[Sede Vacante] Objection n°25 : Les « sédévacantistes » renient l’Eglise et refusent de participer à sa Passion mystique

Objection n°25 : Vous, les « sédévacantistes », en affirmant que les « papes » de Vatican 2 sont des antipapes et en affirmant que la secte moderniste n’est pas l’Eglise, vous abandonnez l’Eglise alors que celle-ci vit sa Passion prophétisée. Et ainsi, vous refusez de participer à ses douloureuses souffrances.

Réponse à l’objection : Par toutes les preuves irréfutables fournies dans ce document, soutenir que les « sédévacantistes » abandonneraient l’Eglise et refusent de participer à sa Passion en refusant de reconnaitre les « papes » de Vatican 2 comme de vrais papes, est faux, stupide, erroné, déraisonnable, absurde, comble de l’ignorance et de l’obstination. La passion de l’Eglise, annoncée de tous temps par les prophéties de l’Ecriture et commentée par les Pères, Docteurs et exégètes, ne se formule et ne consiste pas dans la mort de l’Eglise, encore moins dans sa défaite face aux portes de l’enfer, ni en l’Eglise se mettant à enseigner l’erreur et l’hérésie, ni en des papes se mettant à promulguer des hérésies et à participer à des rites idolâtres de toutes sortes. La passion de l’Eglise ne consiste pas, comme l’affirment de façon blasphématoire certains « traditionalistes » en une sorte de fusion entre le Corps Mystique du Christ et le corps mystique du Christ, car « il n’y a aucun accord entre Christ et Bélial ». Selon le témoignage unanime des pères, docteurs et théologiens, la passion de l’Eglise consiste en l’apparition d’un corps mystique de l’Antéchrist mettant en place une contrefaçon de l’Eglise, une contrefaçon de la papauté et une contrefaçon du rite et de la doctrine de l’Eglise. Selon ce témoignage, toutes ces choses arrivent au cours d’un interregnum, c’est-à-dire d’une vacance prolongée du siège apostolique, au cours duquel les vrais croyants seront contraints de fuir la ville sainte et de se réfugier un temps dans les montagnes hors de la Judée, c’est-à-dire hors de la Rome temporelle. Affirmer que les « sédévacantistes » refusent de participer aux souffrances de l’Eglise en cette période est donc le comble de l’erreur. Les catholiques « sédévacantistes » sont précisément ceux qui, par leur conscience précise, orthodoxe et réaliste de la situation, souffrent au plus près de l’Eglise dans ce terrible exil. Or, les « sédévacantistes » affirment également que cette souffrance affecte forcément toutes sortes de fidèles attachés à Dieu, à la religion et à la tradition, même si ces derniers ne comprennent pas ou refusent de comprendre la réalité de la situation.


Preuve n°1 : L’exégèse catholique traditionnelle enseigne unanimement que l’Antéchrist se manifestera par une fausse église, une fausse religion et un faux pape, afin de singer l’Eglise de Jésus Christ et de tromper les fidèles. Cet évènement déclenchera la grande apostasie.

Les prophéties du Livre de l’Apocalypse montrent que Satan cherchera à imiter l’Eglise du Christ afin de tromper l’humanité. Il érigera une église de Satan en opposition à l’Eglise du Christ. L’Antéchrist s’y présentera dans le rôle du messie, le faux prophète se présentera sous l’apparence d’un pape et l’on verra alors apparaître des imitations des Sacrements de l’Eglise. On verra aussi des prodiges trompeurs, en imitation des véritables miracles de l’Eglise. – Révérend E. Sylvester Berry, The Church of Christ : An Apologetic and Dogmatic Treatise, 1927, p.119

L’idée d’une apostasie de la cité de Rome contre le Vicaire du Christ et sa destruction par l’antéchrist, semble être si stupéfiante aux yeux de beaucoup de catholiques, que je ferais aussi bien de citer dans le texte, quelques théologiens de la plus haute réputation. Premièrement, Malvenda, qui écrivit expressément sur le sujet, affirme de même que Ribera, Gaspar Melus, Biegas, Suarrez, Bellarmine et Bosius, que Rome apostasiera la Foi, chassera le Vicaire du Christ et retournera à son paganisme primitif. […] C’est alors que l’Église sera dispersée, exilée dans le monde sauvage et se trouvera un certain temps, comme elle fut à ses débuts, invisible, cachée dans les catacombes, dans les grottes, dans les montagnes, dans les endroits où se cacher. Pendant un temps, ce sera comme si elle avait été balayée de la surface de la terre. Tel est le témoignage unanime des Pères de la primitive Eglise. – Cardinal Henry Edward Manning, The present crisis of the Holy See, 1861, Londres, Burns and Lambert, pp.88-90


