[Novus Ordo] Qui sont les 13 nouveaux « cardinaux » de François ?

Ce samedi 5 octobre 2019, à la suite de la cérémonie païenne au cours de laquelle François a pu donner au monde une nouvelle preuve qu’il n’était ni catholique, ni pape, le pseudo-pontife de la secte Vatican 2 a donc procédé à la création de 13 nouveaux « cardinaux ». Comme le remarquent Nicola Ruotolo et Mia Alberti, couvrant l’évènement pour CNN, ces 13 individus « reflètent la vision inclusive » de Bergoglio. En clair, et sans surprise, ces 13 nouveaux « cardinaux » sont des modernistes radicaux rejoignant le reste du cardinalat duovaticaniste, tout prêt à élire un successeur encore plus extrémiste que Bergoglio d’ici quelques temps. Selon l’article de CNN, citant leurs biographies :

Les nouveaux cardinaux sont connus pour s’être impliqués dans la lutte contre le populisme, dans l’inclusion des catholiques gays, dans l’amélioration du dialogue inter-religieux avec les communautés musulmanes et en faveur de la cause environnementale et de la jeunesse.

Parmi ces nouveaux cardinaux modernistes, on trouve les individus suivants. Nous nous attarderons brièvement et particuliers sur quelques-uns d’entre eux :

Miguel Guixot. Né en 1952 à Séville, invalidement ordonné en septembre 1980 et invalidement consacré en mars 2016 par François et fait pseudo-évêque du diocèse de Luperciana en Italie. Il est président du « conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux » depuis le 25 mai 2019, après en avoir été le secrétaire depuis sa nomination à ce poste par Benoit XVI en juin 2012. Benoit XVI l’avait déjà nommé consultant de cet institut en 2007. Il est l’auteur d’un livre paru en 2008, intitulé « Chiesa e islam in Italia : esperienze e prospettive di dialogo ». Il est en effet spécialisé dans le dialogue inter-religieux avec les sectes mahométanes pour avoir recu une licence d’arabe et d’études islamiques au PISAI (Pontifical Institue of Arab and Islamic Studies) en 1982. Il a été « missionnaire » en Egypte et au Soudan de 1982 à 2002. Il a obtenu un doctorat en « théologie dogmatique » à l’université de Grenade en 2000. Il est notamment l’auteur de la fameuse co-déclaration hérétique ratifiée en février 2019 à Abou Dhabi par l’antipape François et le grand imam de l’université d’Al-Azhar, le Sheikh Ahmed Al-Tayeb. En Septembre 2019, accompagné de François, il a participé à une prière commune avec différents représentants musulmans venus réitérer leur adhésion à la déclaration hérétique d’Abou Dhabi, à l’occasion de la commémoration du 11 septembre 2011. https://aleteia.org/2019/09/12/pope-francis-holds-interfaith-prayer-with-muslim-leaders-for-victims-of-9-11/

Cristobal Lopez Romero. Né en 1952 en Espagne, invalidement ordonné en mai 1979 et invalidement consacré en mars 2018 par Juan José Omella. Il a été fait « archevêque » de Rabat en décembre 2017 puis « administrateur apostolique » de François à Tanger. Il a obtenu une licence de sciences de l’information et en journalisme à l’université autonome de Barcelone en 1982, puis a occupé diverses occupations d’animation sociale et d’enseignement en Espagne et au Paraguay, tout en occupant également des fonctions de provincial. En 2003, il devient directeur de la communauté des « salésiens » modernistes au Maroc, à Kénitra. Romero partage l’idéologie œcuméniste, indifférentiste et pro-migrants de François.

