[Sermons] Mgr Donald Sanborn : Rejetez les antipapes de Vatican 2

+ Récemment, j’ai visité le site des anciennes tours jumelles du World Trade Center de New-York et j’ai pu voir l’endroit où est actuellement construit le nouvel édifice. Comme on peut l’imaginer, il y avait là un trou gigantesque, mais ce qui était plus impressionnant était l’immensité et la puissance des excavations pour cette grande tour. J’avais déjà vu la construction des tours originelles étant un jeune homme, mais ces fondations là me semblent encore plus impressionnantes. Par analogie, l’archibasilique du Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de Saint-Jean de Latran [construite en 320] est fondée sur la Foi de Saint Pierre l’apôtre. La puissance des fondations de cette Foi, considérée à l’échelle spirituelle, car représentant l’Église du Christ, repose sur la Foi de Saint Pierre. Aussi, considérons ce dialogue entre Notre Seigneur et Saint Pierre dans les Saints Évangiles. Il est dit dans l’Évangile de Saint Matthieu, chapitre 16, que le Seigneur, s’adressant aux apôtres, déclare : « Au dire des gens, qu’est ce que le Fils de l’Homme? » Et il est dit, au pluriel « Ils dirent : Saint Jean le Baptiste. D’autres disent Élie, d’autres encore Jérémie ou quelqu’un des prophètes. » Puis, il est dit, au pluriel : « Jésus leur dit : Mais pour vous, qui suis-Je ? » Simon Pierre répondit et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Dans le grec original, il utilise au pluriel un pronom de politesse spécialement emphatique [correspond au « vous » au singulier en français] : «TU es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et qu’est que Notre Seigneur répond ? Il est écrit : « En réponse, Jésus lui déclara (à Simon Pierre, au singulier) : Tu es heureux, Simon Bar Jonas (l’appelant par son nom) car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de Mon Père qui est dans les Cieux. ». Remarquez l’importance de ce dialogue. «TU es le Christ, le Fils du Dieu vivant », ce qui résume toute la Foi catholique et ce que Notre Seigneur dit ici c’est que « toi, Pierre, il t’est révélé ces choses non pas par le témoignage de l’homme, mais de Dieu ». Et Notre Seigneur continue en disant : « Eh bien ! Moi je te le dis : TU (singulier emphatique) es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Je TE (singulier) donnerai les clefs du Royaume des Cieux : quoi que tu lies sur la Terre, sera lié dans les Cieux, et ce que tu délieras sur la Terre sera délié dans les Cieux ». Voici des mots solennels ; conférant des pouvoirs divins, des pouvoirs sur le Paradis lui-même à cet homme : Simon Bar Jonas, désormais Pierre, le Roc.

A cause de leur clarté, ces passages provoquent des crises d’apoplexie aux schismatiques grecs et aux protestants qui n’ont d’autre issue que de s’agiter dans tous les sens afin de trouver le moyen d’ignorer ces versets solennels du Christ à Simon Bar Jonas, Pierre. « TOI, VOUS ». Il est éminemment clair selon ce passage que l’Église repose sur la fondation de Saint Pierre et que Saint Pierre est la fondation, en raison de sa foi. C’est en réalité en réponse à la profession de Foi de Saint Pierre que Notre Seigneur déclare que l’Église sera établie sur lui. Voici donc ces deux principes : l’Église repose sur Saint Pierre comme sur une fondation ; et la raison pour laquelle Saint Pierre est cette fondation, c’est sa foi.Il ne s’agit pas de simples qualités humaines, il s’agit de la Foi.

A partir de là, nous devons conclure sur deux points :

1. Toute institution ou société qui se dit « chrétienne » ou « église du Christ », telles que celles des schismatiques grecs ou des sectes protestantes, n’est aucunement, en réalité, une église du Christ et ceci pour l’unique raison qu’elle est détachée de l’Église du successeur de Saint Pierre. Aussi, même si une telle église se conforme au catholicisme sur tous les autres aspects : dogmes, sacrements, liturgie, discipline, etc., si elle se trouve détachée du siège de Saint Pierre, elle n’est donc pas une église du Christ.