Preuve n°2 : La croyance selon laquelle la Passion de l’Eglise consisterait en ce que l’Eglise pourrait tomber dans l’hérésie, ou en que de vrais papes en viendraient à persécuter l’Eglise par l’hérésie et l’idolâtrie, relève du blasphème et de la plus haute injure. L’exégèse classique concernant la Passion de l’Eglise indique au contraire que l’Eglise sera trahie par des hauts clercs qui apostasieront, sortiront de l’Eglise, puis formeront une contrefaçon de religion catholique et un clergé invalide qui prétendra représenter la vraie Eglise. Tel est l’enseignement de Saint Augustin, de Saint Beatus de Liebana, l’un des plus grands théologiens du 8e siècle, ou encore du Révérend Sylvester Berry, grand exégète du 20e siècle :

Commentaire d’Apocalypse 11 : Le roseau, c’est la mesure de la foi. Personne n’adore devant l’autel sacré sinon celui qui confesse cette foi : car ce ne sont pas tous ceux qui l’accompagnent qui L’adorent, selon qu’il est écrit: Le parvis extérieur du Temple, ne le mesure pas, il a été abandonné aux nations. Le parvis semble appartenir au Temple ; ce n’est cependant pas le Temple, ne faisant pas partie du Saint des Saints ; ce sont ceux qui semblent faire partie de l’Église et n’en sont point. La cour est nommée parvis, espace vide entre les murs. A ceux-là, étant inutiles, il est ordonné de les expulser de l’Église. Car le parvis a été abandonné aux nations et elles fouleront aux pieds la ville sainte durant quarante-deux mois. Ceux qui auront été exclus ainsi que tous les autres, c’est-à-dire les méchants de ce monde, piétineront l’Église […]Nonobstant, lorsque viendra le temps où l’Antéchrist se manifestera, quand aura lieu la dispersion, c’est-à-dire alors que la désagrégation de l’Eglise sera clairement visible, que l’homme de péché se sera manifesté au monde entier, alors seulement on comprendra, on découvrira, on comprendra et on connaîtra tous ceux qui auparavant sous le simulacre de religion, cachant sous des paroles occultes des imprécations contre Dieu, mais qui à présent parleront comme [s’ils étaient] l’Eglise catholique. Commentaire d’Apocalypse 13 : Une autre bête surgit de la terre. Surgir de la terre signifie être plein de soi-même et de la gloire terrestre. Telle la Bête de la Mer, de même la Bête de la Terre. Le mot autre concerne la mission, mais c’est la même. La mer accomplit certaines choses, la terre d’autres ; la mer se berce, la terre est tranquille ; par la mer on sous-entend la multitude franchement mauvaise ; la terre, ce sont les évêques, les prêtres et la fausse religion qui, sous une apparence de sainteté, ne semblent pas s’agiter dans le monde, mais œuvrer calmement en simulant être l’Eglise et n’en étant pas… […][L’antéchrist] se faisant passer pour un agneau, afin de mieux inoculer, à la dérobée, le venin du serpent. Il feint présentement être un agneau, pour pouvoir dévorer plus sûrement l’agneau ; parlant de Dieu, avec l’intention d’éloigner du chemin de la Vérité ceux qui cherchent Dieu. C’est pourquoi Notre Seigneur, avertissant Son Église, dit: « Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs » (Matth.7,15) […] Saint Beato de Liebana, Œuvres complètes, Commentaire de l’Apocalypse de Saint Jean, éditions B.A.C., Madrid, 1995, pp.453-507

Commentaire d’Apocalypse 12 : La queue du dragon représente l’hypocrisie sournoise avec laquelle il parvient à tromper un grand nombre de gens et d’ecclésiastiques, ceux-ci étant représentés par une troisième partie des étoiles. L’arianisme fit apostasier beaucoup d’évêques, de prêtres et de peuples. La révolution protestante du 16e siècle pourrait revendiquer autant d’égarés, mais tous ceux-là ne pourront être comparables en nombre, par rapport à ceux qui seront séduits par Satan dans les jours de l’Antéchrist. Durant l’interregnum, apparaîtra cet impie, dans sa fureur contre l’Eglise. Il est un fait historique que les plus désastreuses périodes pour l’Eglise, furent les moments où le siège papal fut vacant, ou lorsque des antipapes s’opposaient avec la tête légitime de l’Eglise. Il en sera de même dans ces terribles jours qui arrivent. L’Eglise, privée de son pasteur suprême, devra trouver refuge dans la solitude, là où se trouvera le conseil de Dieu Lui-même pendant ces temps difficiles. En ces jours, l’Eglise trouvera aussi refuge et consolation auprès des âmes fidèles, tout particulièrement dans la réclusion de la vie religieuse. – Révérend Père E. Sylvester Berry, The Apolcalypse of Saint John, 1921, pp. 120-124,126-127

