La Kabbale : le Sefer Yetsirah (2)

Sefer Yetsirah (Livre de la Création)

Après la littérature des chars ou littérature des palais, les œuvres kabbalistiques majeures apparaissent à partir du 3e-4e siècles de notre ère jusqu’au Moyen-Âge. Tandis que la littérature de la Merkavah et des Hekhalot étaient plutôt des spéculations mystiques sans réels développements métaphysiques explicites, le Sefer Yetsirah va ouvrir une nouvelle tendance dans ce vaste mouvement kabbalistique en développant précisément les conséquences métaphysiques et cosmogoniques des expériences exposées dans la littérature proto-kabbalistique.  Ainsi, dans le Sefer Yetsirah, le Dieu de la Kabbale crée l’univers en combinant les 22 lettres de l’alphabet hébreu avec les 10 sephirot (ou émanations) de l’Ein sof (l’essence divine kabbalistique). Cette méthodologie doit être clairement apparentée à la guématrie, c’est à dire la méthode exégétique talmudique qui consiste à trouver des interprétations aux passages de la bible hébraïque en donnant des valeurs numéraires aux lettres, aux mots et aux phrases. Encore une fois, il faut absolument noter que cette littérature kabbalistique se développe exactement dans le même laps de temps que la compilation du Talmud. Ceci est très clair lorsque l’on observe la contemporanéité entre les développements de la littérature des Hekhalot et de la Merkavah, et les développements que le Talmud y consacre, notamment dans la Gemara et dans le traité Hagigah, dans la Mishnah. Concernant l’origine du Sefer Yetsirah, les docteurs du Talmud et autres grands kabbalistes tels que Judah haLevi n’ont pas peur d’oser attribuer ce texte à Abraham lui-même, d’autres à Adam qui l’aurait transmis jusqu’à Abraham. Si ces affirmations sont clairement ridicules, elles démontrent l’influence majeure qu’a eu ce texte, une influence quasiment aussi grande que le Talmud. En revanche, Moïse Cordovero affirme plutôt que le texte actuel aurait été rédigé par le rabbi Akiva sur la base d’une tradition venue d’Abraham. Ce qui est clair, c’est que le Sefer Yetsirah comporte des éléments paratalmudiques typiques de la fin de l’époque proto-kabbalistique, comme nous allons le voir. Pour le reste, les premières recensions du Sefer Yetsirah sous les formes transmises jusqu’à nos jours, remontent au 10e siècle, ce qui n’exclut pas une rédaction anonyme datant de cette période, mais ayant compilé ou résumé un traité datant quant à lui clairement du 3e-4e siècle de notre ère. Le Sefer Yetsirah enseigne que l’univers et l’homme sont le résultat d’une combinaison de ces lettres magiques que le même livre expose dans une longue introduction philologique où l’on distingue les 10 nombres des Sefirot, et où l’on classe les 22 lettres de l’alphabet hébreu entre 3 lettres mères, sept lettres doubles, et douze élémentaires. Cette philologie n’est pas un simple exercice syntaxique de la part de l’auteur du Sefer Yetsirah, mais bien une partie capitale de son système philosophique, puisque ce livre développe non seulement une théorie métaphysique, mais donc également une cosmogonie, et nous verrons ensuite que les milieux juifs apostats, déjà à l’époque des amoraim, avait un usage théurgique de ces théories. Les trois lettres mères sont présentées comme les figures symboliques de trois éléments primordiaux qui sont l’origine de toute substance. Selon le Sefer Yetsirah, la première émanation de l’essence divine était l’air ou l’esprit, laquelle a produit le feu, lequel a été à l’origine de l’eau. L’existence de ces substances est présentée comme primordialement potentielles et ne seraient devenues réelles qu’au moyen de ces trois fameuses lettres, et ces trois éléments sont donc présentés comme l’origine de la formation du cosmos. Le cosmos est quant à lui présenté comme étant constitué de trois parties : le monde, le temps et l’homme, et ces trois parties sont associés de telle façon que les trois éléments primordiaux cités précédemment sont contenus dans chacune de ces trois parties du cosmos. A ce stade, l’émantentisme de cette cosmogonie est déjà évident. Le Sefer Yetsirah développe encore plus longuement sa cosmogonie, non seulement au niveau des signes du zodiaque, mais également au niveau des parties du corps