Michael Louis Fitzgerald. Né en 1937 à Walsall, au Royaume-Uni. Il a été validement ordonné prêtre en février 1961 et invalidement consacré par Jean-Paul II en janvier 1992 et fait « évêque » de Nepte. Entre la fin des années 1940 et le début des années 1960, il se forme chez les Pères Blancs en Angleterre, aux Pays-Bas, avant d’étudier la théologie, notamment islamique, en Tunisie. Envoyé à Rome en 1961 pour y étudier à l’Université pontificale grégorienne, en plein concile Vatican 2, il assiste aux conférences des périti modernistes tels que Karl Rahner et Yves Congar. Il étudie ensuite la langue arabe jusqu’en 1968 à l’Institut Pontifical d’études arabes, entre-temps transformé en « Institut pontifical de l’arabe et d’études islamiques (PISAI) par la secte moderniste. Diplômé, il devient enseignant dans différentes universités. Il donne ainsi des cours sur l’islam a des étudiants musulmans et chrétiens en Ouganda. Dans les années 1970, il est l’un des architectes du dialogue inter-religieux entre modernistes et musulmans, conformément aux doctrines de Vatican 2. Il lance ainsi une revue nommée « Islamochristiana ». Ayant poursuivi son activité de « missionnaire », il est l’un de ces modernistes ayant totalement détruit l’œuvre d’évangélisation construite par l’Eglise en Afrique et dans les contrées musulmanes. En 2006, Benoit XVI le nomme « nonce apostolique » en Egypte et auprès de la Ligue arabe. Il démissionne de ce poste en 2012, ses relations avec Benoit XVI n’ayant jamais été bonnes. Il est un fervent adepte des hérésies indifférentistes et syncrétistes de Vatican 2, en particulier celles concernant le dialogue et les rites inter-religieux et la nouvelle « évangélisation ». Par exemple, en Octobre 2003, en tant que préfet du « conseil pontifical pour le dialogue interreligieux », il était l’un des principaux intervenants à l’occasion du congrès interreligieux qui se tint au sanctuaire de Fatima. A cette occasion, il approuva et réitéra les hérésies d’un autre intervenant, le moderniste radical le père Jacques Dupuis, qui y déclara qu’il ne fallait pas chercher à convertir les non-catholiques et que les enseignements du Concile de Florence, notamment le dogme « Hors de l’Eglise, pas de salut », étaient un « horrible texte ». Après avoir validé les nombreuses hérésies conciliaires de Dupuis, Fitzgerald déclara, entre autres choses, que « l’unité avec Dieu n’est pas confinée aux seuls gens qui appartiennent à l’Eglise » et que, selon le rapport de John Vennari, qui assista à l’évènement, « L’Eglise, en vertu de cette nouvelle union, ne doit plus faire de prosélytisme. Le but du dialogue interreligieux n’est pas de convertir l’autre au catholicisme. Ceci ne servirait à rien, car selon Dupuis, toutes les religions font déjà partie du « Règne de Dieu ». Au contraire, l’Eglise, selon Fitzgerald, « est là pour reconnaître la sainteté qui se trouve chez les autres, les éléments de vérité, de grâce et de beauté qui se trouvent dans les différentes religions » et de « chercher à apporter plus de paix et d’harmonie parmi les peuples d’autres religions ». Il est étonnant, ou pas, de voir à quel point les déclarations des intervenants de ce congrès ressemblent mot pour mot aux enseignements de Bergoglio. Nous conseillons vivement au lecteur de lire cette autre partie du rapport de John Vennari, et notamment de l’échange surréaliste qu’ont eu des jeunes gens du MJCF avec l’évêque moderniste de Lisbonne, le « cardinal » Jose de Cruz Policarpo.

Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo. Né en 1950 en Indonésie. Invalidement ordonné en janvier 1976, invalidement consacré en aout 1997. Il a étudié au petit séminaire Saint Pierre Canisius à Java jusqu’en 1968, puis a continué ses études de philosophie et de théologie à l’université Sanata Dharma de Yogyakarta, avant de terminer par un doctorat à l’université pontifical urbaniana à Rome en 1981. Il a occupé des postes de directeur d’études dans divers universités modernistes en Indonésie jusqu’en 1997. Cette même année, il fut nommé « archevêque » de Semarang par Jean-Paul II. A partir de cette époque, il devient secrétaire général de la conférence des « évêques » modernistes d’Indonésie et membre de l’Office des affaires œcuméniques et interreligieuses pour la fédération des conférences des «évêques » modernistes d’Asie. En 2009, Benoit XVI le nomme « archevêque coadjuteur » de Jakarta. En septembre 2014, François le nomme membre de la « congrégation pour l’évangélisation des peuples ». Hardjoatmodjo est connu pour son influence diplomatique et sa prestance parmi ses pairs en Indonésie, tout comme en Asie du sud-est. Nullement un moderniste radical, mais plutôt un modéré, il est semble être surtout jugé utile en raison de son expérience dans une région où de nombreuses religions sont en contact permanent.