Commentaire d’Apocalypse 9 ; 1 : « Et je vis une étoile tombée du ciel en la terre ». Par cette étoile sont désignés les hérésiarques, car de même que les étoiles brillent dans le ciel, de même ceux-ci, avant qu’ils tombent, brillaient dans l’Église par la doctrine et la sagesse. Elle tombe du ciel en la terre, en tant que, coupés de l’Église, ils s’associent au corps des réprouvés signifié par la terre. – Saint Ambroise, Commentaire d’Apocalypse 9 ; 1

Cette étoile est le corps d’un grand nombre tombant par les péchés. L’étoile tombée du ciel en la terre est donc le peuple pécheur ayant chuté de l’Eglise. […] Elle ouvrit le puits de l’abîme [Apoc. IX, 2], c’est-à-dire il a manifesté ce qu’il avait dans son cœur sans la moindre crainte ou pudeur de pécher. Et une fumée monta du puits [id.]. Du peuple s’éleva ce qui couvre et obscurcit l’Église, au point qu’il dise : Et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. Il dit le soleil obscurci, non tombé, car les péchés des hommes mauvais et orgueilleux qui sont commis partout à travers le monde obscurcissent le soleil, l’Église, et jettent en même temps l’obscurité sur les saints et les justes, en tant que le nombre des mauvais est si élevé que les bons n’apparaissent presque pas au milieu d’eux. – Saint Augustin, Commentaire d’Apocalypse 9 ; 1-2

Et la fumée monta du puits. Il montre ici un triple effet : 1° la production de sa doctrine dépravé ; 2° l’obscurcissement de la vraie doctrine ; 3° la multiplication des faux prédicateurs, qui seront les précurseurs de l’Antéchrist, dont il est ici question sous le nom de sauterelles. […] Et le soleil fut obscurci. Tel est le deuxième effet de la puissance diabolique, l’obscurcissement de la vraie doctrine. Car le soleil signifie les docteurs catholiques illuminant les autres de la connaissance du vrai et les enflammant à l’amour du bien ; l’air, ceux qui sont éclairés. Ces deux catégories seront obscurcies par la fumée de la fournaise, la doctrine dépravée de l’Antéchrist et de ses précurseurs, en tant que la vraie doctrine ne sera plus considérée, sera même répudiée par beaucoup comme fausse. D’où ce qui est dit en Job [ILI, 21] : Sous lui seront les rayons du soleil, et il s’étend sur l’or comme sur la boue. C’est ce qui est dit ici : le soleil et l’air furent obscurcis, c’est-à-dire en raison de la doctrine dépravée, leur doctrine sera dépréciée au profit de la nouvelle doctrine des pseudo-prédicateurs. Il semble que cela arrive déjà en ce temps, car aujourd’hui la nouveauté plaît davantage que la vérité, et l’on écoute plus volontiers une vaine subtilité, qui provoque l’admiration, que l’utile vérité qui conduit à la componction. D’où : Viendra un temps où ils ne supporteront plus la saine doctrine, mais multiplieront les maîtres selon leurs désirs, en la démangeaison de leurs oreilles, ils se détourneront de l’écoute de la vérité, mais se tourneront vers des fables [Tim. IV, 3 ss.]. Ou encore cela est dit parce que beaucoup de ceux-ci et de ceux-là, parmi les plus grands et les plus petits, seront trompés par la doctrine dépravée des mauvais sous l’instigation du diable et, sans plus faire cas de la saine doctrine du Christ, s’empresseront de suivre les précurseurs de l’Antéchrist. – Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur Apocalypse 9 ; 2

Commentaire d’Apocalypse 13 : Mais elle parlait comme le dragon, c’est là cette assemblée qui sous le nom chrétien présente l’Agneau, afin d’infuser de manière cachée le venin du dragon, c’est là l’Église hérétique. Car elle n’imiterait pas la ressemblance de l’Agneau si elle parlait ouvertement : à présent, elle feint l’identité chrétienne pour tromper plus sûrement ceux qui n’y prennent point garde. C’est pourquoi le Seigneur a dit : Prenez garde aux faux prophètes [Mt. VII, 15].Saint Augustin, Homélie XI


Preuve n°3 : L’exégèse catholique traditionnelle enseigne donc que le diable suscitera un « corps mystique de l’antéchrist », c’est-à-dire une fausse église, à la tête de laquelle sera installé un antipape au cours d’une exceptionnelle vacance du Siège apostolique.

