par la décision 6-3, les magistrats ont refusé d’autoriser l’interruption de grossesse volontaire dans les 16 premières semaines de gestation, ratifiant plutôt la législation de 2006 autorisant l’avortement uniquement lorsque la vie de la femme est en danger, lorsque l’enfant à naître est mal formé ou lorsque la grossesse est le résultat d’un viol. Il est clair pour tout catholique, qu’une telle législation est très loin d’être satisfaisante, tout particulièrement dans les deux derniers cas, lesquels ne sont pas justifiables.

La décision très attendue de la cour constitutionnelle a tout de même anéanti les espoirs des militants pro-avortements en Colombie et ailleurs. Comme il fallait s’y attendre, toutes les voix « progressistes » de la place ont publiquement affirmé leur déception quant à la décision de la cour constitutionnelle :

Erika Guevara-Rosas, directrice à Amnesty International Sud America, a déclaré:

En ne saisissant pas cette occasion historique pour progresser vers la dépénalisation de l’avortement en Colombie, la Cour constitutionnelle a tourné le dos aux femmes et à leur lutte pour mettre fin au cycle de la violence et aux mécanismes de contrôle dont elles ont été victimes. Amnesty International regrette la décision de la Cour de continuer à restreindre les droits sexuels et reproductifs des femmes au lieu de donner un exemple positif à la région.

De son côté, Paula Ávila-Guillén, directrice des initiatives du Latin America Initiatuves for the Women’s Equality Center, a déclaré :

La décision rendue aujourd’hui par la Cour constitutionnelle a été une occasion manquée de se tenir du bon côté de l’histoire pour offrir aux femmes et aux filles colombiennes un accès sûr à l’avortement.

Le président colombien Iván Duque Márquez a déclaré que la décision était « importante ». En février, Duque avait déclaré :

Je suis pro-vie. Je crois que la vie commence à la conception.

De son côté, la maire de Bogotá, Claudia López Hernández, s’est montrée ouvertement favorable à l’avortement. Il est terrible de voir à quel point toutes ces femmes féministes sont à ce point en faveur de l’assassinat d’enfants innocents.

Le pays andin fait partie d’une région qui maintient les lois pro-vie les plus strictes au monde, clairement en raison de l’anthropologie catholique qui subsiste malgré tout en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les avortements sont strictement interdits au Honduras, au Nicaragua, au Suriname, en République dominicaine, au Salvador et en Haïti, mais sont légaux à Cuba, en Uruguay et dans certaines régions du Mexique au cours du premier trimestre.

Le pays d’origine de l’antipape François, l’Argentine, est en passe de devenir le premier grand pays d’Amérique latine à légaliser l’avortement. Le président argentin Alberto Fernández a déclaré récemment qu’il avait l’intention d’envoyer d’ici quelques jours un projet de loi sur l’avortement au Congrès. « L’Etat doit protéger ses citoyens en général et les femmes en particulier », a-t-il déclaré dans son premier discours annuel au congrès. « La société du 21e siècle doit respecter le choix individuel de ses membres pour décider librement de leur corps », une déclaration qui montre clairement son intention de légaliser le crime d’avortement.

 

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