[Vidéo] Mgr. Donald Sanborn : les sacres sans mandat en période d’exception et la participation aux messes « una cum » Vatican 2

Cette conférence en deux parties aborde d’abord la question de la licéité des consécrations épiscopales effectuées sans mandat pontifical en période de persécution, d’isolement inédit ou d’empêchement grave et exceptionnel pour l’Eglise. Il aborde dans un second temps la question de la licéité de l’assistance active à la Messe « una cum » c’est à dire en communion avec la secte moderniste et sa hiérarchie. Mgr Sanborn remonte à chaque fois aux principes directeurs de la question avant de la résoudre logiquement.

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10 réflexions sur “[Vidéo] Mgr. Donald Sanborn : les sacres sans mandat en période d’exception et la participation aux messes « una cum » Vatican 2

  1. Son raisonnement , reposent tout d’abord sur la fausse idée selon laquelle les lois de l’Église n’ont plus de force exécutoire …
    Car selon la loi canonique .La loi qui n’a plus de force exécutoire au for externe doit être déclarée comme telle par le pouvoir juridique ,C’est là sa principale erreur !..
    Car , C’est un dogme catholique que la discipline universelle ne peut être changée que par la même autorité qui l’a établie, c’est-à-dire, par celle de l’Eglise .
    C’est un oracle prononcé par les Conciles de Trente et de Constance (sess. XIII). Habenda est pro lege quam non licet reprobare, aut sine Ecclesiœ auctoritate mutare.
    Mais encore,il fait l’impasse sur le fait que l’ordre des éveques sont institué de droit divin ,ainsi l’institution des éveques rentre dans la constitution divine de l’Eglise.
    Pour le sacre épiscopal, ce qui est de droit divin, c’est que c’est l’autorité ecclésiastique (pas nécessairement directement le Pape lui-même qui a reçu seul le droit divin de d’instituer directement,toutefois le Pontife peu différer la nomination de l’élu en traçant les règles à suivre pour leur élection par une loi ecclésiastique positive aux Métropolitains, au Peuple, ect.. ) qui doit créer un évêque.
    La nomination et l’institution des ministres de la religion n’appartient et ne peut appartenir en propre qu’à l’Église. Comme dans le gouvernement temporel, dit Fleury, le premier acte de juridiction est l’institution des magistrats, des juges et des ministres de la justice ; ainsi l’ordination des évéques et des clercs est le premier acte de juridiction et le plus important du gouvernement de l’Église. La manière de pourvoir aux évêchés, aux cures et autres offices ecclésiastiques, a pu varier et a effectivement varié dans l’Église; mais ce qui n’a jamais varié et ne variera jamais, parce qu’il est dans l’institution divine, c’est le droit de l’Église de régler la forme de la nomination de ses ministres, et de déterminer le mode de l’institution canonique. II en est de ce point de discipline comme de tous les autres : l’Église peut les changer quand elle le juge à propos ; mais ils ne peuvent être changés que par elle, parce que, à elle seule, appartient le droit de se gouverner et de nommer ses ministres. Vous êtes un peuple, dit Bossuet, un État, une société; mais Jésus-Christ, qui est votre roi, ne tient rien de vous, et son autorité vient de plus haut.
    Mais encore, lors de la vacance du saint Siège,on ne peut donc rien innover dans la forme du gouvernement ecclésiastique,ni édicter des lois universelles,ni déroger aux saints canons,ni s’ingérer dans des affaires épineuses,ni conférer des bénéfices,ni modifier des décisions ou des mesures prises antérieurement.

    Pie XII a clairement décrété que lors d’une vacance du Siège,c’est-à-dire lorsqu’il n’y a effectivement plus de Pape « en acte » , le Collège des Cardinaux [encore que, dans votre cas, il n’est pas même question du Collège des cardinaux, mais plutôt de quelques évêques comme Mgr Lefebvre & Thuc (lesquels ne le sont pas pleinement, cf. Manuel de Droit Canon, Évêques Titulaires) qui ne font pas même partie de la hiérarchie de juridiction. !] n’a ni pouvoir ni juridiction qui est du ressort du Pontife Romain de son vivant, telle la nomination, confirmation, et institution des évêques.