Commentaire d’Apocalypse 13 ; 11 – La bête sortant de la terre est un faux prophète : le prophète de l’Antéchrist. Notre Divin Sauveur possède un représentant sur terre en la personne du pape, à qui ont été confiés les pleins pouvoirs d’enseignement et de gouvernement. De la même façon, l’Antéchrist aura le faux prophète pour représentant et celui-ci se verra conférer la plénitude des pouvoirs sataniques afin de tromper les nations. Si l’Antéchrist s’avère être d’extraction juive, ainsi qu’il le sera probablement, la mer de laquelle il émerge symbolise le judaïsme. Ainsi, la terre d’où vient la seconde bête est un symbole des nations païennes en révolte contre l’Eglise. Les deux cornes indiquent une autorité double, spirituelle et temporelle. Comme l’indique sa ressemblance avec l’Agneau, le faux prophète s’installera probablement à Rome comme une sorte d’antipape, au cours de la vacance du trône papal mentionnée précédemment. Mais les élus ne se laisseront pas tromper. Ils se souviendront des paroles de Notre Seigneur : Alors si quelqu’un vous dit : Voici, le Christ est ici ; ou : Il est là, ne le croyez pas. (Matthieu 24 ; 23) – Révérend E. Sylvester Berry, The Apolcalypse of Saint John, 1921, p. 135


Preuve n°4 : Tout ceci est explicitement confirmé par la vision reçue par le pape Léon XIII le 13 Octobre 1884 à la fin d’une messe dans la chapelle vaticane, en présence de plusieurs cardinaux. A la suite de ce fait ecclésial, le pape Léon XIII a publié et promulgué son fameux Exorcisme contre Satan et les anges apostats. Dans la Supplique à Saint Michel Archange, cet exorcisme confirme explicitement que le projet de l’antéchrist est de mettre en place un faux pape.

L’Eglise, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. O saint Michel, chef invincible, rendez-vous donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l’esprit d’iniquité, donnez-lui la victoire et faites le triompher. – Pape Léon XIII, Exorcisme contre Satan et les anges apostats, version de 1903, Revue de l’Ordre Séculier de Saint-Augustin, 1981, cité in Mgr. Guérard des Lauriers, 17 Juin 1984


Preuve n°5 : L’exégèse catholique traditionnelle enseigne que les prophéties concernant l’Antéchrist et l’abomination dans le lieu saints décrites dans le Livre de Daniel, dans Mathieu 24 et dans 2 Thessaloniciens 2 sont liées. Saint Jean Cassien enseigne que la prophétie du Livre de Daniel se réalise en deux temps, une première fois dans 1 Maccabées 1 (2 Maccabées 6), la seconde fois se réalisera dans les temps antéchristiques.

Ou comme en ce qui concerne «l’abomination de la désolation» qui «se tenait dans le lieu saint», c’est à dire cette idole de Jupiter qui, comme nous le lisons, a été placée dans le temple de Jérusalem, et qui doit à nouveau se tenir dans l’Église par la venue de l’Antéchrist (Daniel 9 ; 27, 2 Maccabées 6 ; 2, Matthieu 24 ; 15) et toutes ces choses qui suivent dans l’évangile, que nous considérons comme ayant été accomplies avant la captivité de Jérusalem et devant toutefois encore se réaliser à la fin de ce monde. Saint Jean Cassien, cité dans C.S. Gibson, Nicene and Post-Nicene Fathers, Second Series, Vol. 11, chapitre IV


Preuve n°6 : Les papes Nicolas II et Paul IV ont infailliblement identifié des « papes » hérétiques à des antéchrists. Le pape Paul IV a explicitement affirmé qu’il avait publié Cum Ex Apostolatus Officio « afin de ne jamais voir l’abomination dans le lieu saint ».