humain, l’un comme l’autre étant présentés comme symbolisés par les douze lettres élémentaires. La symbolique des sept lettres doubles est rattachée aux sept planètes (dont l’origine serait ces lettres), aux sept jours de la semaine ou encore à sept orifices humains (oreilles, narines, nombril et bouche). Le Sefer Yetsirah présente alors toute une palette de connections magnétiques entre ces parties du corps humains, qui seraient alors connectés à telle ou telle planète, par exemple, l’œil droit est sous l’influence de Saturne, l’œil gauche sous l’influence de Jupiter. Le Sefer Yetsirah connecte également les douze signes du zodiaque aux douze membres « maîtres » du corps humain, comme les poumons, le foie, les intestins, l’estomac, le pancréas, etc. On peut résumer en somme, que le Sefer Yetsirah présente une première somme de théories cosmogoniques dont l’influence gnostique et païenne est évidente. Le Sefer Yetsirah postule la théorie d’une double création du cosmos, qui contredit la création ex nihilo de la Bible, mais qui combine à la fois la théorie de la création du monde talmudique contenue dans le traité Bereshit 58a (à savoir, au moyen de lettres) et qui combine donc un résumé ou une reprise des théories émanantistes qui prévalait dans les théories cosmogoniques et métaphysiques des paganismes perses, égyptiens ou grecs. La théorie kabbalistique du Sefer Yetsirah affirme donc que les prototypes de la matière sont des émanations de l’esprit de Dieu, et que le monde a ensuite été créé à partir des prototypes des trois substances primordiales dont nous avons parlé. Ainsi, l’esprit de Dieu, les trois éléments primordiaux et les six dimensions de l’espace forment ensemble les dix sephirot. Une preuve évidente de l’influence gnostique païenne dans le Sefer Yetsirah est la théorie des opposés contraires ou syzygies, du grec suzugos, c’est-à-dire les paires. Cette théorie postule que toute chose physique ou morale dans le monde possède un opposé avec lequel elle est constamment en opposition, mais avec laquelle elle est unie par Dieu. Le Sefer Yetsirah poursuit ensuite une explication philologique pour démontrer l’opposition et l’union de tel ou tel élément primordial ou de leurs substances émanées. Cette théorie conduit fatalement le Sefer Yetsirah à conclure que le bien et le mal n’ont pas d’existence réelle, car l’un n’existant que grâce à l’autre, ou plus exactement, que le bien et le mal sont forcément des concepts subjectifs, telle chose pouvant être considérée comme bien et comme mal selon les personnes et selon les contextes. D’ailleurs, l’encyclopédie juive remarque à juste titre que les concepts de paradis et d’enfer sont complètement absents du Sefer Yetsirah, ce qui peut sembler surprenant pour un livre traitant de la création. De même, les termes d’Israël ou de révélation ne sont jamais évoqués.  L’article de l’encyclopédie juive sur le Sefer Yetsirah remarque par ailleurs que l’idée des trois substances primordiale est un élément de l’ancienne théosophie sémitique que les grecs auraient repris dans leur philosophie et cite Platon, ou encore certains passages du Midrash de la période gaonique. Ceci laisse supposer, comme nous le verrons plus loin avec les études de Monseigneur Meurin et peut être en citant le R.P. Rohrbacher, que la connaissance primitive de la Trinité avait été pervertie par l’apostasie des anciennes nations, mais aussi par certains milieux judéens de l’ancien Israël. L’influence ou l’interpénétration païenne dans la philosophie du Sefer Yetsirah ne se limite pas seulement à sa cosmogonie ou à sa métaphysique, mais aussi à la méthodologie philologique que nous avons brièvement exposé. Par exemple, de la même façon que le Sefer Yetsirah classe l’alphabet hébreu en trois classes, le gnostique grec Marcus en faisait de même avec les lettres grecques et les considérait lui aussi comme des émanations symboliques des trois pouvoirs de la création, mais aussi, accordait une grande importance au pouvoir combinatoire de telles ou telles lettres. Ce fait fut notoirement remarqué par Saint Irénée de Lyon, dans le premier chapitre de Contre les hérésies, où il expose longuement les systèmes grammatologiques et arithmologiques de Marc le magicien[1].