Matteo Zuppi. Né en 1955 en Italie. Invalidement ordonné en mai 1981. Invalidement consacré en avril 2012, il a été nommé « évêque » de Villa Nova par Benoit XVI en 2015 et « archevêque » de Bologne par François en octobre 2015. Moderniste absolu, il a travaillé très tôt au sein de la très radicalement œcuméniste Communauté de Sant’Egidio. Très versé dans l’idéologie de la fausse charité des modernistes, mais aussi très respecté et populaire pour ses œuvres sociales et diplomatiques, il est en outre un fervent militant pro-LGBT. En témoignent sa participation au fameux livre de l’hérétique James Martin « Building a bridge ». Dans le même temps, personnage souple, Zuppi pratique également son œcuménisme à l’endroit de groupes traditionalistes novus ordo comme la FSSP, au point d’avoir célébré une « messe pontificale tridentine » dans une église romaine en 2014 en compagnie de clercs de l’Institut du Christ-Roi. Pour cette raison, il a un temps été considéré favorablement par ces groupes modernistes-conservateurs, y compris par les tartufes de Church Militant qui virent en lui un successeur de Caffarra , mais il va sans dire que son coming-out pro-LGBT de 2018 aura été comme une douche froide pour eux. Il est désormais la vedette des médias sodomites. Zupppi est également un oecuméniste et un indifférentiste de choc. C’est lui qui, en 2016, avait réclamé la construction d’une mosquée à Bologne. Face à la grogne des catholiques locaux, qui lui firent remarquer que même les musulmans n’avaient pas réclamé une telle chose et que la construction d’églises était interdite dans la plupart des pays musulmans, Zuppi avait répondu : « Ceci devrait nous pousser à travailler encore plus afin que tout croyant puisse prier, car je suis convaincu que dans chaque croyant, nous pouvons trouver ce sentiment unique d’appartenance, ce Dieu unique, qui porte le nom de « paix« . Oui, conformément à l’hérésie de Lumen Gentium n°16, Zuppi affirme que n’importe quelle fausse religion qui prétend croire en une quelconque divinité, croit donc en Dieu.

Ajoutons à la liste Jean-Claude Hollerich. Né en 1958, invalidement ordonné en 1990, invalidement consacré en 2011, ce prélat moderniste d’origine luxembourgeoise est un fort atout diplomatique pour la secte moderniste dans les milieux mondains et politiques eurocrates. Sans surprises, l’article de CNN le présente comme une personnalité « combattant le populisme et protégeant les migrants ».

Ajoutons encore Alvaro Imeri, un guatémaltèque né en 1947, ni prêtre validement ordonné, ni évêque validement consacré, il est connu pour son implication dans des œuvres sociales modernistes, ainsi que pour sa défense des peuples indigènes. Autant dire que ce « cardinal » là est parfaitement dans le thème du synode amazonien. Elu président de la conférence « épiscopale » du Guatemala en 2006, il a aussi reçu le prix « Pacem in Terris », récompensant son activisme social et humaniste.

Enfin, évoquons Fridolin Ambongo Besungu. Né en 1960 au Congo, ni prêtre, ni évêque, comme presque tous les autres que nous avons cités. Après ses études, il enseigne dans différents instituts et facultés au Congo. Il été « évêque » moderniste de Bokungu-Ikela entre 2008 et 2015, et a occupé en outre divers postes d’administrateur « apostolique » dans sa région. A l’instar de son collègue indonésien, Besungu est un prélat moderniste relativement modéré, mais qui a surtout une grande influence diplomatique et politique dans son pays, où il se signale depuis longtemps par diverses interventions en faveur de la résolution des conflits armées, électoraux ou environnementaux.

Parmi les autres nouveaux « cardinaux » dont nous n’avons pas produit ici de courte biographie, ajoutez José Tolentino Calaça de Mendonça (orienté philosophie et littérature moderne profane, dialogue interreligieux), Juan de la Caridad García Rodríguez (« archevêque » cubain, orienté « nouvelle évangélisation » et diplomatie), Michael Czerny (« évêque » attaché au sous-secrétariat de la section Migrants et Réfugiés du « dicastère pour la promotion du développement humain intégral »), le père Sigitas Tamkevicius (« archevêque » de Kaunas, vrai prêtre ordonné en 1962 en Lituanie soviétique, prélat moderniste discret et modéré, sa nomination s’apparente plutôt à une récompense honorifique pour sa loyauté) et le père Eugenio dal Corso (« évêque » émérite de Benguela, vrai prêtre ordonné en juillet 1963).

Bilan des courses, la plupart de ces nominés sont :

  • De fidèles apparatchiks de la religion moderniste
  • Particulièrement zélés pour certains d’entre eux
  • Tous invalidement consacrés
  • Tous invalidement ordonnés, hormis trois d’entre eux
  • Parmi ces trois-là, se trouve notamment un moderniste radical, le père Michael Fitzgerald, les deux autres étant plutôt discrets et leur nomination est plutôt une récompense honorifique pour leur fin de carrière ; ils ne seront pas appelés, en raison de leur âge, à participer au prochain conclave moderniste
  • Sont tous fidèles au parti moderniste-progressiste actuellement représenté François

Par ailleurs, François, et même Benoit XVI, ont rappelé à plusieurs reprises ces deux derniers jours l’importance de la loyauté au pape et les motivations de certains ecclésiastiques déloyaux. A n’en point douter, François ne parlait surement pas ici du clergé homosexualiste et pédocriminel, qui sont ses proches et partisans, mais sans doute des derniers mohicans parmi les cardinaux modernistes-conservateurs, comme l’intenable Raymond Burke, ou encore de ces jeunes clercs aux tendances fondamentalistes que l’antipape argentin ne manque jamais de dénoncer à l’occasion :

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