Mais si quelqu’un, contrairement à ce décret Nôtre, promulgué par un vote synodal, se fait élire ou même ordonner et couronner, au moyen de la sédition, de l’impertinence ou de quelque ruse : par l’autorité de Dieu et de celle des saints apôtres Pierre et Paul, il sera considéré comme un antéchrist et comme un intrus et un destructeur de toute la chrétienté, soumis à l’anathème perpétuel, sera banni du seuil de la Sainte Église de Dieu, lui et ses instigateurs, complices et partisans. – Pape Nicolas II, In Nomine Domine

Et, pour que Nous puissions ne jamais voir dans le Lieu-Saint l’abomination de la désolation prédite par le prophète Daniel, Nous voulons, autant que Nous le pourrons avec l’aide de Dieu et selon notre charge Pastorale, capturer les renards occupés à saccager la Vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas sembler être comme les chiens muets, impuissants à aboyer, pour ne pas Nous perdre avec les mauvais serviteurs et ne pas être assimilé à un mercenaire. – Pape Paul IV, Cum Ex Apostolatus Officio, n°1


Preuve n°7 : L’exégèse catholique traditionnelle enseigne que les événements du Livre des Macchabées sont une préfiguration des temps antéchristiques. Or, dans le Livre des Macchabées, se met en place un faux culte, une religion syncrétiste, une grande apostasie des Judéens et une succession de faux pontifes, mis en place par le roi Antiochus IV, qui est décrit par les Pères de l’Eglise comme une préfiguration de l’Antéchrist. Il s’agit là, à la fois d’une première réalisation de la prophétie de Daniel, mais aussi une préfiguration pour les temps antéchristiques.

Il faut noter qu’il y eut une quadruple tribulation, répondant à la quadruple usurpation du Souverain Sacerdoce. La première par Simon… la deuxième par Jason… la troisième par Menelaus… la quatrième par Lysimaque… mentionnée ici : de multiples sacrilèges ayant été commis dans le Temple par Lysimaque… avec l’abolition du rite de la Loi. – Saint Thomas d’Aquin, Expositio in 2 Macchabées 4

Il est montré comment le peuple a été premièrement détourné de l’observance l’égale, et deuxièmement comment il a été conduit à l’idolâtrie… troisièmement comment le Temple a été pollué par la luxure, quatrièmement comment le rite légal a été interrompu…– Saint Thomas d’Aquin, Expositio in 2 Macchabées 6

Il est dit notablement que fut placée dans le Temple une statue de Jupiter (idolum Jovis), et qu’il fut interdit d’accomplir toutes les oblations selon la Loi Mosaïque. Saint Thomas, Expositio in 1 Macchabées 1 ; 22


Preuve n°8 : De façon absolument stupéfiante, le livre des Macchabée enseigne qu’Antiochus et les faux pontifes mirent en place l’abomination le 15e jour du mois de Casleu. Le mois de Casleu, dans le calendrier de l’ancienne Loi, correspond à la fin du mois de Novembre. Or, Paul VI a promulgué le rite Novus Ordo dans la constitution Missale Romanum le 3 avril 1969, correspondant au Jeudi Saint. Dans cette constitution, Paul VI indique que ce nouveau rite devra entrer en vigueur dans toutes les églises, le 30 Novembre de la même année. Notez que le livre des Macchabées indique également que pour le nouveau rite mis en place par Antiochus, un autel païen fut construit « vis-à-vis de l’autel du Seigneur ».

Le quinzième jour du mois de Casleu, en la cent quarante-cinquième année, le roi Antiochus dressa l’abominable idole de la désolation sur l’autel de Dieu ; et on bâtit des autels dans toutes les villes de Juda, aux alentours ; et on brûlait de l’encens et on sacrifiait devant les portes des maisons et dans les rues ; et on brûla dans le feu les livres de la loi de Dieu, après les avoir déchirés ; et si l’on trouvait chez quelqu’un les livres de l’alliance du Seigneur, et si quelqu’un observait la loi du Seigneur, on l’égorgeait selon l’édit du roi. C’est ainsi qu’ils traitaient, dans leur puissance, le peuple d’Israël, qui se trouvait chaque mois dans les villes. Et le vingt-cinquième jour du mois, ils sacrifiaient sur l’autel qui était vis-à-vis de l’autel du Seigneur. – 1 Macchabées 1 ; 57-62

Nous ordonnons que les prescriptions de cette Constitution prennent effet le 30 Novembre de cette année, le premier dimanche de l’Avent. Nous souhaitons que nos décrets et nos ordonnances soient fermes et effectives dès aujourd’hui et dans le futur, nonobstant les constitutions et ordonnances apostoliques de nos prédécesseurs, ainsi que d’autres ordonnances, même celles qui méritent une mention et une dérogation particulière. – Paul VI, Constitution Apostolique Missale Romanum


Preuve n°9 : Ceux qui accusent donc les « sédévacantistes » ou d’autres traditionalistes d’abandonner l’Eglise se trompent et sont aveuglés par l’opération d’erreur et les « prodiges menteurs » de l’antéchrist. Les « sédévacantistes » sont des catholiques intégralement fidèles à la Foi et qui agissent à la façon des Macchabées.

Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il faut que l’apostasie arrive auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme de péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant lui-même passer pour Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous ai dit ces choses, lorsque j’étais encore auprès de vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère d’iniquité est actif déjà ; seulement il faut que celui qui le retient encore soit mis de côté (que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse). Et alors se manifestera cet impie, que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. L’avènement de cet impie aura lieu selon la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges trompeurs, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais qui auront consenti à l’iniquité, soient condamnés. – 2 Thessaloniciens 2 ; 3-11

Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie dans le lieu saint, que celui qui lit comprenne. Alors que ceux qui sont en Judée s’enfuient dans les montagnes, et que celui qui sera sur le toit n’en descende pas pour emporter quelque chose de sa maison, et que celui qui sera dans les champs ne retourne point pour reprendre sa tunique. – Matthieu 24 ; 15-18

Mathathias répondit et dit à haute voix : Quand toutes les nations obéiraient au roi Antiochus, de sorte que chacun abandonnerait la loi de ses pères et se soumettrait à ses ordres, moi, et mes fils, et mes frères, nous obéirons à la loi de nos pères. Que Dieu nous soit propice ! Il ne nous est pas bon d’abandonner la loi et les ordres de Dieu. Nous n’écouterons pas les paroles du roi Antiochus, et nous ne sacrifierons pas, violant les commandements de notre loi pour aller dans une autre voie. Comme il cessait de parler, un Juif s’avança aux yeux de tous, pour sacrifier aux idoles sur l’autel, dans la ville de Modin, selon l’ordre du roi. Mathathias le vit et fut saisi de douleur ; ses entrailles en furent émues, et sa fureur s’enflamma selon l’esprit de la loi ; et s’élançant, il tua cet homme sur l’autel. Il tua aussi en même temps l’homme que le roi Antiochus avait envoyé et qui forçait les Juifs à sacrifier, et il détruisit l’autel. Et il fut transporté de zèle pour la loi, comme l’avait été Phinées envers Zamri, fils de Salomi. Alors Mathathias cria à haute voix dans la ville : Que quiconque est zélé pour la loi, et veut maintenir l’alliance, me suive. Et il s’enfuit avec ses fils dans les montagnes, et ils abandonnèrent tout ce qu’ils avaient dans la ville. – 1 Macchabées 2 ; 19-28


Preuve n°10 : Les « papes » de Vatican 2 ne sont donc pas la tête de l’Eglise, mais sont des faux prophètes. Ils sont les persécuteurs de l’Eglise et semblent clairement préfigurés par Caïphe et les pharisiens. Or, l’exégèse catholique traditionnelle nous enseigne que Caïphe perdit automatiquement sa charge de grand prêtre à l’instant même où il apostasia par un jugement public contre la foi, en l’occurrence, contre le Messie Lui-même. Dans ce passage de l’Evangile, la Vulgate qualifie le Sanhédrin qui a condamné le Seigneur Jésus-Christ de « Concilium ». Notez que nous avons vu précédemment que Paul VI promulgua son rite Novus Ordo le 3 Avril 1969, c’est-à-dire un Jeudi Saint, correspondant exactement au même jour de la dernière Cène de Notre Seigneur avant Son arrestation, Son jugement et Sa passion.

Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus, pour Le faire mourir (Príncipes autem sacerdótum, et omne concílium, quærébant falsum testimónium contra Jesum, ut eum morti tráderent) ; et ils n’en trouvèrent point, quoique beaucoup de faux témoins se fussent présentés. Enfin il vint deux faux témoins, qui dirent : Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. Alors le grand prêtre, se levant, Lui dit : Tu ne réponds rien à ce que ces hommes déposent contre Toi ? Mais Jésus Se taisait. Et le grand prêtre Lui dit : Je T’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si Tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : Tu l’as dit. Car Je vous le dis, désormais vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous encore de témoins ? Voici que vous venez d’entendre le blasphème. Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort. Alors ils Lui crachèrent au visage, et ils Le frappèrent à coup de poing; d’autres Lui donnèrent des soufflets, en disant : Prophétise-nous, Christ ; qui est-ce qui T’a frappé ? – Matthieu 26 ; 59-68

Et en déchirant ainsi ses vêtements, Caïphe montra que les juifs avaient perdu la dignité sacerdotale et que le siège du Grand-Prêtre était désormais vacant. Car en déchirant ainsi ses vêtements, il déchira aussi le voile de la Loi qui le recouvrait. – Saint Jérôme, cité in Saint Thomas d’Aquin, Catena Aurea, Expositio in Matt. 26