Il faut remarquer que Saint Irénée de Lyon, dès son temps, avait déjà réfuté toutes les théories de la Kabbale juive dans la mesure où il avait déjà réfuté tous les systèmes cosmogoniques ou métaphysiques émanentistes ou démiurgiques des sectes gnostiques de son époque. Notons par ailleurs que dès l’introduction de son livre, Saint Irénée dénonce la gnose au nom menteur. Il ne faut pas perdre de vue que le mot grec « gnosis » signifie  « connaissance » et que pour les premiers pères de l’Eglise, qui connaissaient pour la plupart le grec, il était évidemment scandaleux et inconcevable d’abandonner ce terme aux hérétiques. Ainsi, ceux qu’on appelle aujourd’hui vulgairement des « gnostiques » devraient plus justement être appelés des « gnosticistes », afin de bien les identifier comme falsificateurs de connaissances. Dans la Septante, le terme gnose est présent dans Génèse 3;4-5 (Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal). Dans cet extrait, dans l’original grec, « connaissant » est traduit par γινώσκω gignốskô, qui exprime les notions de savoir et de conscience qui existent aussi dans le latin gnosco et dans le verbe anglais to know. Ainsi, il faut bien comprendre que gnose païenne et kabbale juive sont issus d’une même cause, la tromperie du satan (Génèse 3-13), s’exprimant globalement selon deux traditions différentes, mais qui n’ont finalement jamais cessés d’interférer entre elles pour s’opposer à la vraie connaissance, c’est-à-dire la connaissance de Dieu révélées dans la Sainte Ecriture et transmises à l’Eglise catholique. Le mot kabbale קבלה kabbalah signifie « réception », c’est à dire tradition. La tradition, c’est ce qui se transmet, ce qui s’enseigne, dans un ordre normatif donné : la tradition du pays, la tradition familiale, la tradition de l’entreprise. Ainsi, on désigne celui qui reçoit la tradition de קיבל Kibbel. Pour nous, francophones, le mot tradition nous vient du latin traditio. Nous l’avons vu, la tradition est une chose de bonne en soi et de très utile : dans tout ce que Dieu a commandé à Moïse après la sortie d’Egypte, il y avait intrinsèquement l’institution d’une tradition, d’une praxis de la foi, du culte, etc. Mais les mauvais penchants de l’homme peuvent aussi le conduire à idolâtrer en quelque sorte la tradition, plutôt que l’objet de la Tradition qui est Dieu et l’organisation liturgique et sociale de Son culte. D’ailleurs, un décorticage étymologique du terme latin tradition permet de nous rendre compte de cet équilibre que nous devons rechercher en la matière et des risques encourus à la recherche ou à l’invention de traditions vaines et néfastes pour la Foi et la vérité. En effet, le mot traditio dans le latin signifie également enseigner, dans le sens de la transmission et de la réception d’un enseignement. Or, le radical de ce terme est formé du verbe trado, qui signifie donc bien donner, envoyer ou enseigner, mais aussi…vendre, abandonner, trahir. Le traitre se dit le traditor, le déserteur se dit le tradere et c’est de ce radical que nous connaissons les termes commerciaux tels que le trade des anglo-saxons. Ce sont d’ailleurs ces termes qui sont utilisés pour