2. La seconde conclusion est tout aussi puissante : la profession de la foi catholique, c’est à dire l’adhésion publique à l’ensemble de ses dogmes et la répudiation tout aussi publique de tout ce que l’Église a déclaré d’hérétique, est une condition absolue pour le pouvoir papal. Car, jamais Notre Seigneur n’aurait pu déclarer à Saint Pierre : « Tu es Pierre et sur cette Pierre, j’établirai Mon Église », si Saint Pierre avait répondu : « Tu es Élie ou Jérémie, ou l’un des prophètes ». Si Pierre avait échoué dans ce suprême acte de Foi, il n’aurait pas été la Pierre sur laquelle l’Église repose.

 

Cette archibasilique de Saint Jean Latran incarne ces deux grands principes. Tout bâtiment d’église est en quelque chose une image de l’Église catholique, aussi humble fut-il, qu’il soit une modeste structure de bois dans la campagne, il est un reflet de l’Église catholique qui est la Société surnaturelle fondée par Jésus Christ pour le salut des âmes et pour La Gloire de Dieu. Et c’est parce que cette basilique romaine (Saint Jean Latran) est l’église-cathédrale du successeur de Saint Pierre, que toutes les églises dans le monde doivent lui être liés avec obéissance, soumission et communion, sous peine d’être détachées de la seule véritable Église de Jésus Christ, qui est l’Église catholique romaine. Aussi, le successeur de Saint Pierre ne peut être précisément un successeur de Saint Pierre qu’à la condition absolue qu’il professe la foi catholique, et ceci peu importe les qualifications que le candidat puisse avoir, y compris une élection pontificale, il ne peut prétendre au pouvoir de ce Roc, à moins qu’il ne professe la foi catholique et ne rejette comme hérétique ce que l’Église catholique a condamné comme hérétique. Voici les deux conclusions pratiques.

Si vous n’êtes pas rattachés à Rome, vous êtes hors de l’Église du Christ. Deuxièmement, si celui qui prétend être ou même vouloir être le successeur de Saint Pierre ne professe pas la foi catholique, il ne peut pas être son successeur. Et c’est pour cette raison que nous maintenons que les « papes » de Vatican 2, papes entre guillemets, sont tout simplement de faux papes. Cette basilique de Latran doit être perçue comme la forteresse imprenable de l’orthodoxie et des Vérités de la Foi, contre lesquels les portes de l’enfer ne prévaudront jamais. Or, de quelle manière ces forces de l’enfer pourraient-elles prévaloir ? Sinon en admettant que celui qui ne professe pas la foi catholique peut être en fait, le roc de la Foi de Pierre. Voici de quelle manière elles pourraient prévaloir, si un tel homme devait être tenu aux yeux des fidèles pour le successeur de Saint Pierre à qui ont été confiés les clefs du Ciel.

Or, ces portes de l’enfer ne peuvent prévaloir. Comment cela ? Parce que l’Église rejette l’apostasie de Vatican 2 et refuse d’y reconnaître la foi catholique. Voici quelque chose d’infiniment plus efficace que tout ce que vous pourriez opposer par la force physique, par exemple, d’expulser physiquement ces gens de la basilique du Latran. Quand l’Histoire reviendra sur cette époque, et ce sera le cas un jour, on pourra affirmer très clairement que ce que Vatican 2 a fait à l’Église est une rupture, que rien de ce qui était avant, n’avait de semblable avec ce qui fut enseigné après, qu’une telle chose était impossible [affirmer que Vatican 2 est l’Église catholique], qu’il n’y avait qu’à consulter les livres, observer les photographies, lire les enseignements des Pères et des Papes, pour comprendre que ce qui était avant n’avait rien en commun avec ce qui vint ensuite. On pourra affirmer qu’il s’agissait d’une rupture essentielle, d’une nouvelle religion. L’Histoire attestera de ceci.

L’Histoire retiendra aussi que les nombreuses chapelles établies dans le monde entier en résistance à cette grande apostasie, perpétua ce qui était avant. On retiendra que la religion que pratiquaient ces gens, dans ces chapelles établies dans le monde entier, aussi universellement que peut l’être l’Église, ont perpétué la religion telle qu’elle existait avant cet horrible concile. Nous, fidèles, en mettant à nu ces modernistes et en affirmant tout simplement que nous ne les reconnaissons pas comme des successeurs légitimes de Saint Pierre, nous leur avons déjà, historiquement, porté le coup mortel. En niant à Benoît XVI les pouvoirs qui reposent sur cette basilique du Latran, l’histoire se rappellera que nous avons protégé la foi catholique, non pas le recours aux armes, mais seulement avec notre Foi. Et ces usurpateurs, tels que Benoît ou Jean-Paul, et les autres « papes » de Vatican 2, seront retenus dans l’Histoire comme une simple bande d’imposteurs, tout comme les « papes » d’Avignon, des personnes qui occupaient des bâtiments papaux en costumes de papes, mais qui furent en réalité des individus insignifiants, contrefaits, voici ce que l’Histoire en dira.