Preuve n°11 : De la même façon, Jean XXIII ou Paul VI ont automatiquement été déchus de leur pontificat à l’instant même où ils promulguèrent les documents de Vatican 2, qui sont des attaques directes contre la Foi et donc contre le Corps Mystique de Notre Seigneur Jésus Christ. Le Concile de Vatican 2 fut en effet l’assemblée de princes de l’Eglise félons, apostats occultes dans un premier temps, qui convoquèrent comme periti, experts et consultants toutes sortes de prêtres modernistes, mais aussi des hérétiques et des infidèles variés : protestants, juifs, schismatiques, rationalistes. C’est l’esprit de ce monde qui présida ce concile et qui prétendit rendre un jugement d’accusation contre l’Eglise, affirmant implicitement et même explicitement qu’en somme, l’Eglise avait porté pendant 2000 ans une fausse doctrine, un faux témoignage.

Si l’on cherche un diagnostic global du texte [du document Vatican II Gaudium et Spes], on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-syllabus. – Joseph Ratzinger, Les principes de la théologie catholique, 1987, p.426

L’Eglise du Dieu vivant rassemble tous les hommes qui, d’une façon ou d’une autre, partagent cette merveilleuse transcendance de l’esprit humain. Et tous savent que personne, à part le Dieu d’infinie majesté, ne peut satisfaire leur plus profondes aspirations (cf. Gaudium et Spes, n°41). La transcendance de la personne humaine se manifeste dans la prière, mais parfois aussi, dans la profondeur du silence également. Ce silence, qui semble parfois séparer l’homme de Dieu, est néanmoins une manifestation spéciale du lien vital entre Dieu et l’esprit humain. L’Eglise de notre temps est devenue particulièrement consciente de cette vérité, et c’est à la lumière de cette vérité que l’Eglise a réussi, au cours du 2e Concile du Vatican, à redéfinir sa propre nature. – Jean-Paul II, A Sign of Contradiction, 1977, p.17


Preuve n°12 : Le Magistère enseigne que l’Eglise est le Corps Mystique du Christ, qu’elle est l’Epouse immaculée et l’Unique dont parlent les Psaumes et le Cantique des Cantiques, que l’Eglise, dans les derniers temps, subira une passion analogue à celle du Sauveur. Le latin du Psaume 21 ; 17 dit littéralement « un concile de scélérats m’a encerclé » (Quóniam circumdedérunt me canes multi ; concílium malignántium obsédit me).

Des jeunes taureaux nombreux m’ont environné ; des taureaux gras m’ont assiégé. Ils ont ouvert leur bouche sur Moi, comme un lion ravisseur et rugissant. Je me suis répandu comme de l’eau, et tous Mes os se sont disloqués. Mon cœur est devenu comme de la cire fondue au milieu de mes entrailles. Ma force s’est desséchée comme un tesson, et Ma langue s’est attachée à Mon palais ; et vous m’avez conduit à la poussière du tombeau. Car des chiens nombreux m’ont environné ; une bande de scélérats m’a assiégé. Ils ont percé Mes mains et Mes pieds, ils ont compté tous Mes os. Ils M’ont considéré et contemplé. Ils se sont partagé Mes vêtements, et ils ont jeté le sort sur Ma tunique. Mais Vous, Seigneur, n’éloignez pas de Moi Votre secours ; prenez soin de Ma défense. Délivrez, ô Dieu, Mon âme du glaive, et Mon Unique de la main du chien. Sauvez-Moi de la gueule du lion, et sauvez Ma faiblesse des cornes des licornes. J’annoncerai Votre Nom à mes frères ; Je vous louerai au milieu de l’assemblée. Vous qui craignez le Seigneur, louez-Le ; toute la race de Jacob, glorifiez-Le. Psaume 21 ; 13 24

La Foi nous oblige instamment à croire et affirmer que l’Eglise est une, sainte, catholique et apostolique. Nous croyons fermement en elle et Nous confessons simplement qu’en dehors d’elle, il n’y a ni salut, ni rémission des péchés, comme l’Époux le proclame dans le cantique : « Ma colombe est unique, elle est parfaite. Elle est la mère qui a été choisie pour être Sa génitrice » (Cantique des Cantiques 6 ; 8).  Elle représente l’unique corps mystique, corps dont le Christ est la tête, Dieu étant celle du Christ (1 Corinthiens 11; 3). En elle, il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Éphésiens 4 ; 5). Unique en effet fut l’arche de Noé au temps du déluge, laquelle préfigurait l’unique Eglise ; laquelle arche, faite d’une seule coudée, avait un seul pilote et chef, à savoir Noé, et hors d’elle, nous l’avons lu, tout ce qui subsistait sur terre fut détruit. Nous vénérons cette Eglise comme étant unique, car le Seigneur dit par la bouche du prophète : « Dieu, délivre Mon âme de l’épée, et de la patte du chien, Mon unique » (Psaume 21 ; 21).Pape Boniface VIII, Unam Sanctam