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    1. Si l’on tient le constat de la vacance du siège, que ce soit depuis Octobre 1958 ou 1964, il est clair que ces évêques n’ont pu recevoir aucun mandat d’un pape valide et en exercice, puisque de toute évidence, le Vatican est occupé par une secte étrangère. Quoiqu’il en soit, même si la question de la licéité de leur mandat peut être posée, il est incontestable que les évêques sédévacantistes, parce qu’ils professent de façon absolue et rigoureuse toute la doctrine de l’Eglise (d’où leur constat, prévu par la même doctrine, comme nous l’avons vu), ne se placent pas du tout dans une attitude de désobéissance, ni de dilettantisme, encore moins de schismatisme. Aucun de ces évêques ne nie que les lois de l’Eglise n’aient plus de force exécutoire, c’est justement tout le contraire…Si demain, par la volonté de Dieu, la secte moderniste était pulvérisée et qu’un vrai pape serait intronisé (même si dans l’état des choses, chacun se demande comment sortir de la situation), ces évêques se soumettraient complètement à l’avis de ce pape en ce qui concerne la légalité de leur initiative épiscopale pendant une période de vacance de siège prolongée. Et précisément, aucun de ces évêques n’est « conclaviste ». Dans l’évidence de la vacance du siège qui dure depuis 60 ans, période la plus longue de toute l’histoire de l’Eglise, il n’y avait pas d’autre solutions pour préserver le sacerdoce et les sacrements.

      Cela dit, je veux bien consulter la source de Pie XII que vous évoquez.

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      1. De fait et de droit ces évêques sont schismatiques , car l’ordre des évêques est institué de droit divin et on fait de droit divin tout ce qu’on fait en vertu d’un titre que l’on possède de droit divin.En conséquent , vos « évêques » sont formellement schismatiques pour le moins.Mais encore , pourquoi auriez-vous besoin de ne pas passer par Pierre si l’Eglise est telle qu’au temps des apôtres !? Ne devriez-vous pas simplement vous en remettre à la constitution de Pie XII sur la vacance du siège, laquelle stipule qu’aucun pouvoir réservé à la juridiction du Pape (nomination et confirmation des évêques) ne revient même au Collège des Cardinaux pendant la vacance du Saint-Siège sous peine d’être nul.

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  2. A voir la constitution Vacantis Apostolicae Sedis (8 dècembre 1945) Pie XII & DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE. J.-B. JAUGEY – Prêtre ,Docteur en Théologie.Troisième édition , Augmentée d’un supplément. Avec la collaboration d’un grand nombre de savants Catholiques , J-M-A.Vacant,Ch. DE HARLEZ &c.. EDITIONS J. BRIGUET Librairie Delhomme PARIS/LYON.1889. Col .382,a écrit :

    Pendant l’interrègne, le sacré collège n’est pas investi de la juridiction Pontifical,la primauté n’avant pas été promis à un corps moral,mais seulement à Pierre et à ceux à qui sont siège est dévolu après lui. Il ne peut donc rien innover dans la forme du gouvernement ecclésiastique,ni édicter des lois universelles,ni déroger aux saints canons,ni s’ingérer dans des affaires épineuses,ni conférer des bénéfices,ni modifier des décisions ou des mesures prises antérieurement.

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  3. En vérité, je ne sais pas comprendre l’intérêt que certains auteurs peuvent avoir d’obscurcir des principes aussi clairs. Comment des hommes qui se disent catholiques, ont-ils le courage de soutenir que, rigoureusement parlant, l’institution des évêques pourrait ne pas venir exclusivement du Pape ? Qu’ils le veuillent ou non, ils font à coup sûr les affaires de l’hérésie.

    REVUE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIQUES.Fondé sous les auspices de Monseigneur PARISIS et honoré d’un Bref de S. S. PIE IX – 133-137. – Janvier-Mai. 1871 – TROISIÈME SÉRIE –TOME 3ème – ( XXIII DE LA COLLECTION ),PARIS CHEZ M. PUTOIS –CRETTÉ- R.P H. Montrouzier, S. J.p.29

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    1. Les évêques (de moins les sedevacantistes, je ne parle pas des lefebvristes) qui ont procedé à des sacres pendant cette période de vacance ne prétendent en aucune manière que l’institution des évêques pourrait ne pas provenir exclusivement du pape. Mais dans la situation qui est la nôtre depuis 1958, ou 1969, comment ne peut-on pas comprendre que ces éveques en question procèdent ainsi, non par négation de cette vérité, mais par obéissance à l’essence de celle-ci, à la suite du constat clair et irréfutable de la dite situation. Sauf à dire que le sacerdoce et la Sainte Messe auraient du être donc totalement abandonnées , ce qui aurait signifié d’admettre la « fin » de l’Eglise elle-même. Si Dieu voulait la « fin » de Son Eglise, nous l’aurions certainement vu descendre des Cieux pour le Jugement Dernier, par Sa seule volonté. Cela dit, il est clair que le choix d’avoir fait ordonner des évêques et des prêtres pendant la présente vacance, devra être jugé un jour ou l’autre par l’Autorité Suprême.