désigner la trahison de Judas dans la Vulgate latine. Ainsi, nous allons voir que le problème n’est pas la Tradition elle-même, mais ce qu’en font des hommes de peu de foi, imbus d’eux-mêmes et se perdant à la recherche des mystères secrets ou les profondeurs Satan que Notre Seigneur dénonce en s’adressant à l’apôtre Jean dans Apocalypse 2 ;24. Pour terminer sur les doctrines du Sefer Yetsirah, il faut encore remarquer que la théorie de l’émanation et de la procession des fameux trois substances primordiale, se retrouve également à l’identique dans les doctrines de la littérature pseudo-clémentine, ainsi que les doctrines concernant les syzygies ou opposés contraires. Il faut aussi ici évoquer le fait qu’un livre en grec, appelé Création du monde, circulait dans de nombreux milieux gnostiques au 2e siècle avant Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce livre combinait des doctrines analogues en combinant plus explicitement de nombreux éléments de la philosophie païenne grecque, égyptienne et juive. N’oublions pas que nous sommes à cette époque, en pleine période d’hellénisme et en pleine période d’apostasie terminale pour de nombreux judéens, ce qui conduira à la révolte menée par Saint Judas Maccabée. Or, cette tendance syncrétiste a bien entendu continué jusqu’aux deux premiers siècles de notre ère, en particulier chez un autre hérétique dénoncé par Saint Irénée de Lyon, du nom de Basilide, qui avait établi des doctrines métaphysiques similaires à ce que nous venons d’exposer, mais qui avait quant à lui, désigné pas moins de 365 émanations divines, c’est-à-dire les fameux éons, anges et démons présidant aux 365 cieux. Ces 365 émanations étaient alors désignées sous le nom d’Abraxas, qui est d’ailleurs l’origine de la locution « abracadabra ». Dans ce système, le terme Abraxas fait référence à sept planètes, à sept archanges, à sept péchés, aux sept jours de la semaine, exactement comme dans le système cosmogonique du Sefer Yetsirah. Dans le système de Basilide, cet Abraxas ne serait pas exactement le Dieu suprême, mais plutôt une sorte de démiurge. Or, de façon analogue, c’est également la conclusion logique qui doit ressortir de la métaphysique hérétique du Sefer Yetsirah et des autres grands ouvrages de la Kabbale. Le terme Abraxas est d’ailleurs obtenu au moyen isopséphique, c’est-à-dire au moyen d’une méthode similaire à celle exposée dans la guématrie talmudique, à savoir l’interprétation ou la déduction d’un mot ou d’une phrase au moyen de son décryptage numérique ou grammatical. Ainsi, au moyen de cette méthode, les partisans de cette tendance associaient le chiffre 365 au mot Abraxas. L’archéologie conserve encore à ce jour un très grand nombre d’artefacts de cette mouvance, en particulier les fameuses pierres dites Abrasax, jusqu’à en retrouver en Angleterre, datant du 4e siècle de notre ère. Sur ces pierres étaient généralement gravées une effigie de l’entité en question, accompagnée de signes astrologiques ou de mots réputés magiques en grec, en perse, en égyptien ou en hébreu, évoquant des déités païennes ou même des anges, soit bibliques, soit issus de la mythologie des juifs apostats.