De notre charge apostolique, à Nous confiée par Dieu, nonobstant la faiblesse de nos mérites, découle pour Nous le souci constant du troupeau du Seigneur. En conséquence, pour le garder fidèlement et le diriger salutairement, tel un Berger vigilant, Nous devons veiller avec assiduité et pourvoir avec attention à ce que soient repoussés loin de la bergerie du Christ tous ceux qui, à notre époque, pécheurs invétérés, s’appuient sur leurs propres lumières, s’insurgent avec une insolence perverse contre l’enseignement de la foi orthodoxe, pervertissent l’intelligence des Saintes Écritures par des inventions superstitieuses et factices, se démènent pour déchirer l’unité de l’Église et la tunique sans couture du Seigneur, à ce qu’ils ne puissent continuer l’enseignement de l’erreur, au mépris de l’état de disciples de la vérité. – Pape Paul IV, Cum Ex Apostolatus Officio, n°1


Preuve n°13 : Le pape Paul IV, dans sa bulle Cum Ex Apostolatus Officio qualifie explicitement les hérésiarques qui usurperaient le souverain pontificat ou qui usurperaient l’épiscopat, comme des païens et des publicains, c’est à dire comme des réprouvés qui ont publiquement rejeté la foi catholique. Ce ne sont donc pas les sédévacantistes qui ont quitté l’Eglise, mais bien plutôt les chefs de la secte moderniste.

Si jamais un jour il apparaissait qu’un Évêque, faisant même fonction d’Archevêque, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église Romaine, même Légat ; qu’un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour illégitime. Celui-ci ne peut être tenu pour légitime jamais et en aucun de ses actes. De même quiconque se lierait à de telles personnes par hommages, serment ou caution, au lieu de renoncer en tout temps à leur obéir et à les servir impunément, de les éviter comme des magiciens, des païens et des publicains et hérésiarquestoutes ces personnes seront soumises au châtiment des censures et des peines qui frappent les gens qui déchirent la tunique du Seigneur. – Pape Paul IV, Ibid., n°6 et 7

Si ton frère a péché contre toi, va, et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire soit réglée par l’autorité de deux ou trois témoins. S’il ne les écoute pas, dis-le à l’Eglise ; et s’il n’écoute pas l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. En vérité, Je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié aussi dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié aussi dans le Ciel. Je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre, quelque chose qu’ils demandent, ils l’obtiendront de Mon Père qui est dans les Cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en Mon Nom, Je suis au milieu d’eux.Matthieu 18 ; 15-20


Preuve n°13 : Or, dans l’Ecriture Sainte, le Seigneur Jésus Christ, tout comme l’Eglise, ont une tunique faite d’une seule pièce, unique, comme la Foi. Cette Tunique unique, indéfectible et immaculée ne peut pas, et n’a pas été déchirée. Le pape Paul IV condamne, dans Cum Ex., ceux qui cherchent à déchirer la Tunique sans couture. C’est cette même unité que les « loups déguisés en brebis » ont explicitement reniée à Vatican 2.

Nous vénérons cette Eglise comme étant unique, car le Seigneur dit par la bouche du prophète : « Dieu, délivre Mon âme de l’épée, et de la patte du chien, Mon unique » (Psaume 21 ; 21). Car Il a prié à la fois pour l’âme, c’est-à-dire pour Lui-Même, Tête et Corps. Et ce corps, c’est-à-dire l’Eglise, Il l’a appelé l’unique, à cause de l’unité de l’Époux, de la foi, des sacrements et de la charité de l’Eglise. Elle est la Tunique du Seigneur, cette «tunique sans couture» (Jean 19 ; 23-24) du Seigneur, laquelle n’a pas été déchirée, mais tirée au sort. C’est pourquoi cette seule et unique Eglise n’a qu’un seul corps et une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre. Cette Eglise n’a donc qu’un seul corps et une seule tête : à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit Lui-Même à Pierre : « Pais Mes brebis » (Jean 21 ; 17).  Il dit « Mes » en général, et non telle ou telle brebis en particulier, d’où l’on comprend que toutes lui ont été confiées à lui, Pierre.Pape Boniface VIII, Unam Sanctam


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Une réflexion sur “[Sede Vacante] Objection n°25 : Les « sédévacantistes » renient l’Eglise et refusent de participer à sa Passion mystique

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