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      1. Disons , que vous vous m’éprenez et interprétez subjectivement la doctrine catholique en galvaudent la constitution divine de l’Eglise !…

        1) vous confondez L’Épikie & L’Équité , l’un ne vaut que pour le for internet et l’autre relève du pouvoir judiciaire.

        2) La validité du sacerdoce n’est pas « note » visible pour reconnaître la vraie Eglise de Jésus-Christ.

        DICTIONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE.
        Contenant les preuves de la Vérité de la Religion, sous la Direction de A.D’ALES,Professeur a l’institut Catholique de PARIS. ( 1911-1931 ) -Avec la collaboration de grand nombre de Savants Catholiques. Précédée d’une Lettre de Son Em. le Card. GASPARRI, Dal Vaticano, le 10 septembre 1929.Imprimatur Parisiis,11 Januarli 1909, F. Faces,Vic.gen.GABRIEL BEAUCHESNE, ÉDITEUR . A PARIS, RUE de RENNES,117. t.I.col 1283 écrit :

        En parlant d’une Apostolicité de succession,nous ne considérons pas la succession dans le pouvoir d’ordre,mais uniquement dans le gouvernement de l’Église.L’existence ou la validité du pouvoir d’ordre,du sacerdoce,est,en effet,chose essentiellement mystérieuse et invisible.On ne peut jamais être fixé avec certitude,en pareille matière,que par l’autorité,préalablement reconnue,de l’Église enseignante.La succession dans le pouvoir d’ordre n’est donc pas un signe extérieur,une marque distinctive, une “ note “ de la véritable Église.Mais,au contraire,l’Apostolicité de succession dans le gouvernement de l’église possède toutes les conditions requises pour être une “note”aidant à discerner l’Église du Christ.

        3)Si NSJC veut que sa mission constante et immuable puisse subsister en permanence, les lois qu’Il a établie pour cette même mission doivent sûrement encore s’appliquer !?

        4) Les lois universelles (tel les lois canoniques du CIC 1917) sont infaillibles en ce sens que rien ne saurait y être dommageable pour la société chrétienne. Les matérialité , par exemple, n’hésitent pas à affirmer que suivre les lois canoniques sur la doctrine de la juridiction par exemple est desséchant, mauvais pour le salut des âmes, faire preuve de pharisaïsme etc. Ainsi, une loi canonique rappelant un précepte de droit divin causerait universellement la perte de l’Eglise !

        5) Et la nécessité de la mission pour le prédicateur, est-ce une loi établie par NSJC ou les Papes !? Et encore ici, les lois établies par les Papes (Légitimes) sont sujettes à changement de par l’autorité de qui !?

        6) Comment une personne MORALE (c’est-à-dire non pas physique) peut-elle mourir PHYSIQUEMENT !? ( l’église catholique )

        REVUE DES SCIENCES ECCLÉSIASTIQUES.Fondé sous les auspices de Monseigneur PARISIS et honoré d’un Bref de S. S. PIE IX – 133-137. – Janvier-Mai. 1871 – TROISIÈME SÉRIE –TOME 3ème – ( XXIII DE LA COLLECTION ),PARIS CHEZ M. PUTOIS –CRETTÉ- R.P H. Montrouzier, S. J.pp.6-7 a écrit :

        Il nous semble d’une importance majeure, d’établir que jamais et dans aucun cas, il ne saurait exister d’évêques sans l’agrément du Pontife romain. Bien comprise, cette vérité ferme la porte à tous les schismes.

        7) Dans cette organisation,un seul point est de droit divin,parce qu’il a été établi par Jésus-Christ lui-même :c’est que l’Église doit être gouvernée par les évêques,et que ceux-ci doivent être tous sous la dépendance du successeur de saint Pierre,investi de la plénitude de l’autorité juridictionnelle sur toute les Églises.