Nous voyons par ce dialogue entre Notre Seigneur et Saint Pierre que rien ne pourrait faire de quelqu’un un plus grand usurpateur qu’un prétendant à la papauté qui ne professerait pas la foi catholique, car l’expression de cette autorité repose directement sur la profession de la foi du pape. Ainsi, ce qui destitue de la papauté, est la défection de la foi catholique. Et celui qui fait défection devient l’imposteur, le charlatan, le faux pasteur ou encore le loup. Pour cette raison, nous devons résister de toutes nos forces aux illusions trompeuses de la hiérarchie de Vatican 2, qui cherche à placer le camp traditionaliste sous son pouvoir. Cela serait admettre l’hérétique comme vrai successeur de Saint Pierre et l’hérésie de Vatican 2 comme la vraie foi. Cela ferait de la basilique de Latran, un temple d’hérésie et cela serait admettre la victoire des portes de l’enfer. Nous devons aussi rejeter l’idée selon laquelle le rejet de ces antipapes serait une simple affaire d’opinion, à savoir que notre pratique de la Foi, ce que nous tenons pour sacré et vrai par la Foi, ne serait qu’une opinion. Notre rejet de Vatican 2 n’est pas fondé sur un simple opinion, mais bien sur le roc de la Foi, car c’est Dieu Lui-même qui nous a fait connaître ces choses. Et parce que nous sommes contraints à tant de sacrifices pour faire ce que nous faisons, car, ne serait-il pas plus aisé pour vous autres que de demeurer dans les « paroisses » [de Vatican 2], de suivre le mouvement, de faire avec…n’auriez vous pas moins de problèmes avec vos familles ? Votre situation financière, ne serait-elle pas bien meilleure ? Car il n’y aurait certes pas à reconstruire ce qui a été ravagé par Vatican 2 ! Oui, tout ceci serait vraiment plus simple, mais d’aucuns osent encore affirmer que ce n’est qu’une question d’opinion qui nous a conduit à cela ? Non, c’est la Foi, la Foi de Saint Pierre, qui ne change pas, qui ne peut être changée et qui durera jusqu’à la fin des temps.

Archibasilique Saint Jean de Latran, Rome

C’est pour cette raison encore, que nous refusons de participer aux messes « una cum Vatican 2 », dans lesquelles le nom abominable de l’hérétique est cité comme étant celui du chef de l’Église, dans le canon de la messe. Participer à ces messes serait explicitement que les « papes » de Vatican 2 seraient de vrais papes de l’Église catholique et qu’ils professeraient effectivement la foi catholique, or, il ne peuvent être de vrais papes, car ils ne professent pas la vraie foi catholique. Or, s’ils étaient de vrais papes, la foi qu’ils professeraient devrait être tenue pour la vraie foi catholique. Il est donc clair, logique et indubitable, si parfaitement que n’importe qui peut s’en apercevoir. Mais admettre que Vatican 2 est la vraie foi catholique et que ces faux papes, Jean-Paul II, Ratzinger et les autres, professent effectivement la foi catholique, doit vous rappeler à ce que nous avons dit au début, concernant le dialogue entre Notre Seigneur et Saint Pierre, à savoir que si vous rompez avec la foi de Saint Pierre, vous rompez avec le Christ, car vous vous trouveriez alors dans un terrible dilemme : que pourriez-vous faire alors, sinon vous rendre dans votre « paroisse » locale et vous amuser au son de la musique rock et des danses exécutées par des jeunes filles. Vous n’auriez d’autre choix que de dire : ceci est le catholicisme, ceci est l’Église que Jésus-Christ a fondée.Toutes les églises sont un témoignage à la foi et à la dévotion des gens qui l’ont construit. Des générations avant nous ont édifié cette grande basilique à Rome, à grand prix et par le travail de leurs mains, c’est devenu un palace splendide représentant la Foi de Saint Pierre. Notre seul devoir est de la conserver catholique. Non avec des pierres et de l’argent, mais avant en refusant de reconnaître comme papes les imposteurs qui l’occupent actuellement. +

Monseigneur Donald Sanborn, sermon du 11 septembre 2008

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