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Le grand philologue allemand, Richard Reizenstein[2], spécialiste des anciennes religions païennes, de l’hermétisme et du gnosticisme, a abondamment décrit les rapports évidents et directs entre les doctrines de la kabbale juive et de ces différences gnoses païennes, non seulement d’un point de vue métaphysique, mais également dans la praxis mystico-magique. Dans ces deux systèmes, le macrocosme (l’univers) et le microcosme (l’homme), sont présentés comme des produits de la combinaison de caractères mystiques et Reizenstein note également que l’usage des combinaisons de lettres par les juifs apostats à des fins théurgiques est attesté par des parchemins (papyrus magiques) retrouvés, lesquels évoquent un « livre angélique de Moïse ». Pour finir, l’encyclopédie juive remarque que le Sefer Yetsirah, comme nous l’avons dit, fut loin d’être condamné par les talmudistes pour ses doctrines hérétiques, et pour cause, nous l’avons vu, l’un et l’autre corpus s’accordent en réalité sur ces questions métaphysiques et cosmogoniques. L’encyclopédie juive note l’importance historique qu’eut ce livre dans tout le premier millénaire dans les milieux des juifs talmudiques, en citant la longue liste de grands maitres talmudiques ayant commenté le Sefer Yetsirah, en passant de Saadia Gaon, jusqu’à Judah HaLevi, Abraham Ibn Ezra, Eleazar de Worms, Nahmanide jusqu’aux kabbalistes de l’époque moderne, tels que Jacob Cordovero ou Isaac Louria. Au-delà de l’usage purement spéculatif et de l’apparence pseudo-mystique du Sefer Yetsirah, ce que dévoile historiquement ce livre est sa dimension théurgique très importante. Et plutôt que de dimension théurgique, il faut ici parler d’usage magique pour caractériser les méthodologies exposées dans le livre. Ainsi, on peut apprendre dans le traité Sanhédrin 65b et 67b que lors des veillées de chaque sabbath, les élèves de Judah haNasi, Rab Hanina et Rab Hoshaiah, qui s’adonaient tout particulièrement à la cosmogonie, ont créé un veau âgé de trois ans en utilisant le Sefer Yetsirah, puis mangèrent le veau pour le Sabbath. Le grand maitre talmudiste du 11e siècle, Rashi (Shlomo Yitzchaki) commente ce passage du talmud en prétendant qu’il ne s’agissait pas là de magie, mais d’un miracle obtenu par l’invocation kabbalistique de noms divins. De la même façon, le traité Bereshit 55a affirme que Bezaleel, le constructeur du Tabernacle, l’aurait confectionné au moyen de cette méthode de permutations de lettres décrite dans le Sefer Yetsirah, donc, par magie, et non par exemple, par un miracle obtenu par la foi de Bezalel. Evidemment, ces légendes talmudiques ne trouvent aucun support dans Exode 31. Au contraire, on lit dans Exode 31 ; 1-5 : « Yahweh parla à Moïse en disant : Sache que j’ai appelé par son nom Bezaleel, fils d’Uni, fils de Hur, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l’esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages pour faire des inventions, pour travailler l’or, l’argent et l’airain, pour graver les pierres à enchâsser, pour tailler le bois et exécuter toutes sortes d’ouvrages. » Clairement, il n’est nulle part affirmé dans la Bible que Dieu aurait inspiré Bezaleel pour que celui-ci invente un tabernacle au moyen de combinaisons magiques, mais Qu’il l’a inspiré pour que celui-ci travaille l’or, l’argent, etc. Mais puisque Exode 31 évoque l’esprit de Dieu dont a été rempli Bezaleel, les hérétiques compilateurs du Talmud et leurs disciples, déjà nettement influencés de gnosticisme païen, ne pouvaient que concevoir cet « esprit de Dieu » selon leurs croyances impies. Notons encore que le Talmud, dans le traité Sanhédrin 65b, affirme même que toutes les créations miraculeuses attribuées aux amoraim auraient été obtenues en suivant la même méthode et grâce au même livre. Toutefois, nous n’avons pas encore beaucoup parlé d’un aspect très important de la métaphysique kabbalistique, en particulier des sephirot, que nous aborderons un peu plus en examinant les deux autres livres majeurs de la Kabbale, à commencer par le Sefer HaBahir, c’est-à-dire le livre de la clarté, lequel va intensément développer les concepts autour des séphirot.

[1] SAINT IRENEE DE LYON, Contre les hérésies, Marc le magicien, http://fdier.free.fr/AdvHaer.pdf

[2] RICHARD REIZENSTEIN, Poimandres, 1904, archive.org/details/poimandresstudie00reituoft

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