        R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888,Cap II.Art II. § II.pp.103-104.Chapitre.II.Des pouvoirs de l’Église,§ V.La juridiction de l’Église est organisée hiérarchiquement.p.97

        8) Conclusion : la juridiction Pontifical,la primauté n’avant pas été promis à un corps moral,mais seulement à Pierre et à ceux à qui sont siège est dévolu après lui.

        EXPOSITION DES PRINCIPES DU DROIT CANONIQUE.Par S.Em.Le Card. GOUSSET, 1859.Jacques Lecoffre et Cie, Librairie Éditeur.p.53 a écrit:

        Saint Cyprien avait dit, avant Saint Optât,que Jésus-Christ,voulant constituer son Église,a donné a Pierre les clefs du royaume des cieux,et que c’est de là que d’écoule l’institution des évêques et la forme de l’Église.

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  4. Pour conclure ,vous vous prenez pour ce que vous n’être pas ni de près ni de loin d’ailleurs !?.. (les successeurs des Apôtres légitimes)

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      1. Les vôtres « décrétez » que telle ou telle loi n’a plus de force exécutoire outrepassant ainsi largement les lois d’épikie pour verser en réalité dans l’équité, laquelle est réservée à l’autorité en juridiction. Ainsi,le nouveau mode de pourvoir aux offices pastoraux n’ait donc pas Apostolique , il n’émane pas de l’autorité Apostolique qui seule peut le régler : il est donc nul et ne peut produire aucun effet. Les « ministres » pourvus en cette forme ne sont donc pas de vrais ministres, ils sont donc manifestement dans le schisme formellement et publiquement.

        Abbé G.-F. Monnier – Le Grand Don de Dieu à la terre, ou Cours complet de Religion comprenant le dogme, la morale, les sacrements et la liturgie, ouvrage servant de développement à l’Atlas catholique (Lyon, Girard et Josserand, 1861),APPROBATION DE L’ORDINAIRE, + L.-J.-M. Cardinal DE BONALD, Archevêque de Lyon 1861 & APPROBATION DE Mgr L’ÉVÊQUE D’AUTUN 1861. Tome I, pp.439,440 a écrit :

        Donc toute société chrétienne qui n’a pas pour fondateur ou un apôtre ou un évêque successeur légitime des apôtres, ou qui n’est pas gouvernée par un pasteur qui soit lui-même successeur légitime des apôtres et en communion avec le successeur légitime de Pierre, ou qui a changé la doctrine qu’elle avait reçue des apôtres, n’est pas et ne peut pas être la véritable Eglise de Jésus-Christ, parce qu’elle n’est pas apostolique, ou dans sa fondation, ou dans sa doctrine, ou dans son gouvernement.Ainsi , unité, sainteté, catholicité, apostolicité, tels sont les quatre marques, les quatre caractères de la véritable Eglise, qui la distingueront toujours des Eglises fausses et contrefaites. Il ne suffit pas d’avoir une ou deux de ces notes, il faut les réunir toutes, et la privation d’une seule emporte avec elle la fausseté et l’illégitimité de la société chrétienne qui en est dépourvue. Admirons ici la providence de Jésus-Christ sur son œuvre par excellence.

        Et je crois que l’explication du problème n’est pas vraiment l’ignorance, la crise de l’Église (du type Église en désordre) ou autre chose, mais plutôt le fait que nous n’avons tout simplement pas affaire à des catholiques …

        En vos église, nul besoin de juridiction, nul besoin de mission canonique, nul besoin de Code, pas de sentence portée d’avance sans intervention du juge, (Latae sententiae )., plus besoin de l’autorité Apostolique pour créer des évêques licites, nul besoin de lois ecclésiastiques, le simple prêtre sans mission ni juridiction à un champ d’action identique à celui d’un cardinal partout sur la planète.Plus besoin de la Constitution Divine de l’église. En leur église, on surenchère sur les intentions des élus de conclave faits par des électeurs materialiter, on enseigne et on croit en une doctrine sur la pape materialiter, les uns enseignent quelque chose, les autres autre chose, les uns s’autoproclament ministres de l’Église et décident d’ouvrir sa propre boutique sur le coin de n’importe quelle rue, les autres décident de faire de même mais sur l’autre coin de rue en face. On traite de la théologie comme bon nous semble et on l’oppose au besoin contre un Code dont finalement nous n’avons rien à faire. On se sent l’autorité pour décréter nulles les lois portées par les Souverains Pontifes.

        Franchement, ce n’est pas l’Église, mais une vulgaire imitation sacrilège … >>

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